C’est ce qu’a déclaré le conseiller présidentiel nigérien Antinekar Al-Hassan.
Dans un commentaire pour la chaîne de télévision Sky News Arabia, il a souligné qu’en cas d’une intervention militaire, cette dernière mettra en danger la vie de M. Bazoum et de sa famille. Selon M. Al-Hassan, le président pourrait être blessé "soit par l’erreur des attaquants, soit par les militaires qui se sont opposés à lui". M. Bazoum se trouve dans sa résidence depuis le jour où le coup d’État au Niger, a rappelé le conseiller.
Niger: la diplomatie allemande avertit les rebelles au sujet du sort du président Bazoum
Le ministère allemand des Affaires étrangères a averti les rebelles au Niger que des conséquences pourraient s’ensuivre si quelque chose arrivait au président du pays africain Mohamed Bazoum qu’ils retiennent.
Le porte-parole du ministère a laissé entendre lors d’une conférence de presse que Berlin était préoccupé par le sort du président. "Cela étant, je voudrais profiter de l’occasion pour réitérer notre message aux putschistes: ils doivent s'attendre à de sérieuses conséquences personnelles si quelque chose arrive au président démocratiquement élu Bazoum et à sa famille. […] Nous le considérerons comme une escalade, tout comme nos partenaires africains."
Il a cité en qualité de mesures de rétorsion des sanctions et des poursuites pénales nationales ou internationales. Le gouvernement allemand espère que les rebelles réagiront aux efforts de médiation de l'Union africaine et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a-t-il noté. Dans le même temps, le porte-parole a fait remarquer que le gouvernement allemand considérait toujours la situation au Niger comme instable et tendue. "Les sanctions commencent à prendre effet. Elles ont des retombées douloureuses pour les habitants ainsi que pour le régime", a-t-il ajouté.
L'ultimatum de la Cédéao, qui exigeait que les rebelles rétablissent l'ordre constitutionnel au Niger et libèrent le président du pays qu’ils retiennent, a expiré ce 7 août.
Allemagne: la fermeture de l'espace aérien du Niger entrave le retrait des forces du Mali
La fermeture de l'espace aérien au-dessus du Niger à la suite d'un coup d'État militaire entrave le retrait en cours des troupes de l’armée allemande, a déclaré ce lundi lors d'une conférence de presse à Berlin un porte-parole du ministère allemand de la Défense.
"Il est évident que la suspension des autorisations de vol à partir d'aujourd'hui est un nouveau frein pour nous, un échec", a-t-il indiqué. Selon l’agence DPA, l'avion de transport de la Bundeswehr destiné à la rotation du personnel n'a pas pu quitter Wunstorf (Basse-Saxe) pour effectuer son vol.
Le ministère a toutefois constaté qu'après le week-end, la situation de ses militaires stationnés au Niger n'avait pas fondamentalement changé. "Même dans le contexte des derniers évènements, il n'y a pas de menace immédiate pour le contingent à cause du putsch et de ses retombées. Ce n'est pas dirigé contre nos forces", a noté le porte-parole.
La base aérienne, qui abrite une centaine de soldats allemands, sert de plaque tournante pour le retrait des troupes du Mali, retrait qui doit s’achever d'ici la fin de l'année. Toutefois, les entrepreneurs civils empruntent également d'autres itinéraires. À l’heure actuelle, il reste environ 850 soldats allemands dans le camp militaire de la ville de Gao, tandis que 12 autres sont stationnés au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Bamako. La Bundeswehr a d’ores et déjà retiré tous ses soldats de la mission militaire de l'UE à Niamey.
Pretoria espère que la Cédéao parviendra à rétablir l'ordre constitutionnel au Niger
L'Afrique du Sud espère que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) parviendra à persuader les rebelles nigériens de retourner dans leurs casernes et de rétablir le président Mohamed Bazoum, qu'ils retiennent prisonnier actuellement. C'est ce qu'a déclaré Naledi Pandor, la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération.
