Kye-Ossi, Cameroun – Depuis le 22 avril 2025, des centaines de Camerounais sont expulsés manu militari de Guinée équatoriale. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des files de compatriotes rassemblés en urgence, sous la surveillance des forces de sécurité équato-guinéennes, avant d’être acheminés vers la localité frontalière de Kye-Ossi, dans la région du Sud.
Un appel à l’aide lancé vers Yaoundé
Les victimes, souvent dépouillées de leurs biens, interpellent le gouvernement camerounais pour une intervention urgente. Selon plusieurs témoignages, de nouvelles vagues d’expulsions sont prévues dans les prochains jours. Cette décision des autorités de Malabo fait suite à une violente altercation entre commerçants camerounais et locaux dans un marché de Bata, la capitale économique du pays.
Si les circonstances exactes de l’incident restent floues, la dispute aurait dégénéré en affrontements, provoquant une réaction brutale des populations et des autorités équato-guinéennes. Une situation qui n’est pas nouvelle : les expulsions de Camerounais, souvent accusés de vivre dans l’illégalité, alimentent régulièrement les tensions entre les deux pays.
Yaoundé exige le respect des accords régionaux
Face à cette nouvelle crise, le Cameroun a réagi fermement. le ministre des Relations extérieures, sur instructions du chef de l’État, a convoqué vendredi dernier l’ambassadeur de Guinée équatoriale à Yaoundé. Le gouvernement camerounais exige le respect des conventions de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), qui garantissent en principe la libre circulation des personnes dans la sous-région.
Cette convocation s’apparente à une protestation officielle contre Malabo. En 2022, face à des expulsions massives, Yaoundé avait déjà débloqué 125 millions de FCFA pour rapatrier 630 ressortissants.
Des relations diplomatiques sous tension
Cette crise s’inscrit dans un contexte de fragilité persistante entre les deux voisins. En 2024, un incident similaire avait déjà mis en lumière les difficultés d’application des accords de libre circulation dans l’espace CEMAC. Malgré les déclarations d’amitié, la Guinée équatoriale impose régulièrement des restrictions aux Camerounais, soumis à des contrôles stricts et des refoulements arbitraires.
Lors des récentes consultations, l’ambassadeur équato-guinéen a exprimé des regrets et promis de transmettre les préoccupations du Cameroun à son gouvernement. Reste à savoir si cette démarche apaisera les esprits, alors que des centaines de compatriotes se retrouvent aujourd’hui sans abri ni ressources à la frontière.
Affaire à suivre.
New Wave of Cameroonian Expulsions from Equatorial Guinea: Yaoundé Takes a Stand
Hundreds deported amid recurring diplomatic tensions between the two neighboring countries
Kye-Ossi, Cameroon – Since April 22, 2025, hundreds of Cameroonians have been forcibly expelled from Equatorial Guinea. Viral videos show long lines of distressed nationals being rounded up under the watch of Equatoguinean security forces before being transported to the border town of Kye-Ossi in Cameroon’s South Region.
A Cry for Help to Yaoundé
The victims, many of whom were stripped of their belongings, are calling on the Cameroonian government for urgent intervention. Reports indicate that more waves of expulsions are expected in the coming days. The move by Malabo’s authorities follows a violent clash between Cameroonian traders and locals in a market in Bata, the country’s economic capital.
While the exact circumstances of the incident remain unclear, the dispute reportedly escalated into physical confrontations, triggering a harsh crackdown by both civilians and security forces. This is not an isolated case—Cameroonians, often accused of illegal residency, face recurrent mass deportations, further straining relations between the two nations.
Cameroon Demands Compliance with Regional Agreements
In response to the crisis, Cameroon has taken a firm stance. According to the newspaper Mutations, the Minister of External Relations, acting on President Paul Biya’s instructions, summoned Equatorial Guinea’s ambassador last Friday. The Cameroonian government insists on adherence to the Central African Economic and Monetary Community (CEMAC) agreements, which guarantee free movement within the region.
Emergence interprets this diplomatic move as an official protest against Malabo. In 2022, following similar mass deportations, Cameroon allocated 125 million CFA francs to repatriate 630 of its citizens.
A History of Diplomatic Tensions
This latest crisis highlights the fragile relations between the two neighbors. A similar incident in 2024 exposed the challenges of enforcing free movement protocols within CEMAC. Despite public assurances of friendship, Equatorial Guinea maintains strict entry and residency restrictions for Cameroonians, leading to arbitrary detentions and deportations.
During recent consultations, the Equatoguinean ambassador expressed regret and pledged to relay Cameroon’s concerns to his government. However, the question remains whether this will ease tensions, as hundreds of deportees now find themselves stranded at the border with no shelter or means of survival.
To be continued…
Ange NGO