Mobile Money au Cameroun : Orange et MTN gagnent 21,5 milliards FCFA grâce aux fonds de leurs clients
Orange Money Cameroon et MTN Mobile Money Corporation Cameroon ont déclaré 21,5 milliards de FCFA de rémunérations liées à leurs comptes bancaires de cantonnement en 2025. Au 31 décembre, les deux opérateurs détenaient ensemble 473 milliards de FCFA dans les banques, selon le rapport 2025 du Comité national économique et financier (CNEF), publié le 2 octobre 2026. Un mécanisme réglementé qui révèle une source de revenus distincte des commissions sur les transactions mobiles.
Le Mobile Money ne rapporte pas uniquement de l’argent grâce aux frais de transfert, de retrait ou de paiement. Au Cameroun, les fonds conservés dans les banques pour sécuriser les opérations des clients constituent également une source de rémunération pour les établissements de paiement.
D’après les données communiquées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) et reprises dans le tableau 3.31 du rapport 2025 du CNEF, Orange Money Cameroon a perçu 9,9 milliards de FCFA, tandis que MTN Mobile Money Corporation Cameroon (MTN MoMo) a enregistré 11,6 milliards de FCFA. Au total, les rémunérations déclarées atteignent 21,5 milliards de FCFA.
Dans le même temps, les deux opérateurs détenaient respectivement 193 milliards et 280 milliards de FCFA sur leurs comptes de cantonnement au 31 décembre 2025. Cela représente une enveloppe cumulée de 473 milliards de FCFA placée auprès d’établissements bancaires.
Ces chiffres mettent en lumière un aspect moins visible de l’économie du paiement mobile : les intérêts générés par les fonds conservés dans les banques, en parallèle des commissions liées aux transactions.
473 milliards FCFA conservés dans les banques
Les comptes de cantonnement sont au cœur du dispositif de protection des fonds liés à la monnaie électronique. Lorsqu’un utilisateur alimente son portefeuille Mobile Money, les sommes correspondantes restent la propriété de leur titulaire. Les fonds qui n’ont pas encore été remis à leurs bénéficiaires doivent être placés dans des comptes bancaires spécialement affectés à leur conservation.
Le règlement CEMAC n° 04/18 du 21 décembre 2018 relatif aux services de paiement encadre ce mécanisme. Il impose notamment le placement des fonds concernés au plus tard le lendemain de leur réception, selon les conditions prévues par le texte. Ces sommes ne peuvent pas être librement utilisées par les établissements de paiement pour financer leurs activités ou accorder des crédits.
Le dispositif n’empêche toutefois pas la rémunération des comptes bancaires. L’article 54 du règlement prévoit que « le compte de cantonnement est rémunéré par la banque domiciliataire au profit de l'établissement de paiement ». Les conditions sont définies par convention entre la banque et l’établissement concerné.
À l’inverse, l’article 9 interdit aux prestataires de services de paiement de verser des intérêts aux utilisateurs sur les fonds reçus en contrepartie de monnaie électronique.
Le résultat est clair : les fonds des clients doivent être sécurisés et cantonnés conformément à la réglementation, mais les intérêts versés par les banques reviennent aux établissements de paiement, selon les conventions conclues.
Orange Money : AFG Bank en tête des dépôts
Orange Money Cameroon répartit ses 193 milliards de FCFA entre neuf banques. AFG Bank Cameroun arrive en tête avec 56,9 milliards de FCFA, devant Ecobank Cameroun, qui accueille 39,6 milliards, et BGFI Bank Cameroun, avec 28,5 milliards.
Ces trois établissements concentrent environ 64,8 % des fonds cantonnés d’Orange Money, soit près des deux tiers de l’encours déclaré à la clôture de l’exercice 2025.
SCB Cameroun occupe la quatrième position avec 22,5 milliards de FCFA. Suivent UBA Cameroun, avec 18 milliards, et Access Bank, avec 11,1 milliards.
Les autres dépôts sont répartis entre CCA Bank, à hauteur de 7,6 milliards de FCFA, Société Générale Cameroun, avec 5,9 milliards, et BICEC, avec 3 milliards.
Cette répartition témoigne de l’importance des relations entre les opérateurs de paiement mobile et le secteur bancaire, dont plusieurs établissements se partagent les fonds à conserver.
MTN MoMo : CCA Bank, Afriland et Access Bank parmi les principaux dépositaires
Chez MTN MoMo, les 280 milliards de FCFA de fonds cantonnés sont répartis selon une configuration différente.