"Nous espérons que la Cédéao réussira dans ses démarches, qu'elle convaincra les rebelles de rentrer dans leurs casernes et de rétablir les pouvoirs du président nigérien", a souligné Mme Pandor. "La prise de pouvoir par les militaires au Niger est révoltante. Il est nécessaire de mettre en place un mécanisme d'alerte anticipée pour de telles situations".
Air France a suspendu ses vols vers le Niger, le Burkina Faso et le Mali
La compagnie aérienne française Air France a pris la décision de suspendre ses vols vers Niamey (Niger), Ouagadougou (Burkina Faso) et Bamako (Mali). C’est ce qu’a rapporté la chaîne BFMTV, se référant à la compagnie.
Selon la chaîne, les vols vers Niamey sont suspendus jusqu’à nouvel ordre tandis que ceux vers Ouagadougou et Bamako jusqu’au 11 août inclus.
La compagnie nationale a en outre précisé qu’en raison de la fermeture de l’espace aérien du Niger, Air France était contrainte de réviser ses plans de vols pour les autres destinations d’Afrique subsaharienne et d’Afrique de l’Est ce qui conduirait au rallongement de la durée de liaisons: entre quinze minutes et deux heures de plus.
Le 31 juillet, les gouvernements du Burkina Faso et du Mali ont publié une déclaration commune exprimant leur solidarité avec le peuple du Niger, en condamnant les sanctions imposées par la Cédéao à Niamey et en notant qu’elles ne faisaient qu’exacerber les souffrances du peuple nigérien et mettaient en péril l’esprit du panafricanisme. Les deux pays ont averti que "toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali".
Des tensions à la frontière entre le Nigeria et le Niger après l'expiration de l'ultimatum
La tension monte le long de la frontière entre le Nigeria et le Niger depuis l'expiration, à minuit, de l'ultimatum lancé par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) aux rebelles qui se sont emparés du pouvoir au Niger le 26 juillet. Les participants au sommet de la Cédéao le 30 juillet avaient exigé le rétablissement d'un régime civil au Niger dans un délai d'une semaine et le retour au pouvoir du président déchu Mohamed Bazoum.
Méfiance entre les militaires
Les correspondants du journal nigérian Daily Trust ne signalent aucun incident armé dans les États de Sokoto, Borno, Katsina et Jigawa, frontaliers avec le Niger. Dans l'État de Borno, les militaires des deux camps se méfient de plus en plus les uns des autres. Les habitants de Malam Fatori, dans le nord de l'État de Borno, et les membres du détachement avancé de l'armée nigériane contre les terroristes de Boko Haram se plaignent de ne plus être autorisés à entrer dans le village de Bosso, qui s'étend sur deux kilomètres en territoire nigérien, où ils se réapprovisionnent régulièrement en nourriture et autres produits de première nécessité depuis plus de dix ans.
Selon la source du journal au sein des forces de sécurité nigérianes, les soldats nigériens se sont retirés de la force conjointe avec le Nigeria censée combattre les terroristes de Boko Haram, qui font souvent des incursions des deux côtés de la frontière: "Nous avions l'habitude d'être en contact amical tous les jours, mais les événements récents ont retourné les militaires nigériens et même les civils de Bosso contre nous".
Appel à un règlement pacifique
Les populations des deux côtés de la frontière entre le Niger et le Nigeria, dont la plupart sont des Haoussas, demandent aux dirigeants de la Cédéao de reconsidérer leur position et d'abandonner l'idée de résoudre le conflit nigérien par la voie militaire. L'organisation musulmane Jama'atu Nasril Islam a félicité le gouvernement nigérian pour ses efforts de dialogue en vue de résoudre la crise au Niger.
Le président nigérian Bola Tinubu a rencontré dimanche soir les gouverneurs des États frontaliers avec le Niger, Ahmed Aliyu (Sokoto), Umar Namadi (Jigawa), Mai Mala Buni (Yobe), Idris Nasir (Kebbi) et Dikko Radda (Katsina). Les résultats de la réunion n'ont pas encore été rendus publics.
