Tour à tour le ministre des arts et de la culture a été l’hôte du département du Dja et Lobo où il a rencontré les figures marquantes de l’histoire du pays à l’instar du patriarche Guillaume Oyono Mbia, et d’autres fils de la région.
Ceux –là qui ont écrit, contribué au rayonnement de la littérature Camerounaise et donné au pays tout entier ce qui est devenu l’hymne national. Narcisse Mouelle Kombi en a visité le chantier de la maison de la culture de Meyomessala en arrêt depuis plusieurs années, et dont la reprise des travaux est annoncée.
De même du côté de Foulassi, berceau de l’hymne national du Cameroun, et dont le temple de culte est en dégradation réelle.
Situation idem avec la maison de la culture de Ngoazip dans l’arrondissement de Biwong Bane dont les travaux ont débuté depuis l’époque de Ferdinand Léopold Oyono, aujourd’hui abandonnée dans la broussaille.
Une descente s’en est suivie à Zoétélé, puis à Ngoulemakong pour marquer son entrée dans le département de la Mvila. Le patron des arts et de la culture a tenu une réunion avec les chefs traditionnels de la Mvila à Nkolandom ou ceux-ci ont émis le vœu au chef du département des arts et de la culture, d’être impliqués dans les opérations du recensement du patrimoine immatériel.

De voir reconstruite la case à palabre « l’Abba Minkukuma », là où Paul Biya a été fait Nnom Ngui, qui aujourd’hui n’est que l’ombre de ce lieu, dévasté par les intempéries. Où il ne reste qu’une grosse broussaille qui a eu le toilettage grâce à l’arrivée du Minac en ce lieu.
Les chefs veulent également voir être financé les musées des villages et aussi avoir une fête dédiée à l’ensemble de la région du Sud du genre Ngôndo chez les Sawa, ou Mbog Lihah chez les Bassa ou alors le Ngôn chez les Bamoun et bien d’autres.
A Nkolandom, le Minac a visité le musée d’art nègre une œuvre du fils de ce coin, Jacques Fame Ndongo chef traditionnel de cette « ville » en pleine forêt équatoriale. Il en a profité de l’occasion pour inviter les Camerounais à découvrir le coin dans toute sa splendeur.
Car, il est question à travers cette œuvre de conserver, de faire la promotion, de préserver et de la valoriser le patrimoine culturel non seulement de l’ère Fang Béti, mais du Cameroun tout entier.

Ce qui pour Marcelline Nnomo Zang enseignante de littérature et civilisations africaines à l’université de Yaoundé I, est une vitrine du Sud forestier, un fruit des actions stratégiques, un témoin du génie de l’humanité, un lieu d’expression de la culture pure.
Parmi les autres sites touristiques de la ville d’Ebolowa, la stèle de Martin Paul Samba a été visitée.
D’après les historiens, il a été fusillé par les colons en août 1914 près du carrefour qui porte son nom à Ebolowa. La prison centrale d’Ebolowa, ce lieu d’incarcération construite vers les années 40 par les colons, et le lieu baptisé depuis janvier 2011 Square Paul Biya ont reçus la visite du patron des arts et de la culture.
En compagnie de ses proches collaborateurs, chacun dans un domaine spécifique, il a été question de voir quelle valeur à ajouter pour que l’ensemble des doléances recueillies puissent trouver solution.
La culture étant tout ce qui reste lorsqu’on a tout oublié, et qu’un peuple sans culture est un peuple sans histoire, le Cameroun étant en passe de restaurer son histoire qui jadis est restée orale. Ainsi, le patron des arts et de la culture a contemplé volontiers le temple d’Elat, berceau du protestantisme au Cameroun dont la station a été créée en 1893 par la mission protestante Américaine.
Aujoud’hui, cette œuvre est pleine de symboles pour les générations futures. La restauration de cette œuvre qui fait la joie de la ville d’Ebolowa, et du Cameroun tout entier selon l’ancien de l’église Jean Jacques Zam, dépasse la simple volonté des fidèles.
D’où cette main tendue aux bonnes volontés et au Minac afin que ce lieu plein d’histoire soit réhabilité. C’est par la visite de la délégation régionale du Minac que le Narcisse Mouelle Kombi a mis un terme à sa visite de travail dans la région du Sud. Maintenant que les problèmes sont connus du chef du département ministériel, l’urgent est à la restauration de ces sites.
En son honneur, les artistes musiciens de la région du Sud l’on offert une soirée de Gala au centre touristique de Nkolandom.