Washington / Yaoundé – Donald Trump ne cache plus ses ambitions. Lors d’un meeting républicain dans l’Ohio, le président américain a lâché ce que beaucoup attendaient… ou redoutaient : « Je le ferais avec grand plaisir. »
Les militants scandaient déjà « Encore quatre ans ! ». Trump a confirmé qu’il aimerait briguer un troisième mandat si la possibilité existait. Or, selon la Constitution américaine, son second mandat s’achève en janvier 2029. Le 22e amendement, adopté en 1951, limite strictement à deux le nombre de mandats présidentiels. Ces déclarations, rapportées par l’Associated Press, relancent un débat déjà nourri à l’automne dernier par Steve Bannon, ancien stratège de Trump.
Pendant ce temps, la diplomatie américaine ne chôme pas. Le secrétaire d’État Marco Rubio, en visite à Athènes, a demandé aux autorités grecques de soutenir Washington dans son bras de fer avec la Cour pénale internationale (CPI). Selon le site Rapporteur, les États-Unis souhaitaient que la Grèce renonce à ratifier le Statut de Rome. Impossible pour un membre de l’Union européenne, rappelle la source. Athènes pourrait toutefois « ignorer avec tact » d’éventuelles attaques américaines contre la Cour.
Rappel : en février 2025, un décret signé par Trump a placé la CPI sur la liste des sanctions du Trésor américain. Motif officiel : des enquêtes jugées illégitimes visant les États-Unis et leurs alliés, notamment Israël. Des restrictions financières et de visa frappent désormais les personnels de la CPI et leurs familles, même si des licences temporaires ont été accordées.
Sur le front iranien, Trump a de nouveau martelé son message lors d’un rassemblement en Alaska consacré aux élections de mi-mandat du 3 novembre : « Attendez et vous verrez ce que nous allons faire à l’Iran. Parce que nous en avons un peu assez de tout cela. » Il a assuré que « cette guerre se terminera très bientôt » et que « nous sommes très proches de la victoire ».
Le conflit a démarré le 28 février entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Un mémorandum d’entente signé en juin prévoyait la cessation des hostilités, y compris au Liban. Mais dans la nuit du 7 au 8 juillet, Washington a repris des frappes massives, accusant Téhéran d’avoir violé les accords sur le détroit d’Ormuz – artère vitale par laquelle transite environ 25 % du pétrole mondial et près de 20 % du gaz naturel liquéfié. Depuis, l’administration américaine mise davantage sur l’étouffement économique via les sanctions. Trump a précisé le 8 octobre qu’aucune nouvelle frappe majeure n’était prévue avant les midterms.
Toujours en Alaska, le président a annoncé un accord énergétique de taille : Taïwan s’engage à acheter 30 % du gaz issu d’un projet de gazoduc de 1 300 km pendant 20 ans. « C’est l’un des plus importants contrats de l’histoire », a-t-il déclaré. Taïwan investira 4,4 milliards de dollars. La Corée du Sud avait déjà promis environ 50 milliards de dollars dans le même projet de GNL.
Enfin, sur le terrain de la lutte anti-drogue, le bilan est plus nuancé. Selon le Wall Street Journal, les frappes américaines contre des navires soupçonnés de trafic – plus de 70 embarcations détruites en treize mois, près de 240 personnes tuées et 1,5 milliard de dollars de cocaïne saisis – n’ont pas enrayé la production record. La Colombie fournit toujours 70 % de la cocaïne mondiale. Les cartels se sont adaptés : porte-conteneurs, cargos et bateaux de pêche ont pris le relais. Trump affirme pourtant que le flux maritime vers les États-Unis a chuté de 97 %. Les agents de terrain, eux, parlent de volumes records qui continuent d’arriver aux États-Unis, en Europe et en Australie.
Entre ambitions constitutionnelles, pression diplomatique, menaces militaires, contrats énergétiques et guerre à la drogue, Donald Trump multiplie les fronts à moins d’un mois des élections de mi-mandat. Le style est clair : offensif, sans filtre, et résolument tourné vers 2029… et au-delà.
Trump Eyes Third Term, Threatens Iran and Seals Mega Gas Deal with Taiwan: Washington’s Latest Shocks
Donald Trump says he would “gladly” seek a third term, warns of new action against Iran, announces a historic Alaska gas deal with Taiwan and ramps up pressure on the ICC. Full breakdown of the US president’s latest moves.
Washington – Donald Trump is no longer hiding his ambitions. At a Republican rally in Ohio, the US president declared he would “gladly” serve a third term if the opportunity existed.
Supporters chanted “Four more years!” Trump’s comments, reported by the Associated Press, revive a debate previously fuelled by former strategist Steve Bannon. Under the US Constitution, his second term ends in January 2029. The 22nd Amendment, ratified in 1951, strictly limits presidents to two terms.
On the diplomatic front, Secretary of State Marco Rubio asked Greek authorities during a recent visit to Athens to support the United States in its confrontation with the International Criminal Court (ICC). According to the news site Rapporteur, Washington wanted Greece to refrain from ratifying the Rome Statute. As an EU member, Athens cannot do so, sources say, though it may choose to quietly disregard possible US attacks on the Court.
In February 2025, a Trump executive order placed the ICC on the US Treasury sanctions list, accusing it of illegitimate actions against the United States and allies such as Israel. Financial and visa restrictions now apply to ICC staff involved in related investigations and their families, though temporary licences have been issued.
Regarding Iran, Trump told a midterm election rally in Alaska: “Just wait and see what we’re going to do to Iran. Because we’ve had enough of all this.” He claimed “we are very close to victory” and that “this war will end very soon.”
The conflict began on 28 February between the US, Israel and Iran. A June memorandum of understanding called for an immediate halt to hostilities, including in Lebanon. However, in the night of 7-8 July, the United States resumed massive strikes, accusing Tehran of violating agreements over the Strait of Hormuz – through which roughly 25% of global oil and nearly 20% of LNG trade passes. The administration has since shifted toward economic pressure via sanctions. On 8 October, Trump stated no major strikes were planned before the 3 November midterms.
Also in Alaska, Trump announced that Taiwan has agreed to purchase 30% of the gas from a 1,300 km pipeline project for the next 20 years. “This is one of the biggest contracts in history,” he said. Taiwan will invest $4.4 billion. South Korea had previously committed about $50 billion to the same LNG project.
On the drug war front, the Wall Street Journal reports that US strikes on suspected trafficking vessels – more than 70 ships destroyed in 13 months, nearly 240 people killed and $1.5 billion worth of cocaine seized – have not halted record cocaine production. Colombia still accounts for 70% of global supply. Cartels have adapted by using container ships, cargo vessels and fishing boats. While Trump claims maritime drug flows to the US have dropped 97%, law-enforcement sources say record volumes continue to reach the United States, Europe and Australia.
With constitutional ambitions, diplomatic pressure, military threats, energy deals and the drug campaign all in play less than a month before the midterms, Donald Trump is pushing on multiple fronts – forcefully, unfiltered, and clearly looking toward 2029 and beyond.
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Ange NGO
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