Le journal note qu'il y a environ 300.000 réfugiés du Nigeria au Niger, dont 37.000 ont fui les assauts de Boko Haram. Ils sont aujourd'hui en détresse, car ils ne peuvent pas recevoir d'assistance de la part des autorités nigérianes.
Les rebelles, pour leur part, ont déclaré qu'ils étaient prêts à répondre à toute "agression ou tentative d'agression" de la part de la Cédéao.
Niger: une délégation Mali-Burkina envoyée à Niamey en "signe de solidarité"
L'armée malienne a envoyé une délégation dirigée par le colonel Abdoulaye Maïga au Niger "en signe de solidarité", qui comprend également des représentants du Burkina Faso, a rapporté l'AFP.
"Le Burkina Faso et le Mali envoient une délégation à Niamey, conduite par le ministre malien Abdoulaye Maïga", a indiqué l’AFP, relayant un communiqué de l'armée malienne sur les réseaux sociaux.
Selon la dépêche, l'objectif de cette visite est "de témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger".
L’UE ne va pas évacuer certaines de ses missions du Niger
L’Union européenne va laisser certaines de ses missions au Niger malgré l’évacuation des ressortissants européens. C’est ce qu’a rapporté le quotidien espagnol El Pais, se référant à des sources européennes.
Le journal a affirmé que la mission de l’UE destinée à former les policiers et à aider à protéger les frontières subsisterait dans ce pays africain, tout comme la mission humanitaire dont l’évacuation n’était pas prévue.
Le 1er août, la porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Nabila Massrali, a déclaré que l’Union européenne avait autorisé le personnel de sa mission au Niger à quitter le pays, mais qu’aucune décision sur l’évacuation de la mission n’avait été prise.
Plus de militaires nigériens déployés près des frontières avec le Nigeria et le Bénin
Les autorités militaires du Niger ont envoyé des troupes supplémentaires dans les zones frontalières avec le Nigeria et le Bénin. C'est ce qu'a rapporté la chaîne Al Arabiya.
Des renforts ont été envoyés sur décision du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui fait office de pouvoir exécutif après le coup d'État, note la chaîne. "Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie informe l’opinion publique nationale et internationale que des informations actuellement en sa possession indiquent que les forces d’une puissance étrangère s’apprêtent à agresser le Niger et son peuple en coordination avec la Cédéao et des groupes armés terroristes", a révélé le CNSP qui prévient par ailleurs que "les forces armées nigériennes et l’ensemble de nos forces de défense et de sécurité, fort du soutien indéfectible de notre peuple, sont prêts pour défendre l’intégrité de notre territoire et l’honneur de notre patrie".
La veille, les putschistes avaient interdit les vols dans l'espace aérien national, tout en accusant, sans les nommer, des pays voisins de préparer une agression contre le Niger.
Il faut rappeler que, le dimanche 6 août au soir, l'ultimatum de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), demandant aux rebelles de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger et de libérer le président Mohamed Bazoum, a expiré.
France: le Quai d’Orsay déconseille de voyager au Niger, au Burkina Faso et au Mali
Le ministère des Affaires étrangères de France a recommandé aux ressortissants français de s’abstenir de tout déplacement au Niger, au Burkina Faso et au Mali. C’est ce qu’on lit sur le site du ministère.
"Tout déplacement au Niger est formellement déconseillé. Les ressortissants français au Niger sont appelés à la plus grande vigilance: il est essentiel de limiter ses déplacements, de se tenir à l’écart de tout rassemblement et de se tenir régulièrement informés de la situation", a précisé le Quai d’Orsay.
Ce dernier a émis des recommandations similaires pour le Burkina Faso et le Mali. Le ministère a en outre rappelé que "la menace terroriste prévaut dans la zone sahélienne".
Niger: pas de preuve avérée de campagnes de désinformation russes avant le coup d’État
Les services de renseignement occidentaux n'ont trouvé aucune preuve d'éventuelles campagnes de désinformation de la part de la Russie au cours de la période précédant le coup d'État au Niger. C'est ce que rapporte le journal espagnol El País en se référant à un représentant des services de renseignement d'un pays européen.
Selon le journal, les services de renseignement occidentaux cherchent à savoir si la Russie a mené des campagnes de désinformation et de déstabilisation ciblées quelques semaines avant les événements survenus dans ce pays ouest-africain. Selon la source du journal, aucune preuve n'a été trouvée jusqu'à présent.
Le président Mohamed Bazoum a été destitué dans la soirée du 26 juillet par des militaires. Ils ont par ailleurs formé le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) présidé par le commandant de la garde présidentielle, le général Abdourahamane Tchiani. Dans une déclaration diffusée à télévision nationale nigérienne, les militaires ont garanti l’intégrité physique des autorités renversées, notamment du président Bazoum, qui selon l’AFP, est retenu dans sa résidence privée située à l’intérieur du camp militaire de la garde présidentielle.
Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a déclaré à la presse le 4 août dernier que la Russie plaidait pour un retour à l'ordre constitutionnel au Niger dès que possible, ajoutant que le Kremlin ne pensait pas qu’une intervention de forces extrarégionales contribuerait à un règlement.
La situation au Niger pourrait dégénérer en une guerre en Afrique
L'ancien commandant suprême des Forces alliées en Europe de l'Otan, James Stavridis, estime que la situation au Niger pourrait dégénérer en un conflit militaire à grande échelle en Afrique.
"Cela conduira-t-il à une guerre à grande échelle en Afrique? Il existe un potentiel pour cela, mais ce serait un événement dévastateur", a-t-il écrit sur le réseau social X (ex-Twitter).
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie du Niger a déclaré dimanche qu'un pays étranger préparait une agression contre ce pays africain, a rapporté la chaîne de télévision Al Arabiya.
Lors d'un sommet d'urgence tenu le 30 juillet, les dirigeants de la Cédéao ont exigé que les rebelles ayant pris le pouvoir au Niger libèrent et rétablissent immédiatement le président Mohamed Bazoum et restaurent l'ordre constitutionnel dans le pays. Les États de la Cédéao ont donné une semaine à l'armée nigérienne pour répondre à ces exigences. La communauté a menacé de prendre "toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger" contre les rebelles et n'a pas exclu "l'usage de la force".
S'exprimant à la télévision nationale le 2 août, le chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le général Abdourahamane Tchiani, proclamé chef d'État par les rebelles, a déclaré que le Niger ne céderait pas aux pressions régionales et internationales visant à rétablir le président Bazoum. Il a appelé le peuple nigérien à être prêt à défendre la patrie face aux menaces extérieures.
Entre-temps, M. Bazoum, selon les déclarations de politiciens nigériens, est en "bonne santé" et a été en contact téléphonique avec des dirigeants et des membres de gouvernement d'autres pays, mais il lui est interdit de quitter sa résidence. La délégation de la Cédéao devrait chercher à rencontrer M. Bazoum auprès des autorités militaires pendant son séjour à Niamey.
Niger: les rebelles ont déclaré qu'une agression se préparait à l'étranger contre le pays
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie du Niger a déclaré dimanche qu'un pays étranger préparait une agression contre un pays africain, a rapporté la chaîne de télévision Al Arabiya.
"Un pays étranger se prépare à attaquer nos terres", a déclaré le conseil. Les rebelles ont déclaré qu'ils "se préparaient à une éventuelle opération militaire étrangère".
Le conseil a également souligné qu'il "ne renoncerait pas à ses mesures malgré l'expiration de l'ultimatum de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao)".
