Cameroun : les impayés étranglent les centrales de Kribi et Dibamba malgré des bénéfices de 15 milliards FCFA

Cameroun : les impayés étranglent les centrales de Kribi et Dibamba malgré des bénéfices de 15 milliards FCFA

Globeleq réclame 146,9 milliards FCFA à Eneo, devenue Socadel. Malgré 15 milliards de bénéfices en 2025, Kribi et Dibamba font face à de lourds impayés.

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Électricité au Cameroun : 146,9 milliards FCFA de factures impayées, les centrales de Kribi et Dibamba sous pression


Les centrales électriques de Kribi et de Dibamba ont cumulé environ 15 milliards de FCFA de bénéfices en 2025, malgré une baisse de leur rentabilité. Dans le même temps, les créances de leur exploitant, Globeleq, sur Eneo, devenue Société camerounaise d’électricité (Socadel) en mai 2026, ont atteint 146,9 milliards de FCFA. Plus inquiétant encore, près de 106 milliards de FCFA de ces factures étaient échus depuis plus de 90 jours à fin décembre 2025. Une situation qui fragilise la trésorerie des producteurs et a déjà provoqué l’arrêt de certaines unités de production.


Globeleq face à 146,9 milliards de FCFA d’impayés


Le secteur électrique camerounais reste confronté à une équation financière difficile : les centrales peuvent afficher des bénéfices comptables tout en peinant à encaisser les revenus générés par la vente de leur électricité.


Selon le rapport annuel 2025 de Globeleq Africa Holdings, les créances du groupe sur Eneo ont atteint 251,6 millions de dollars, soit environ 146,9 milliards de FCFA, au 31 décembre 2025. Un an plus tôt, elles s’établissaient à 182,5 millions de dollars, soit une progression de 37,9 %.


En valeur absolue, l’encours a augmenté d’environ 40,4 milliards de FCFA en douze mois. Cette accumulation des factures impayées représente un enjeu majeur pour un secteur dans lequel les producteurs doivent financer l’exploitation, la maintenance et la disponibilité de leurs installations, indépendamment du calendrier effectif des règlements.


Les données financières du groupe ont été rendues publiques dans ses comptes consolidés 2025, déposés le 20 octobre 2026 au registre britannique des entreprises.


Kribi concentre l’essentiel des créances


La centrale à gaz de Kribi constitue le principal point de tension dans les comptes de Globeleq. À fin 2025, les sommes qui lui étaient dues atteignaient 201,4 millions de dollars, soit environ 117,6 milliards de FCFA, contre 145,8 millions de dollars un an auparavant.


À Dibamba, où fonctionne une centrale thermique, les créances ont également progressé, passant de 36,7 millions à 50,2 millions de dollars, soit environ 29,3 milliards de FCFA.


La répartition des encours montre que les difficultés de paiement concernent les deux installations, même si Kribi concentre la plus grande part des sommes en attente de règlement.


Plus de 105 milliards de FCFA échus depuis plus de 90 jours


L’ancienneté des créances constitue un autre signal d’alerte. Sur les 251,6 millions de dollars dus à Globeleq à la clôture de l’exercice 2025, 181,2 millions de dollars, soit environ 105,8 milliards de FCFA, étaient échus depuis plus de 90 jours.


Cette catégorie représentait près de 72 % de l’encours total. En 2024, les créances de plus de 90 jours s’élevaient à 140,9 millions de dollars. Elles ont donc augmenté de 40,3 millions de dollars, soit 28,6 %, en un an.


Ces chiffres mettent en évidence un problème qui dépasse le simple retard ponctuel de paiement : une part importante des sommes dues s’accumule sur une période prolongée, ce qui complique la gestion de trésorerie du producteur.


Des bénéfices cumulés en baisse de 24,2 %


Paradoxalement, les deux centrales ont continué à dégager des bénéfices en 2025. Mais leur rentabilité cumulée s’est dégradée.