CCA Bank arrive en tête avec 58,5 milliards de FCFA, suivie d’Afriland First Bank, avec 53,9 milliards, et d’Access Bank, avec 49,3 milliards. UBA accueille 36,4 milliards de FCFA, tandis qu’Ecobank en détient 34,5 milliards.
Le tableau 3.31 mentionne également une ligne intitulée « AFB Bank », associée à un encours de 47,5 milliards de FCFA. Le document ne précise pas la distinction entre cette dénomination et Afriland First Bank. Il convient donc de conserver cette réserve dans toute interprétation des chiffres.
Quatre banques figurent dans les données des deux opérateurs : Ecobank, CCA Bank, Access Bank et UBA.
En additionnant les montants publiés pour Orange Money et MTN MoMo, Ecobank accueille 74,1 milliards de FCFA de fonds cantonnés. CCA Bank en détient 66,1 milliards, Access Bank 60,4 milliards et UBA 54,4 milliards.
Ces montants illustrent le poids de cette activité dans les relations entre les établissements de paiement et les banques domiciliataires.
Des dépôts qui pèsent dans les bilans bancaires
Le rapprochement avec les dépôts bruts déclarés par certaines banques permet de mieux apprécier l’importance de ces fonds, même si les deux catégories ne sont pas strictement équivalentes du point de vue de leur disponibilité.
Chez Access Bank, les 60,4 milliards de FCFA cantonnés pour les deux opérateurs représentent arithmétiquement 22,2 % des 272,5 milliards de FCFA de dépôts bruts déclarés à fin 2025.
Chez Ecobank, les 74,1 milliards de FCFA correspondent à environ 16,1 % des 461,6 milliards de dépôts recensés à la même date.
Ces ratios donnent un ordre de grandeur de la place occupée par les fonds cantonnés dans les montants de dépôts publiés. Ils ne permettent cependant pas de conclure que les banques peuvent disposer librement de ces sommes, ni d’évaluer leur stabilité dans le temps. La réglementation impose précisément leur affectation à la protection des fonds liés aux opérations de paiement.
Des taux d’intérêt pouvant atteindre 6,6 %
Les rémunérations versées aux établissements de paiement varient sensiblement d’une banque à l’autre. Pour Orange Money, le taux le plus élevé cité dans le rapport est celui de BGFI Bank Cameroun, à 6,6 %.
CCA Bank suit avec 6,5 %, devant AFG Bank, à 6 %. Ecobank et UBA affichent chacune 5,3 %, tandis qu’Access Bank propose 5,2 %. SCB Cameroun applique un taux de 4,8 %, Société Générale Cameroun 4,7 % et BICEC 3 %.
En valeur absolue, AFG Bank arrive en tête des rémunérations déclarées au profit d’Orange Money, avec 3,1 milliards de FCFA. BGFI Bank et Ecobank suivent avec 1,9 milliard chacune, devant SCB Cameroun, à 1,1 milliard.
Les autres rémunérations individuelles publiées sont inférieures à un milliard de FCFA.
Chez MTN MoMo, les conditions diffèrent également selon les banques. Afriland First Bank et Access Bank affichent chacune un taux de 5,5 %. La ligne « AFB Bank » présente une fourchette comprise entre 5,75 % et 6 %.
CCA Bank applique des taux allant de 5 % à 6,5 %, tandis qu’Ecobank affiche une fourchette comprise entre 4,35 % et 5,10 %. UBA propose un taux de 5 %.
En matière de rémunérations déclarées, la ligne « AFB Bank » arrive en tête avec 2,4 milliards de FCFA, suivie d’Access Bank, à 2,3 milliards, puis d’UBA, à 1,9 milliard. Afriland First Bank et CCA Bank affichent chacune 1,8 milliard de FCFA, contre 1,4 milliard pour Ecobank.
Il faut toutefois distinguer les taux annoncés des rendements réellement obtenus sur une année. Les encours publiés correspondent à des positions arrêtées au 31 décembre 2025, alors que les intérêts dépendent des soldes détenus au cours de la période, de leur durée de placement et des conventions bancaires.
Le rapport ne détaille ni les encours moyens servant au calcul des intérêts, ni la période exacte de référence des rémunérations individuelles. Il n’est donc pas possible d’en déduire avec précision le rendement annuel effectif de chaque convention.
81,4 milliards FCFA d’écart entre les fonds clients et les montants cantonnés
Un autre élément ressort des données de la COBAC : les encours cantonnés déclarés dépassent les fonds reçus de la clientèle.
Orange Money affiche 193 milliards de FCFA de fonds cantonnés pour 162,3 milliards de FCFA reçus des utilisateurs. Le taux de couverture arithmétique atteint ainsi environ 119 %.
