Stop à la surréglementation ! Ursula von der Leyen tire la sonnette d’alarme avant le sommet de l’UE

Stop à la surréglementation ! Ursula von der Leyen tire la sonnette d’alarme avant le sommet de l’UE

Ursula von der Leyen appelle les dirigeants européens à en finir avec la surréglementation nationale. Découvrez le « pacte » proposé avant le sommet des 15-16 octobre et ce qui se joue vraiment pour les entreprises et la compétitivité de l’Europe.

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Bruxelles – C’est un coup de gueule diplomatique qui fait déjà parler. Avant même que les chefs d’État et de gouvernement ne s’installent autour de la table du sommet de l’Union européenne des 15 et 16 octobre, Ursula von der Leyen a sorti les griffes. Dans une lettre adressée aux dirigeants des Vingt-Sept, dont le journal allemand *Die Welt* a eu connaissance, la présidente de la Commission européenne a lancé un appel clair et net : stop à la surréglementation !


Autrement dit, quand une règle est décidée à Bruxelles, elle ne doit pas se transformer en usine à gaz une fois arrivée dans les capitales nationales. « Une règle convenue au niveau européen ne doit pas être rendue plus complexe lors de sa transposition dans le droit national », a-t-elle martelé. Fini le « gold-plating », cette habitude bien ancrée de rajouter des couches bureaucratiques, des exigences supplémentaires et des formalités qui finissent par étouffer les entreprises.


La recette de von der Leyen est simple mais radicale : à l’avenir, tous les États membres devront rendre publiques et justifier chaque exigence bureaucratique supplémentaire qu’ils introduisent. Plus de secrets, plus de petites règles cachées qui compliquent la vie des opérateurs économiques et fragmentent le marché unique. L’objectif ? Alléger le fardeau administratif, booster la compétitivité européenne et faire en sorte que ce qui est simplifié à Bruxelles ne soit pas recompliqué ailleurs.


L’initiative a déjà trouvé des alliés au Parlement européen. Markus Ferber, député du groupe PPE et membre de la CSU, n’a pas mâché ses mots : « Ce qui est simplifié à Bruxelles ne doit pas être à nouveau compliqué dans les capitales nationales. » Pour lui, un « pacte contre la surréglementation » est la bonne approche… à condition que tous les États membres le signent et, surtout, le mettent vraiment en œuvre. Pas de déclarations en l’air, des engagements clairs et des actes concrets.


Ce débat tombe à point nommé. Le sommet des 15 et 16 octobre s’annonce chargé. Les dirigeants doivent se pencher sur le budget à long terme de l’Union pour 2028-2034, les mesures destinées à renforcer la compétitivité économique et les moyens de surmonter les divergences sur la politique migratoire. La débureaucratisation y aura toute sa place, tout comme les relations commerciales et politiques avec la Chine. On parlera aussi du renforcement de la préparation de l’Europe en matière de défense, de la lutte contre les menaces hybrides et de la coordination de l’aide financière et énergétique à l’Ukraine à l’approche de l’hiver.


Derrière cette offensive de von der Leyen, il y a une réalité que beaucoup d’entreprises connaissent trop bien : trop de règles, trop de complexité, trop de coûts inutiles. En période de tensions géopolitiques et de concurrence mondiale féroce, l’Europe n’a plus le luxe de se tirer des balles dans le pied avec sa propre bureaucratie.


La présidente de la Commission a mis le sujet sur la table. Reste maintenant à voir si les dirigeants européens auront le courage de signer ce pacte et, plus important encore, de le respecter. Car, comme on le dit souvent, les bonnes intentions ne paient pas les factures des entreprises.




Stop Overregulation! Ursula von der Leyen Sounds the Alarm Ahead of EU Summit


Brussels – It’s a diplomatic warning shot that is already making waves. Even before EU heads of state and government sit down for the European Council summit on 15-16 October, Ursula von der Leyen has drawn a clear line. In a letter sent to the leaders of the 27 member states – obtained by the German newspaper *Die Welt* – the European Commission President issued a blunt call: enough with national overregulation.


In plain terms, when a rule is agreed in Brussels, it must not turn into a bureaucratic nightmare once it reaches national capitals. “A rule agreed at European level must not be made more complex when transposed into national law,” she stressed. The target is “gold-plating” – the long-standing practice of adding extra requirements, procedures and red tape that go beyond what EU law actually demands.


Von der Leyen’s proposal is straightforward but ambitious: in future, every member state must publicly disclose and justify any additional bureaucratic requirements it introduces. No more hidden layers of complexity that burden businesses and fragment the single market. The goal is clear – cut administrative burdens, strengthen Europe’s competitiveness and ensure that what is simplified in Brussels is not made complicated again at national level.


The initiative has already received support in the European Parliament. Markus Ferber, an MEP from the EPP group and member of the CSU, put it bluntly: “What is simplified in Brussels must not be complicated again in the national capitals.” He described a “pact against overregulation” as the right approach – but only if all member states sign it and then actually implement it. Clear commitments, not empty declarations.


The timing is no coincidence. The 15-16 October summit has a packed agenda. Leaders will examine the EU’s long-term budget for 2028-2034, measures to boost economic competitiveness and ways to overcome differences on migration policy. Debureaucratisation will feature prominently, alongside trade and political relations with China. Discussions will also cover strengthening Europe’s defence readiness, countering hybrid threats and coordinating continued financial and energy support for Ukraine as winter approaches.


Behind von der Leyen’s push lies a reality familiar to many businesses: too many rules, too much complexity, too many unnecessary costs. In a time of geopolitical tension and fierce global competition, Europe can no longer afford to undermine itself with its own bureaucracy.


The Commission President has put the issue firmly on the table. The question now is whether Europe’s leaders will have the courage to sign the pact – and, more importantly, to honour it. Good intentions alone do not pay companies’ bills.


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Ekanga Ekanga Fernand

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