D’après les données financières présentées dans le rapport annuel de Globeleq Africa Holdings, le chiffre d’affaires cumulé de Kribi et Dibamba est passé de 78 milliards de FCFA en 2024 à 82,6 milliards en 2025, soit une hausse de 5,9 %.


Dans le même temps, les bénéfices cumulés ont reculé d’environ 19,8 milliards à 15 milliards de FCFA, une diminution de 24,2 %. L’augmentation du chiffre d’affaires ne s’est donc pas traduite par une progression des résultats nets.


Kribi : le chiffre d’affaires progresse, le bénéfice s’effondre


À Kribi, le chiffre d’affaires est passé de 60,2 milliards de FCFA en 2024 à 64,1 milliards en 2025, soit une progression de près de 6,5 %.


Pourtant, le bénéfice a chuté d’environ 12,8 milliards à 6 milliards de FCFA. Il a ainsi été divisé par plus de deux en un an.


Cette évolution traduit une détérioration de la rentabilité de la centrale, malgré des revenus en hausse. Les données disponibles ne suffisent toutefois pas à attribuer cette baisse à un poste de dépenses précis.


Dibamba améliore ses résultats


La centrale de Dibamba a suivi une trajectoire différente. Son chiffre d’affaires est passé de 17,8 milliards de FCFA en 2024 à 18,5 milliards en 2025.


Son bénéfice a progressé de 7 milliards à près de 9 milliards de FCFA. Cette amélioration a permis d’atténuer partiellement le recul enregistré à Kribi.


Les deux centrales présentent ainsi des performances contrastées : une rentabilité fortement dégradée à Kribi, contre une progression des bénéfices à Dibamba.


Près de 129 milliards de FCFA d’écart entre actifs et passifs courants


Au-delà des résultats annuels, les bilans des deux sociétés font apparaître un déséquilibre important entre les actifs courants et les passifs courants au 31 décembre 2025.


La Kribi Power Development Corporation (KPDC) disposait de 43,6 milliards de FCFA d’actifs courants, contre 163,5 milliards de passifs courants. L’écart atteignait 119,9 milliards de FCFA.


À la Dibamba Power Development Corporation (DPDC), les actifs courants s’élevaient à 18,2 milliards de FCFA, tandis que les passifs courants atteignaient 27,2 milliards. La différence était de 9 milliards de FCFA.


Au total, les passifs courants des deux sociétés dépassaient leurs actifs courants d’environ 128,9 milliards de FCFA.


Cet écart constitue un indicateur de fortes tensions de liquidité à court terme. Il ne signifie cependant pas, à lui seul, que les entreprises sont insolvables : cette conclusion nécessiterait une analyse plus large de leurs actifs, de leurs engagements, de leurs flux de trésorerie et de leurs capacités de financement.


Les difficultés de paiement ont également conduit Globeleq à revoir la valeur de certains actifs. En 2024, le groupe avait intégralement déprécié 75 millions de dollars d’actifs incorporels liés aux contrats d’achat d’électricité des deux centrales. Il avait aussi enregistré une dépréciation de 4,8 millions de dollars sur des actifs au titre du droit d’utilisation à Kribi.


Des arrêts d’unités de production et des dividendes en recul


Les conséquences des arriérés ne se limitent pas aux bilans comptables. Globeleq indique que l’accumulation des impayés a entraîné l’arrêt de certaines unités de production à Kribi et à Dibamba.


Le groupe précise également que cette situation a réduit les distributions financières effectivement perçues ainsi que celles qu’il anticipait.


À Kribi, les dividendes versés aux actionnaires minoritaires sont passés de 9,6 millions de dollars en 2024 à 4,5 millions en 2025, soit une baisse de plus de 53 %.


À Dibamba, Globeleq indique qu’un dividende précédemment déclaré, mais non réglé, a été annulé en 2025. Cette opération a réduit le montant attribué aux intérêts minoritaires dans les comptes, sans permettre de déterminer à elle seule les sommes effectivement distribuées au titre de l’exercice.