Chez MTN MoMo, les 280 milliards de FCFA cantonnés couvrent 229,3 milliards de FCFA de fonds clients, soit environ 122 %.
L’écart s’élève à 30,7 milliards de FCFA chez Orange Money et à 50,7 milliards chez MTN MoMo. Au total, les montants cantonnés dépassent donc les fonds reçus de la clientèle de 81,4 milliards de FCFA.
Cette différence ne doit pas être automatiquement assimilée à un bénéfice. Le rapport ne détaille pas la composition des montants supplémentaires et ne permet pas de déterminer leur origine exacte. Il ne démontre pas non plus que ces sommes constituent des ressources librement disponibles pour les opérateurs.
La réglementation prévoit un rapprochement quotidien entre les fonds reçus et les encours cantonnés. Elle impose également la séparation de ces comptes par rapport aux autres comptes des établissements de paiement, avec des modalités permettant de ventiler les sommes par titulaire.
L’objectif est de protéger les fonds correspondant aux opérations des utilisateurs et d’en assurer la disponibilité. Les écarts observés méritent donc une lecture prudente, à la lumière des définitions et des périodes de référence retenues dans les états réglementaires.
Quel poids réel dans les bénéfices d’Orange et de MTN ?
Les 21,5 milliards de FCFA de rémunérations déclarées constituent un indicateur important de l’économie du paiement mobile au Cameroun. Mais ce montant ne suffit pas à mesurer la contribution exacte de cette activité aux bénéfices des deux opérateurs.
Le rapport du CNEF ne détaille pas le traitement comptable de ces revenus, les charges éventuellement associées, les prélèvements fiscaux ni leur contribution au résultat net. Il ne permet pas non plus d’établir l’existence ou le montant d’éventuels transferts financiers entre les établissements de paiement et les sociétés de télécommunications auxquelles ils sont liés.
Autrement dit, les chiffres publiés renseignent sur les rémunérations déclarées, mais pas sur le bénéfice net qui en découle.
Cette distinction est essentielle pour éviter de confondre revenus d’intérêts, chiffre d’affaires global et profit final.
Plus de 32 667 milliards FCFA de transactions en 2025
La rémunération des comptes de cantonnement intervient dans un marché dont les volumes continuent de progresser.
Selon le même rapport du CNEF, la valeur des transactions réalisées par Orange Money et MTN MoMo au Cameroun a atteint 32 667 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 13,7 % sur un an.
Orange Money a enregistré 17 176 milliards de FCFA de transactions, contre 15 491 milliards pour MTN MoMo.
Malgré un volume annuel de transactions supérieur, Orange Money affiche un encours de fonds cantonnés inférieur à celui de MTN MoMo à la fin de l’année : 193 milliards de FCFA contre 280 milliards.
Cette différence n’est pas nécessairement contradictoire. La valeur des transactions représente un flux cumulé sur une année, tandis que les fonds cantonnés correspondent à une position observée à une date précise. Les deux indicateurs ne mesurent donc pas la même chose.
Les données disponibles ne suffisent pas à expliquer les facteurs précis à l’origine de cet écart.
Au Cameroun, les fonds de cantonnement illustrent ainsi un double enjeu : protéger les utilisateurs du Mobile Money et générer des intérêts pour les établissements de paiement. Avec 473 milliards de FCFA conservés dans les banques et 21,5 milliards de rémunérations déclarées en 2025, cette activité prend une place significative dans l’écosystème financier. La rentabilité nette de ces revenus, leur traitement comptable et la composition des écarts entre fonds clients et encours cantonnés restent toutefois des questions auxquelles le rapport ne fournit pas de réponse détaillée.
Mobile Money in Cameroon: Orange and MTN Earn CFAF 21.5 Billion from Customer Funds Held in Banks
Orange Money Cameroon and MTN Mobile Money Corporation Cameroon reported CFAF 21.5 billion in remuneration from their bank safeguarding accounts in 2025. As of December 31, the two operators held a combined CFAF 473 billion in these accounts, according to the 2025 report of Cameroon’s National Economic and Financial Committee (CNEF), published on October 2, 2026. The figures highlight a revenue stream distinct from the fees charged on mobile money transactions.
Mobile money generates revenue not only through transfer, withdrawal and payment fees. In Cameroon, the funds held in banks to safeguard customer transactions also generate interest income for payment service providers.
According to data supplied by the Central African Banking Commission (COBAC) and reproduced in Table 3.31 of the CNEF’s 2025 report, Orange Money Cameroon received CFAF 9.9 billion in remuneration, while MTN Mobile Money Corporation Cameroon (MTN MoMo) reported CFAF 11.6 billion. Combined, the reported remuneration amounted to CFAF 21.5 billion.
