Bananes : les exportations du Cameroun bondissent de 21,5 %, mais le géant PHP perd 10,4 milliards FCFA
Avec 194 273 tonnes expédiées entre janvier et septembre 2026, le Cameroun accélère nettement ses exportations de bananes. Les deux filiales du groupe français Compagnie fruitière captent près de 82 % des volumes, tandis que le leader Plantations du Haut Penja (PHP) reste confronté à de lourdes pertes financières. Si la tendance se confirme au dernier trimestre, les exportations nationales pourraient approcher les 260 000 tonnes en 2026.
Le marché camerounais de la banane dessert affiche une dynamique commerciale particulièrement soutenue en 2026. Mais derrière la progression des volumes exportés, les performances financières du principal acteur de la filière soulèvent des interrogations. Selon les dernières statistiques de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), les exportations nationales ont atteint 194 273 tonnes au cours des neuf premiers mois de l’année, contre 159 952 tonnes sur la même période en 2025.
Cette progression de 34 321 tonnes représente une hausse de 21,5 % sur un an. Elle dépasse largement la croissance de 7 % enregistrée sur l’ensemble de 2025, lorsque les expéditions camerounaises avaient totalisé 225 345 tonnes.
Le secteur confirme ainsi son accélération commerciale. Toutefois, cette embellie ne signifie pas nécessairement que les entreprises exportatrices améliorent leur rentabilité. Le cas des Plantations du Haut Penja, premier exportateur national, illustre le décalage possible entre les volumes vendus à l’international et les résultats financiers.
Exportations de bananes : un mois de septembre particulièrement dynamique
Les chiffres de septembre 2026 confirment la vigueur des expéditions camerounaises. Au cours de ce mois, les exportateurs ont acheminé 29 019 tonnes de bananes vers les marchés internationaux, contre 22 720 tonnes en septembre 2025.
Il s’agit d’une augmentation de 6 299 tonnes, soit 27,7 % en glissement annuel. Cette performance constitue le deuxième meilleur résultat mensuel de l’année, derrière les 31 257 tonnes enregistrées en janvier.
La progression n’a cependant pas été linéaire. Les volumes exportés avaient notamment reculé à 15 267 tonnes en mai, avant de retrouver une dynamique plus soutenue.
Au total, les données disponibles à fin septembre montrent que la filière a déjà exporté l’équivalent de plus de 86 % du volume réalisé sur l’ensemble de l’année 2025. Il reste donc à peine 31 072 tonnes à expédier pour égaler le précédent total annuel de 225 345 tonnes.
Cette performance place la filière dans une position favorable à l’approche du dernier trimestre, période dont les résultats seront déterminants pour établir le bilan définitif de 2026.
Compagnie fruitière contrôle près de 82 % des exportations
La croissance du marché profite principalement au groupe français Compagnie fruitière de Marseille, à travers ses deux filiales camerounaises : les Plantations du Haut Penja (PHP) et la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM).
Entre janvier et septembre 2026, les deux entreprises ont cumulé 159 226 tonnes de bananes exportées. Ce volume représente environ 82 % des exportations nationales recensées par l’Assobacam.
À elle seule, PHP a expédié 133 583 tonnes, soit près de 68,8 % du total national. L’entreprise conserve ainsi sa position dominante dans une filière où la concentration des volumes autour de quelques opérateurs demeure particulièrement marquée.
La CDBM, deuxième filiale du groupe, a pour sa part exporté 25 643 tonnes au cours des neuf premiers mois de 2026. Entrée sur le marché de l’exportation en juin 2023, elle dépasse déjà son résultat de toute l’année 2025, qui s’était établi à 23 814 tonnes.
L’écart atteint 1 829 tonnes, soit une progression de 7,7 % par rapport à l’ensemble de l’exercice précédent.
Cette dynamique prolonge la forte croissance observée en 2025, année au cours de laquelle les exportations de la CDBM avaient bondi de 69,5 %, passant de 14 052 tonnes en 2024 à 23 814 tonnes.
La filiale renforce ainsi progressivement son poids dans les exportations camerounaises, même si ses volumes restent nettement inférieurs à ceux de PHP.
Le rachat des plantations de Boh renforce les capacités du groupe
L’expansion des deux filiales intervient après une opération susceptible de modifier durablement l’équilibre de la filière. Le 22 octobre 2025, Compagnie fruitière a repris les actifs agricoles de Boh Plantations Plc, qui occupait jusque-là le quatrième rang des producteurs de bananes du Cameroun.
Dans le cadre de cette transaction, PHP a repris la plantation de Mbonjo, tandis que la CDBM a acquis celle de Missaka, dans la région du Sud-Ouest.
