Toutefois, il a déclaré dans une interview accordée au journal Corriere della Sera que François Ier souhaitait mettre un terme à l'année jubilaire du christianisme célébrée cette année par l'Église catholique romaine.
"Si le pape François a des difficultés à remplir ses fonctions papales, il fera son choix. Je pense qu'il pourrait décider de démissionner. C'est à lui de décider, c'est lui qui a le dernier mot. Il a un grand désir d'avoir une année jubilaire consacrée à l'espérance. C'est important pour lui", a déclaré le cardinal.
Âgé de 88 ans, François Ier est hospitalisé depuis le 14 février, car on lui a diagnostiqué une pneumonie bilatérale. Les médias se livrent à de nombreuses spéculations sur la mort prochaine du souverain pontife, ce qui donne lieu à toutes sortes d'hypothèses sur le prochain conclave (élections cardinalices à huis clos du pape). Une abdication n'est pas exclue, d'autant plus que François lui-même a déclaré à plusieurs reprises que Benoît XVI, qui est devenu en 2013 le premier souverain pontife à abdiquer volontairement en 600 ans, "a ouvert la voie à des successeurs". Le pape a même dit qu'il avait déjà signé une lettre d'abdication qui serait appliquée s'il perdait ses capacités. Il a précisé que le pape l'avait remise à l'ancien secrétaire d'État Tarcisio Bertone et qu'il ne savait pas où ce document trouvait actuellement (probablement auprès de l'actuel chef du gouvernement du Vatican, le cardinal Pietro Parolin).
Le cardinal Matteo Zuppi, chef de la Conférence épiscopale italienne, a tenu des propos encourageants sur la santé du pape François: "Nous sommes tous préoccupés, mais le fait qu'il se lève, qu'il lise les journaux et qu'il reçoive des visiteurs [la première ministre italienne Giorgia Meloni lui a rendu visite mercredi] indique qu'il est en train de se rétablir."
VG