Une facilité de liquidité qui n’était toujours pas alimentée fin 2025


Les contrats qui encadrent la vente d’électricité à Kribi et Dibamba reposent sur des mécanismes différents.


À Kribi, l’électricité est vendue dans le cadre d’un contrat d’achat à long terme, ou Power Purchase Agreement (PPA). À Dibamba, la rémunération s’inscrit dans un contrat de mise à disposition de capacité, ou tolling agreement.


Selon Globeleq, ces accords prévoient une facilité de liquidité devant être financée par le gouvernement camerounais afin de sécuriser les paiements. Or, cette facilité n’était toujours pas alimentée au 31 décembre 2025.


L’absence de ce mécanisme de financement, combinée à l’accumulation des factures impayées, accentue l’incertitude entourant le recouvrement des créances et la régularité des flux financiers attendus par les producteurs.


Socadel : les impayés persistent après la transformation d’Eneo


Le changement de dénomination d’Eneo en Société camerounaise d’électricité (Socadel), intervenu le 4 mai 2026, n’avait pas encore permis de résoudre l’ensemble des difficultés de paiement signalées par les opérateurs du secteur.


Lors d’une réunion d’évaluation organisée le 8 octobre 2026 à Douala, le ministère de l’Eau et de l’Énergie a reconnu que les factures dues à plusieurs acteurs majeurs du secteur, notamment Globeleq, NHPC et Sonatrel, n’étaient toujours pas intégralement réglées.


Le ministère n’a cependant pas communiqué, à cette occasion, un montant actualisé des créances de Globeleq.


Le rapport annuel 2025 ne permet pas non plus d’établir le montant éventuellement recouvré depuis le 31 décembre 2025, ni le calendrier de règlement du solde restant dû. Les 146,9 milliards de FCFA correspondent donc à l’encours déclaré à la clôture de l’exercice 2025, et non à un montant confirmé comme toujours impayé à la date de publication de cet article.


Globeleq prépare son retrait du Cameroun


À ces difficultés financières s’ajoute une évolution stratégique majeure. Dans son rapport annuel 2025, Globeleq indique avoir exercé son droit contractuel de transférer au gouvernement camerounais ses participations dans KPDC et DPDC.


Toutefois, au 31 décembre 2025, ces participations n’étaient pas classées comme des actifs détenus en vue de la vente dans les comptes consolidés du groupe. Cette présentation comptable ne permet donc pas d’affirmer que le transfert avait déjà été réalisé à cette date.


Le calendrier effectif du désengagement, les modalités de reprise des participations et le traitement des créances accumulées constituent des éléments déterminants pour la suite du dossier.


Un enjeu pour la stabilité du secteur électrique


Les comptes 2025 de Globeleq font ressortir un paradoxe : les centrales de Kribi et Dibamba ont généré 82,6 milliards de FCFA de chiffre d’affaires et environ 15 milliards de bénéfices, mais elles restent confrontées à de fortes tensions de trésorerie dans un contexte d’impayés persistants.


La hausse des créances, leur ancienneté, les arrêts de certaines unités de production et le déséquilibre entre actifs et passifs courants posent la question de la capacité du système électrique camerounais à assurer des paiements réguliers aux producteurs.


La priorité sera désormais de clarifier le montant actualisé des arriérés, le calendrier de leur apurement et les modalités de financement des mécanismes de garantie prévus dans les contrats. Ces éléments seront essentiels pour apprécier les perspectives financières des centrales et les conditions du transfert annoncé des participations de Globeleq à l’État camerounais.











