Exploitation forestière: le Cameroun produit 61% de bois informel

Exploitation forestière: le Cameroun produit 61% de bois informel

Les révélations sont du CIFOR, en collaboration avec le REPAR.

Publicité



IIs n\'ont pas attendus que le Bureau de l\'Assemblée Nationale soit mis en place pour se mettre à l\'œuvre hier. C\'est que, le sujet est hautement important pour ces députés membres du Réseau des Parlementaires pour la Gestion Durable des Ecosystèmes Forestiers d\'Afrique Centrale Cameroun (REPAR-Cameroun) et leurs partenaires du Center for International Forestry Research (CIFOR).



Ces deux parties ont organisé hier, une sénace de travail à l\'hémicycle de Ngoa-Ekellé sur la question de l\'exploitation forestière. Des exposés, il ressort que la production informelle a tendance à croître, tandis que celle formelle stagne. A tel point qu\'au Cameroun, 61% de bois est d\'origine informelle, contre 39% d\'origine formelle. Soit un volume de sciage respectivement de 662 mille m3 contre 360 mille pour l\'année 2010. Les besoins en terme national sur le bois étant les mêmes que sur le plan international. L\'exploitation artisanale, qui n\'est pourtant pas organisée, constitue une source importante de revenus en milieu rural.



Le tableau dressé par les experts du CIFOR affiche des bénéfices de 30 milliards de F CFA pour le Cameroun par an; 6,4 au Congo; 640 millions en République Centrafricaine, soit 40 mille emplois au Cameroun et trois mille au Congo. Bien que l\'activité soit illégale et génératrice d\'emplois, il se pose certains problèmes: l\'absence de titres adaptés au secteur, la difficulté d\'accès à un titre, les tracasseries administratives (71% au Cameroun et 41% au Gabon). D\'où la nécessité d\'«améliorer des stratégies à mettre en œuvre dans le secteur forestier et la vision forestière au Cameroun», tel que l\'a souligné Jean-Jacques Zam, Coordonateur national du REPAR-Cameroun. Voilà pourquoi le CIFOR s\'attèle à la relecture, depuis mai 2012, de la loi forestière camerounaise et des décrets subséquents en matière de production et d\'exploitation artisanale du bois d\'œuvre.



Mais pour l\'heure, des suggestions sont faites pour réguler l\'exploitation artisanale. Il s\'agit entre autres de la révision dans le cadre légal et de la réglementation. C\'est-à-dire, légaliser les sources d\'approvisionnement, réformer les permis d\'exploitation en décentralisant leur délivrance par département et arrondissement. «On évolue vers une régulation des opérateurs. L\'Etat y gagnerait, et c\'est la gouvernante forestière qui s\'en trouvera améliorée. La situation actuelle créée une sorte de vulnérabilité», soutien Raphaël Tsanga du CIFOR.





 

Publicité