At the end of 2025, the two operators held CFAF 193 billion and CFAF 280 billion, respectively, in designated safeguarding accounts. Their combined balance stood at CFAF 473 billion.
The figures shed light on a less visible aspect of Cameroon’s mobile payment industry: interest earned on funds held in banks, alongside the fees generated by transactions.
CFAF 473 billion held in bank safeguarding accounts
Safeguarding accounts are central to the regulatory framework governing electronic money. When a customer tops up a mobile money wallet, the corresponding funds remain the property of the customer. Funds that have not yet been transferred to their intended beneficiaries must be placed in specially designated bank accounts.
CEMAC Regulation No. 04/18 of December 21, 2018, governing payment services, sets out the rules for this arrangement. It requires the relevant funds to be deposited no later than the following day, subject to the conditions specified in the regulation. Payment service providers cannot freely use these funds to finance their own operations or grant loans.
However, the rules allow the safeguarding accounts to earn interest. Article 54 states that “the safeguarding account is remunerated by the account-holding bank for the benefit of the payment institution.” The terms are determined by an agreement between the bank and the payment institution.
By contrast, Article 9 prohibits payment service providers from paying interest to users on funds received in exchange for electronic money.
In practice, customer funds must be safeguarded in accordance with the regulatory framework, while the interest paid by banks accrues to the payment institutions under their contractual arrangements.
Orange Money: AFG Bank leads in deposits
Orange Money Cameroon distributes its CFAF 193 billion across nine banks. AFG Bank Cameroon holds the largest amount, at CFAF 56.9 billion, followed by Ecobank Cameroon with CFAF 39.6 billion and BGFI Bank Cameroon with CFAF 28.5 billion.
Together, these three banks account for approximately 64.8% of Orange Money’s reported safeguarded funds, or nearly two-thirds of its year-end balance.
SCB Cameroon ranks fourth with CFAF 22.5 billion. It is followed by UBA Cameroon, with CFAF 18 billion, and Access Bank, with CFAF 11.1 billion.
The remaining funds are held by CCA Bank, with CFAF 7.6 billion; Société Générale Cameroon, with CFAF 5.9 billion; and BICEC, with CFAF 3 billion.
This distribution highlights the close financial links between mobile payment providers and the banking sector, with several institutions sharing responsibility for holding these funds.
MTN MoMo: CCA Bank, Afriland and Access Bank among the leading deposit holders
MTN MoMo’s CFAF 280 billion in safeguarded funds are distributed differently.
CCA Bank ranks first with CFAF 58.5 billion, followed by Afriland First Bank with CFAF 53.9 billion and Access Bank with CFAF 49.3 billion. UBA holds CFAF 36.4 billion, while Ecobank accounts for CFAF 34.5 billion.
Table 3.31 also lists an entry named “AFB Bank”, associated with a balance of CFAF 47.5 billion. The report does not explain how this designation differs from Afriland First Bank. The distinction therefore remains unclear and should be treated cautiously when interpreting the figures.
Four banks appear in the reported lists for both operators: Ecobank, CCA Bank, Access Bank and UBA.
Combining the balances reported for Orange Money and MTN MoMo, Ecobank holds CFAF 74.1 billion in safeguarded funds. CCA Bank accounts for CFAF 66.1 billion, Access Bank for CFAF 60.4 billion, and UBA for CFAF 54.4 billion.
These figures illustrate the scale of the financial relationships between payment institutions and the banks holding their funds.
Safeguarded funds represent a significant share of some banks’ deposits
Comparing the safeguarded balances with the gross deposits reported by certain banks provides an indication of their relative size, although the two categories are not equivalent in terms of availability.
At Access Bank, the CFAF 60.4 billion held for the two mobile money operators represents an arithmetical 22.2% of the CFAF 272.5 billion in gross deposits reported at the end of 2025.
At Ecobank, the CFAF 74.1 billion corresponds to approximately 16.1% of the CFAF 461.6 billion in deposits recorded at the same date.
These ratios provide an indication of the relative importance of safeguarded funds within the reported deposit totals. However, they do not establish that banks can freely use these amounts, nor do they reveal how stable the balances are over time. The regulatory framework specifically requires these funds to be earmarked for the protection of payment-related customer funds.
Interest rates reach as high as 6.6%
The remuneration paid to the payment institutions varies considerably from one bank to another. For Orange Money, the highest rate reported is BGFI Bank Cameroon’s 6.6%.
