Ormuz en feu : le Qatar saigné à blanc, navires qui coulent et missiles sur la capitale saoudienne
Le Moyen-Orient tremble. Mercredi, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, a lâché une bombe lors de l’ouverture de la 55e session du Conseil consultatif. Les revenus de l’État qatari ont chuté de 42 % au premier semestre 2026. Une saignée nette, brutale, liée directement à la crise du détroit d’Ormuz.
« Il est naturel que la crise ait eu un impact négatif sur les finances publiques : le total des revenus au premier semestre a diminué de 42 %, et les dépenses publiques ont reculé de 14 % », a déclaré le chef de l’État, cité par la Qatar News Agency. Et d’ajouter, sans trembler : la réduction s’est faite « sans porter atteinte aux services de base ni aux priorités de développement ».
Derrière ces chiffres froids, la réalité est explosive. La fermeture du détroit d’Ormuz et les dommages infligés aux installations énergétiques de la zone industrielle de Ras Laffan ont stoppé net une part importante des exportations. Le Qatar, qui assure environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), rappelle l’émir, ne peut pas éternuer sans que les marchés mondiaux ne toussent. Toute perturbation « se répercute rapidement sur les marchés et les consommateurs partout ».
Pourtant, Doha ne plie pas. L’économie nationale a tenu le choc grâce à des fondations solides. En 2025, la croissance réelle a atteint 2,9 %, l’inflation est restée à 0,5 %, et la part des secteurs non hydrocarbures dans le PIB réel a grimpé à 80 %. La stratégie de l’émir est claire : défendre fermement la patrie « sans s’engager dans une guerre », maintenir les chaînes d’approvisionnement et pousser pour un cessez-le-feu et la réouverture des voies maritimes.
Pendant ce temps, le détroit d’Ormuz continue de cracher le feu. Le porte-conteneurs GFS Pride, battant pavillon de Singapour, a sombré après avoir été touché par un projectile, rapporte Reuters. C’est le deuxième naufrage depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l’Iran en février. L’opérateur, GFS Ship Management FZE, est basé aux Émirats arabes unis. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme de son côté que le navire, qui transportait plus de 2 500 conteneurs, a heurté une mine navale après avoir emprunté un itinéraire non coordonné. L’incident s’est produit mercredi matin dans le sud du détroit.
Un autre géant des mers, le vraquier Cape Dao (pavillon d’Antigua-et-Barbuda), géré par la société émirienne Peonies Shipmanagement FZE, est en train de sombrer près d’Ormuz après avoir été frappé par un projectile le 23 septembre.
La tension ne s’arrête pas aux eaux du Golfe. À Riyad, un « étranger d’origine arabe » a été blessé par la chute de débris d’un missile balistique intercepté par les forces de défense antiaérienne de la coalition arabe. La direction de la défense civile saoudienne a confirmé des dégâts limités à un immeuble et une voiture. Le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki, a annoncé sur X que le missile avait été tiré par les Houthis (Ansar Allah). Les rebelles yéménites revendiquent quant à eux des frappes sur des installations de Saudi Aramco et l’aéroport international du roi Khaled.
Résultat immédiat : les actions de Saudi Aramco ont chuté de plus de 1,4 % à la Bourse saoudienne. Le 13 octobre, le bâtiment de la compagnie à Dhahran a été fortement endommagé par une frappe houthiste. Un incendie a ravagé plusieurs étages. Une partie des employés est passée en télétravail. Vers 14 h, le titre se négociait autour de 25,52 riyals saoudiens (-1,01 %).
Le Golfe est sous tension maximale. Le Qatar serre les dents, les navires coulent, les missiles volent, et les marchés tremblent. Une seule question brûle les lèvres : jusqu’où ira cette crise avant que les voies maritimes ne se rouvrent et que le sang économique ne cesse de couler ?
Hormuz on Fire: Qatar Bleeds 42 % of Revenues, Ships Sink and Missiles Rain on Riyadh
The Middle East is shaking. On Wednesday, Qatar’s Emir Tamim bin Hamad Al Thani dropped a bombshell at the opening of the 55th annual session of the Advisory Council. State revenues plunged 42 % in the first half of 2026 — a direct consequence of the Strait of Hormuz crisis.
“It is natural that the crisis had a negative impact on public finances: total revenues in the first half decreased by 42 %, and public spending fell by 14 %,” the Emir said, quoted by the Qatar News Agency. He stressed that the cuts were made “without affecting basic services or development priorities.”
The numbers hide a brutal reality. The closure of the Strait of Hormuz and direct damage to energy facilities in the Ras Laffan industrial zone halted a significant share of public exports. Qatar supplies roughly one-fifth of the world’s liquefied natural gas (LNG) trade. Any disruption, the Emir warned, “quickly reverberates across markets and consumers everywhere.”
Yet Doha is not collapsing. The national economy faced the crisis from a position of strength. Real economic growth reached 2.9 % in 2025, inflation held at 0.5 %, and the non-hydrocarbon share of real GDP hit 80 %. Qatar’s strategy remains firm: defend the homeland “without engaging in war,” keep supply chains open, and push for a ceasefire and the reopening of maritime routes.
Meanwhile, the Strait itself keeps claiming victims. The Singapore-flagged container ship GFS Pride sank after being hit by a projectile, Reuters reported, citing maritime security sources. It is the second sinking since the US-Iran war began in February. The operator is UAE-based GFS Ship Management FZE. Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) claimed the vessel, carrying more than 2,500 containers, struck a naval mine after taking an uncoordinated route through the southern Strait on Wednesday morning.
Another vessel, the Antigua-and-Barbuda-flagged bulk carrier Cape Dao, managed by UAE company Peonies Shipmanagement FZE, is currently sinking near Hormuz after being struck by a projectile on 23 September.
The violence has reached the Saudi capital. An “Arab foreigner” was injured in Riyadh by falling debris from a ballistic missile intercepted by Arab coalition air defences. Saudi Civil Defence confirmed limited damage to a building and a car. Coalition spokesman Turki al-Maliki announced on X that the missile was launched by Yemen’s Houthis (Ansar Allah). The Houthis claimed strikes on Saudi Aramco facilities and King Khalid International Airport.
Saudi Aramco shares fell more than 1.4 % on the Saudi stock exchange. On 13 October, the company’s building in Dhahran was heavily damaged by a Houthi strike; a fire spread across several floors and some staff were shifted to remote work. By early afternoon the stock was trading around 25.52 Saudi riyals (-1.01 %).
The Gulf is at breaking point. Qatar is tightening its belt, ships are going down, missiles are flying, and markets are reeling. The only question left is how far this crisis will escalate before the sea lanes reopen and the economic bleeding stops.
crise détroit d’Ormuz, revenus Qatar 2026, Tamim ben Hamad Al Thani, gaz naturel liquéfié Qatar, naufrage GFS Pride, CGRI Iran, attaque Houthis Riyad, Saudi Aramco actions, missile balistique Arabie saoudite, guerre États-Unis Iran, Ras Laffan, exportations GNL, économie Qatar non hydrocarbures, coalition arabe défense antiaérienne
Moussa Nassourou
Le calendrier complet de la Can Féminine 2026
Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires