La scène se déroule se mercredi 6 octobre dans la municipalité de Loum.
Des motos confisqués par les agents municipaux pour défaut de paiement de l'impôt libératoire ont été récupéré de force par leurs propriétaires accompagnés de leurs camarades.
Pour des raisons budgétaires, la commune avait fait passer l'impôt libératoire de 11 000 Fcfa à 17 000 Fcfa, pour les conducteurs de motos.
Un augmentation de 6 000 Fcfa qui n'est pas du goût des conducteurs de motos qui ont refusé de payer.
Les agents municipaux vont donc mettre sur pieds un stratagème pour faire payer les récalcitrants. Ils vont expressément ignorer les mototaximen agglutinés dans les carrefours pour s'en prendre à ceux isolés à certains endroits dont les motos seront saisis et acheminés à la mairie.
Ceux-ci vont donner l'alerte à leurs camarades qui vont se regrouper et s'acheminer à la mairie.
Sur les lieux, vu la meute en furie en face d'eux, les agents municipaux vont s'enfermer dans les bureaux. Les rares gendarmes présents sur les lieux en sous effectif vont laisser faire.
Les conducteurs de motos vont récupérer toutes les motos saisies par la mairie et quitter les lieux devant les autorités impuissantes.
L'on comprend pourquoi cette catégorie de travailleurs a toujours été chouchouté, corrompu à cout de centaines de millions et don de motos par le pouvoir en place, chaque fois qu'une manifestation de l'opposition est programmée.
Leur nombre en millions à travers le pays, traduit aussi un échec de la politique de l'emploi jeune par le gouvernement. Ce l'on a vu aujourd'hui à Loum, montre clairement que les "Benskineurs" sont une bombe à retardement dans ce pays.
Lucien ABEMBE (Stagiaire)
Une centaine de conducteurs de motos dicte leur loi à Loum
Ils ont investi ce matin la mairie de Loum dans le département du Moungo région du Littoral du Cameroun pour récupérer leurs motos confisqués, a appris cameroun24.
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