Pour Gaspard Nyam délégué régional des affaires sociales, les personnes handicapées doivent tenir compte qu’elles sont d’abord des ressources, qu’il faut tenir en compte pour avancer dans la construction du pays. A cet effet, elles doivent s’informer, connaitre leurs droits afin de mieux les défendre. D’où le thème de cette célébration à savoir « problématique de l’inclusion, accessibilité et renforcement des capacités pour tous », thème qui vient en appui sur la loi de 2010 promulguée par le chef de l’état sur la protection et la promotion des droits des personnes handicapées. Elles mêmes personnes handicapées doivent d’abord s’auto prendre en charge et se positionner comme une interface sociale. Pour les autres selon le patron des affaires sociales du Sud, nul n’est sensé ignorer la loi, c’est encore plus étonnant aujourd’hui que ceux qui sont sensé maîtriser cette loi la bafoue. Tenez l’exemple de cette institutrice handicapée à presque 80% , marchant avec des béquilles qui s’est vue confier à enseigner une classe d’initiation dans une école publique à Ebolowa. Pour le faire, elle doit être débout, marcher et réveiller les enfants qui dorment, c’est bien pénible pour elle. Il a fallu des hautes interventions au niveau régional pour qu’enfin le délégué des enseignements de base s’engage à l’affecter dans un poste protégé. Pourtant, la loi est claire toute personne handicapée employé quelque part, doit pouvoir bénéficier d’un emploi protégé, c'est-à-dire d’un emploi adapté à son handicap. Cette situation est aussi valable avec les établissements scolaires comme prévoit l’arrêté conjoint Minas et le ministère des enseignements secondaires (Minesec). Les chefs d’établissements publics en font à leur tête en refusant de recruter les enfants handicapés. C’est bien ce qui se vit aussi avec les services des impôts. La loi dit que la personne handicapée contribue à concurrence de son taux de validité. C'est-à-dire que si vous avez 80% d’incapacité, vous ne devez payer que 20% d’impôts sur l’activité menée. Tous ces dysfonctionnement se vivent au mépris des textes de la république d’où l’intensification de la sensibilisation qui doit débuter par la famille, pour se poursuivre dans la société. On sait que l’enfant handicapé est une personne vulnérable donc faible, à cet effet mérite plus d’attention que les autres. C’est la famille qui doit le décomplexer afin qu’il puisse s’épanouir normalement. Pour Marcel Diderot Moto’essa président départemental de l’association des handicapés moteurs et sensoriels de la Mvila (AHMOSEM), on ne doit pas prendre des décisions sur les personnes handicapées sans eux-mêmes c’est ça cette inclusion dont on faire part dans la thématique. Les enfants handicapés et ceux nés des parents handicapés ne bénéficient pas de la protection de la loi, dans le cadre des inscriptions dans les lycées et autres établissements publics. Pire encore dans tous les immeubles de la ville d’Ebolowa, seul l’immeuble de la délégation régionale des affaires sociales du Sud a prévue une passerelle pour personnes handicapées. Ce qui signifie que l’accès est fermé aux handicapés pour les autres bâtiments, c’est une stigmatisation, une exclusion d’un autre genre. Le souhait pour les personnes handicapées de la région est que les pouvoirs publics puissent faire appliquer les textes déjà disponibles.

Paul Biya le déclarait dans son discours d’investiture le 03 novembre 2011 qu’il faut « transformer le Cameroun, en un pays qui offre à tous des opportunités égales d’épanouissement…bref, en un pays du bonheur de tous et de chacun ». Il est donc question pour des valides provisoires actuels, de manifester la solidarité envers des personnes qui, pour une raison ou une autre, ont perdu l’usage d’un membre, ou d’une partie de leur corps. C’est aussi et surtout l’instant selon le délégué régional des affaires sociales de marquer un temps d’arrêt pour évaluer les efforts faits par chacun en matière de protection et de promotion des droits des personnes handicapées, et s’interroger sur l’état d’avancement de l’inclusion sociale qui interpelle tout le monde. Pamphile Mvé président de la ligue régionale de sport pour déficients physiques, les sportifs handicapés ont surmonté leurs handicaps. Ils ont des internationaux qui font honneur à la région et au Cameroun au même titre que les autres qui défendent le drapeau national. C’est par la visite des stands d’exposition des objets fabriqués par les personnes handicapées que cette édition est entrée en gare, avec l’espoir pour eux que l’édition prochaine puisse les apporter plus de chaleur de la part des personnes valides.