Cameroon’s Kribi and Dibamba Power Plants Face CFAF 146.9 Billion in Unpaid Bills as Profits Fall


Cameroon’s Kribi and Dibamba power plants generated combined profits of approximately CFAF 15 billion in 2025, down 24.2% from CFAF 19.8 billion a year earlier. At the same time, receivables owed to their operator, Globeleq, by Eneo—renamed the Cameroon Electricity Company (Socadel) in May 2026—reached CFAF 146.9 billion at the end of 2025. More than CFAF 105 billion of that amount had been overdue for over 90 days. The payment crisis has strained the power plants’ liquidity and led to the shutdown of certain generating units.


Globeleq’s receivables from Eneo rise by 37.9%


Cameroon’s electricity sector continues to face a major financial challenge: power producers can report accounting profits while struggling to collect payments for the electricity they generate.


According to Globeleq Africa Holdings’ 2025 annual report, receivables owed by Eneo reached $251.6 million, equivalent to approximately CFAF 146.9 billion, as of December 31, 2025. This compares with $182.5 million a year earlier, representing a 37.9% increase.


The outstanding balance rose by approximately CFAF 40.4 billion over twelve months.


The figures were disclosed in Globeleq Africa Holdings’ consolidated 2025 financial statements, filed with the UK Companies House register on October 20, 2026.


Kribi accounts for the largest share of unpaid bills


The Kribi gas-fired power plant accounts for most of Globeleq’s outstanding receivables.


At the end of 2025, amounts owed in connection with the facility reached $201.4 million, or approximately CFAF 117.6 billion, compared with $145.8 million a year earlier.


At the Dibamba thermal power plant, receivables also increased, rising from $36.7 million to $50.2 million, equivalent to approximately CFAF 29.3 billion.


The figures show that payment difficulties affect both facilities, although Kribi represents the largest share of the outstanding balance.


More than CFAF 105 billion overdue for over 90 days


The age of the receivables highlights the severity of the problem.


Of the $251.6 million owed to Globeleq at the end of 2025, $181.2 million—approximately CFAF 105.8 billion—had been overdue for more than 90 days. This represented around 72% of the total outstanding balance.


A year earlier, receivables overdue for more than 90 days stood at $140.9 million. They subsequently increased by $40.3 million, or 28.6%.


The figures point to a persistent payment problem rather than isolated delays, creating additional pressure on the power producer’s cash flow and its ability to plan operations.


Combined profits fall 24.2% despite higher revenue


Despite the payment crisis, the two power plants remained profitable in 2025. However, their combined earnings declined significantly.


According to Globeleq’s annual report, combined revenue from Kribi and Dibamba increased from CFAF 78 billion in 2024 to CFAF 82.6 billion in 2025, representing growth of 5.9%.


Over the same period, combined profits fell from approximately CFAF 19.8 billion to CFAF 15 billion, a decline of 24.2%.


The increase in revenue therefore failed to translate into stronger profitability.


Kribi: higher revenue, sharply lower profit


Kribi’s revenue rose from CFAF 60.2 billion in 2024 to CFAF 64.1 billion in 2025, an increase of approximately 6.5%.


However, its profit fell from around CFAF 12.8 billion to CFAF 6 billion, dropping by more than half.


The figures indicate a deterioration in profitability despite higher revenue. The available data, however, do not establish which specific expense items accounted for the decline.


Dibamba offsets part of Kribi’s decline


Dibamba recorded a stronger performance.


Its revenue increased from CFAF 17.8 billion in 2024 to CFAF 18.5 billion in 2025, while profit rose from CFAF 7 billion to nearly CFAF 9 billion.


This improvement partly offset Kribi’s weaker results, although it was not enough to prevent a decline in the two plants’ combined profits.


CFAF 128.9 billion gap between current assets and liabilities


The companies’ balance sheets also reveal significant short-term financial pressure.


As of December 31, 2025, Kribi Power Development Corporation (KPDC) reported current assets of CFAF 43.6 billion against current liabilities of CFAF 163.5 billion. The difference stood at CFAF 119.9 billion.


