Cameroun : 50 milliards de chiffre d?affaires pour le marché du livre scolaire

Cameroun : 50 milliards de chiffre d?affaires pour le marché du livre scolaire

Le marché du livre au Cameroun pour l?année scolaire 2017/2018 devrait, en dépit de la décision du gouvernement le réduire le nombre d?ouvrages inscrits aux différents programmes, tourner autour d?un chiffre d?affaires de 50 milliards de FCFA, indique le ministère du Commerce.

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Ce marché est archi-dominé par les éditeurs européens, notamment les Français, à l’image de Larousse, Robert, Nathan et Edicef, qui monopolisent plus de 70 % des manuels scolaires inscrits au programme.



Le principal distributeur de livres, soit la Messagerie de presse (MESSAPRESSE), une société de droits français qui s’occupe également de la distribution des journaux et des livres non scolaires, réalise plus de 80 % de son chiffre d’affaires sur la vente des livres scolaires.



Les éditeurs locaux, en l’occurrence la Société de presse et d’édition du Cameroun (SOPECAM), le Centre d’édition et de production pour la recherche (CEPER), les éditions Clé et les autres se contentent de la portion congrue, à peine 5% du marché. Les autres parts, estimés à un peu plus de 25 % sont détenus par des éditeurs anglo-saxons qui alimentent majoritairement le sous-secteur anglophone.



Pour l’année scolaire 2017/2018 dont la rentrée est prévue lundi sur toute l’étendue du territoire nationale, 745 livres qui ont homologués.



Dans le détail, 73 manuels sont inscrits au niveau de l’enseignement maternel, 261 pour l’enseignement primaire, 160 pour l’enseignement secondaire technique et 232 livres pour l’enseignement secondaire général. On est loin de l’application des arrêtés du Premier ministre de 2002 et 2016 fixant le nombre et par niveau d’enseignement.



Selon des statistiques disponibles aux éditions Clé à Yaoundé, la part des éditeurs locaux dans la production des manuels scolaires au programme au Cameroun baisse d'année en année. De 22,7% en 1994-1995, elle est passée à 15% en 1997-1998, puis à 12,7% en 2004-2005 pour pointer autour de 5 % en 2015/2016.



Comme les années précédentes, les enjeux financiers sont énormes, puisque ce sont près de 6 millions de jeunes qui sont concernés par la rentrée scolaire 2017/2018 au Cameroun.

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