Lors d'un sommet d'urgence tenu le 30 juillet, les dirigeants de la Cédéao ont exigé que les rebelles ayant pris le pouvoir au Niger libèrent et rétablissent immédiatement le président Mohamed Bazoum et restaurent l'ordre constitutionnel dans le pays. Les États de la Cédéao ont donné une semaine à l'armée nigérienne pour répondre à ces exigences. La communauté a menacé de prendre "toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger" contre les rebelles et n'a pas exclu "l'usage de la force".
S'exprimant à la télévision nationale le 2 août, le chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le général Abdourahamane Tchiani, proclamé chef d'État par les rebelles, a déclaré que le Niger ne céderait pas aux pressions régionales et internationales visant à rétablir le président Bazoum. Il a appelé le peuple nigérien à être prêt à défendre la patrie face aux menaces extérieures.
Entre-temps, M. Bazoum, selon les déclarations de politiciens nigériens, est en "bonne santé" et a été en contact téléphonique avec des dirigeants et des membres de gouvernement d'autres pays, mais il lui est interdit de quitter sa résidence. La délégation de la Cédéao devrait chercher à rencontrer M. Bazoum auprès des autorités militaires pendant son séjour à Niamey.
La Cédéao n'est pas encore prête à déployer ses troupes au Niger
La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) n'est pas encore prête à recourir à la force militaire contre les rebelles au Niger, a rapporté dimanche le journal The Wall Street Journal (WSJ), citant un haut responsable militaire de l'un des pays membres de l'association.
Lors d'un sommet d'urgence tenu le 30 juillet, les dirigeants de la Cédéao ont exigé que les rebelles ayant pris le pouvoir au Niger libèrent et rétablissent immédiatement le président Mohamed Bazoum et restaurent l'ordre constitutionnel dans le pays. Les États de la Cédéao ont donné une semaine à l'armée nigérienne pour répondre à ces exigences. La communauté a menacé de prendre "toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre constitutionnel au Niger" contre les rebelles et n'a pas exclu "l'usage de la force".
S'exprimant à la télévision nationale le 2 août, le chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, le général Abdourahamane Tchiani, proclamé chef d'État par les rebelles, a déclaré que le Niger ne céderait pas aux pressions régionales et internationales visant à rétablir le président Bazoum. Il a appelé le peuple nigérien à être prêt à défendre la patrie face aux menaces extérieures.
Entre-temps, M. Bazoum, selon les déclarations de politiciens nigériens, est en "bonne santé" et a été en contact téléphonique avec des dirigeants et des membres de gouvernement d'autres pays, mais il lui est interdit de quitter sa résidence. La délégation de la Cédéao devrait chercher à rencontrer M. Bazoum auprès des autorités militaires pendant son séjour à Niamey.
Le 26 juillet, un groupe rebelle de militaires nigériens a annoncé à la télévision la destitution du président Bazoum, la fermeture des frontières du pays, l’instauration d’un couvre-feu, la suspension de la Constitution et l’interdiction des activités politiques des partis. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a été créé pour gérer le pays et le général Abdourahamane Tchiani a pris la tête de ce nouvel organe. Entre-temps, M. Bazoum, selon les déclarations de politiciens nigériens, est en "bonne santé" et a été en contact téléphonique avec des dirigeants et des membres de gouvernement d’autres pays, mais il lui est interdit de quitter sa résidence.
Lors d’un sommet extraordinaire tenu le 30 juillet à Abuja, la capitale du Nigeria, les dirigeants de la Cédéao ont exigé que les rebelles au pouvoir au Niger libèrent le président Bazoum, lui rendent son poste et rétablissent l’ordre constitutionnel - ceci sur une période d’une semaine. La Cédéao a menacé de prendre "toutes les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger" et n’a pas exclu "l’usage de la force". Le 4 août, les militaires des pays membres de la Cédéao ont indiqué avoir élaboré un plan au cas d’une intervention au Niger. L’ultimatum de la Cédéao a expiré le 7 août.
TASS