Dibamba Power Development Corporation (DPDC) reported current assets of CFAF 18.2 billion and current liabilities of CFAF 27.2 billion, leaving a gap of CFAF 9 billion.


Combined, the two companies’ current liabilities exceeded their current assets by approximately CFAF 128.9 billion.


This imbalance indicates substantial short-term liquidity pressure. However, it does not, on its own, establish insolvency, which would require a broader assessment of the companies’ assets, liabilities, cash flows and financing arrangements.


Globeleq has also reassessed the value of certain assets. In 2024, the group fully impaired $75 million in intangible assets associated with the power purchase agreements for the two plants. It also recorded a $4.8 million impairment on right-of-use assets at Kribi.


Production shutdowns and lower dividends


The payment delays have affected operations as well as financial statements.


Globeleq says the accumulation of arrears led to the shutdown of certain generating units at both Kribi and Dibamba. The group also reported that the situation reduced the financial distributions it actually received and those it had expected to receive.


At Kribi, dividends paid to minority shareholders fell from $9.6 million in 2024 to $4.5 million in 2025, a decline of more than 53%.


At Dibamba, Globeleq reported that a previously declared but unpaid dividend was cancelled in 2025. The accounting adjustment reduced the amount attributed to non-controlling interests, but does not independently establish the total amount of dividends actually distributed during the year.


Government-backed liquidity facility remained unfunded


The two plants operate under different contractual arrangements.


Kribi sells electricity under a long-term Power Purchase Agreement (PPA), while Dibamba operates under a tolling agreement.


According to Globeleq, the agreements provide for a liquidity facility to be funded by the Cameroonian government to help secure payments. However, the facility remained unfunded as of December 31, 2025.


The absence of this funding mechanism, combined with mounting unpaid bills, has increased uncertainty over the recovery of receivables and the regularity of payments expected by the power producers.


Socadel transformation has not resolved payment difficulties


Eneo was renamed the Cameroon Electricity Company, or Socadel, on May 4, 2026. However, payment difficulties affecting major electricity-sector operators remained unresolved.


During an assessment meeting held in Douala on October 8, 2026, the Ministry of Water Resources and Energy acknowledged that invoices owed to several major sector operators, including Globeleq, NHPC and Sonatrel, had not yet been fully settled.


The ministry did not disclose an updated figure for Globeleq’s receivables at that meeting.


Globeleq’s 2025 annual report also does not establish how much has been recovered since December 31, 2025, or provide a timetable for settling the outstanding balance.


Consequently, CFAF 146.9 billion represents the receivables reported at the end of 2025, not a confirmed amount still unpaid as of the publication date of this article.


Globeleq prepares to exit Cameroon


The financial difficulties come as Globeleq prepares to withdraw from Cameroon.


In its 2025 annual report, the group said it had exercised its contractual right to transfer its shareholdings in KPDC and DPDC to the Cameroonian government.


However, as of December 31, 2025, the investments had not been classified as assets held for sale in the group’s consolidated financial statements. This accounting treatment does not establish that the transfer had already been completed by that date.


The timetable for the proposed exit, the terms of the transfer and the treatment of accumulated receivables will be important factors in determining the next stage of the process.


A wider challenge for Cameroon’s electricity sector


Globeleq’s 2025 results highlight a financial paradox: Kribi and Dibamba generated CFAF 82.6 billion in revenue and approximately CFAF 15 billion in profits, yet both remain exposed to significant liquidity pressures caused by persistent payment arrears.


Rising receivables, the growing volume of long-overdue bills, generating-unit shutdowns and the gap between current assets and liabilities raise questions about the electricity sector’s ability to ensure regular payments to power producers.


The next priorities will be to clarify the current level of outstanding arrears, establish a repayment timetable and determine how the contractual liquidity mechanisms will be funded.


These issues will be central to assessing the financial outlook for Kribi and Dibamba and the conditions surrounding Globeleq’s proposed transfer of its investments to the Cameroonian government.










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Mouahna Divine




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