CCA Bank follows at 6.5%, ahead of AFG Bank at 6%. Ecobank and UBA each offer 5.3%, while Access Bank applies a rate of 5.2%. SCB Cameroon offers 4.8%, Société Générale Cameroon 4.7%, and BICEC 3%.
In absolute terms, AFG Bank leads the remuneration reported for Orange Money, with CFAF 3.1 billion. BGFI Bank and Ecobank follow with CFAF 1.9 billion each, ahead of SCB Cameroon at CFAF 1.1 billion.
The other individual remuneration amounts published are below CFAF 1 billion.
For MTN MoMo, the rates also vary across banks. Afriland First Bank and Access Bank each report a rate of 5.5%. The entry labelled “AFB Bank” shows a range of between 5.75% and 6%.
CCA Bank applies rates ranging from 5% to 6.5%, while Ecobank reports a range of 4.35% to 5.10%. UBA offers a rate of 5%.
In terms of reported remuneration, the “AFB Bank” entry leads with CFAF 2.4 billion, followed by Access Bank at CFAF 2.3 billion and UBA at CFAF 1.9 billion. Afriland First Bank and CCA Bank each report CFAF 1.8 billion, compared with CFAF 1.4 billion for Ecobank.
However, the published rates should not be confused with the actual returns earned over a full year. The reported balances are year-end positions as of December 31, 2025, while interest income depends on balances held throughout the period, the duration of the deposits and the terms of the banking agreements.
The report does not disclose the average balances used to calculate interest or the exact reference period for the individual remuneration amounts. Consequently, the effective annual return under each agreement cannot be calculated precisely from the available information.
CFAF 81.4 billion gap between customer funds and safeguarded balances
Another finding in the COBAC data is that the reported safeguarded balances exceed the funds received from customers.
Orange Money reports CFAF 193 billion in safeguarded funds against CFAF 162.3 billion received from users. This represents an arithmetical coverage ratio of approximately 119%.
For MTN MoMo, the CFAF 280 billion in safeguarded funds covers CFAF 229.3 billion in customer funds, equivalent to approximately 122%.
The difference amounts to CFAF 30.7 billion for Orange Money and CFAF 50.7 billion for MTN MoMo. Combined, the safeguarded balances exceed the reported customer funds by CFAF 81.4 billion.
This difference should not automatically be interpreted as profit. The report does not break down the composition of the additional amounts or establish their precise origin. Nor does it demonstrate that these sums are freely available resources for the operators.
The regulatory framework requires daily reconciliation between funds received from customers and safeguarded balances. It also requires these accounts to be separated from the payment institutions’ other accounts, with arrangements allowing the amounts to be allocated by account holder.
The objective is to protect funds associated with users’ transactions and ensure their availability. The reported differences therefore require a cautious interpretation, taking into account the definitions and reporting periods used in the regulatory statements.
What do these earnings contribute to Orange and MTN’s profits?
The CFAF 21.5 billion in reported remuneration provides an important indicator of the economics of mobile payments in Cameroon. However, this figure alone is insufficient to measure the exact contribution of this activity to the two operators’ profits.
The CNEF report does not detail the accounting treatment of this income, any associated expenses, potential tax liabilities or its contribution to net profit. It also does not establish whether financial transfers occur between the payment institutions and their affiliated telecommunications companies, or quantify any such transfers.
In other words, the published figures show reported remuneration, not the net profit generated by it.
This distinction is essential to avoid confusing interest income with overall turnover or final profit.
More than CFAF 32,667 billion in transactions in 2025
The remuneration earned on safeguarding accounts comes amid continued growth in Cameroon’s mobile money market.
According to the same CNEF report, the value of transactions carried out by Orange Money and MTN MoMo in Cameroon reached CFAF 32,667 billion in 2025, up 13.7% year on year.
Orange Money recorded CFAF 17,176 billion in transactions, compared with CFAF 15,491 billion for MTN MoMo.
Despite processing a higher annual transaction value, Orange Money reported a lower year-end safeguarded balance than its competitor: CFAF 193 billion against CFAF 280 billion for MTN MoMo.
This difference is not necessarily contradictory. The value of transactions represents the cumulative flow over an entire year, whereas safeguarded funds represent a balance measured at a specific point in time. The two indicators therefore measure different things.
The available data are insufficient to explain the precise factors behind this gap.
In Cameroon, safeguarded funds illustrate two important objectives: protecting mobile money users and generating interest income for payment institutions. With CFAF 473 billion held in banks and CFAF 21.5 billion in reported remuneration in 2025, this activity has become a significant component of the financial ecosystem. However, the net profitability of this income, its accounting treatment and the composition of the differences between customer funds and safeguarded balances remain questions that the report does not answer in detail.
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Didier Cebas K.
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