Boh Plantations avait exporté 11 733 tonnes de bananes en 2024, avant de voir ses expéditions tomber à 7 532 tonnes en 2025. Ses volumes avaient cessé d’apparaître dans les statistiques mensuelles de l’Assobacam dès septembre 2025, avant la conclusion de la transaction.
La reprise de ces actifs a élargi la base de production du groupe français au Cameroun. Elle complique toutefois l’interprétation des chiffres de croissance publiés pour 2026.
En effet, les statistiques disponibles ne permettent pas de distinguer les volumes issus des plantations historiques de PHP et de la CDBM de ceux provenant des exploitations reprises à Boh. Il est donc impossible, à ce stade, de déterminer précisément quelle part de la hausse des exportations résulte de cette acquisition et quelle part provient d’une augmentation de la production des plantations déjà exploitées.
Cette distinction sera importante pour évaluer la croissance organique des entreprises et mesurer les gains réellement associés à l’intégration des nouveaux actifs.
La CDC maintient sa deuxième place parmi les exportateurs individuels
Derrière les deux filiales de Compagnie fruitière, la Cameroon Development Corporation (CDC) conserve une place importante dans le paysage bananier national.
L’entreprise agro-industrielle détenue à 100 % par l’État a exporté 35 047 tonnes entre janvier et septembre 2026, soit environ 18 % des volumes recensés par l’Assobacam.
Ces expéditions la placent derrière PHP et devant la CDBM parmi les exportateurs individuels.
La performance reste à apprécier au regard des difficultés structurelles auxquelles la CDC est confrontée. Principalement implantées dans la région du Sud-Ouest, ses plantations subissent les conséquences de la crise sociopolitique qui secoue les régions anglophones du Cameroun depuis la fin de 2016.
Les attaques et les perturbations liées à cette crise avaient notamment provoqué l’interruption des exportations de bananes de l’entreprise en 2018.
La CDC avait néanmoins amorcé un redressement en 2025, avec 42 286 tonnes exportées, contre 31 643 tonnes en 2024, soit une hausse de 33,6 %.
À fin septembre 2026, elle a déjà réalisé environ 82,9 % de ce volume annuel. Il lui reste donc 7 239 tonnes à exporter au cours du dernier trimestre pour égaler son résultat de 2025.
PHP : 10,4 milliards de FCFA de pertes en deux ans
Le paradoxe de la filière se trouve chez son principal exportateur. Malgré sa position dominante sur le marché, les Plantations du Haut Penja traversent une période financière difficile.
Selon les comptes de Compagnie Fruitière Import rapportés par la presse économique en septembre 2026, PHP a enregistré une perte nette de 5,78 milliards de FCFA en 2025, après un déficit de 4,62 milliards de FCFA en 2024.
Les pertes cumulées atteignent ainsi 10,4 milliards de FCFA sur deux exercices consécutifs.
La dégradation se reflète également dans le chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 84,8 milliards de FCFA en 2024 à 57,3 milliards en 2025, soit une baisse de 32,4 % et une contraction de 27,5 milliards de FCFA.
Pourtant, les volumes exportés par PHP n’ont reculé que de 1 % sur la même période, passant de 153 258 tonnes à 151 713 tonnes.
Autrement dit, la relative stabilité des expéditions n’a pas empêché une forte diminution des revenus annuels déclarés par l’entreprise.
Rapporté aux volumes exportés, le chiffre d’affaires représente environ 378 FCFA par kilogramme en 2025, contre 553 FCFA en 2024. Cet indicateur doit cependant être interprété avec prudence : le chiffre d’affaires de PHP couvre également d’autres activités et ne constitue donc pas un prix moyen de vente de la seule banane.
Il ne permet pas, à lui seul, d’établir que les prix de vente ont baissé dans les mêmes proportions.
Prix mondiaux en baisse : une pression supplémentaire sur les revenus
L’environnement international a également pesé sur les perspectives des producteurs. Selon les données de la Banque mondiale reprises par le ministère camerounais de l’Économie, le prix mondial moyen de la banane a reculé d’environ 11,2 % en 2025.
Cette évolution, attribuée notamment à l’augmentation de l’offre et à la concurrence entre pays producteurs, constitue un facteur de pression potentiel sur les recettes des exportateurs.
Elle ne suffit toutefois pas à expliquer, à elle seule, la chute de 32,4 % du chiffre d’affaires de PHP. Les informations disponibles ne permettent pas d’isoler précisément l’effet des prix, des conditions commerciales, des coûts de production, du transport ou des autres activités de l’entreprise.
Le véritable enjeu pour PHP en 2026 dépasse donc la conquête de volumes supplémentaires. L’entreprise doit parvenir à transformer ses exportations en revenus suffisants pour couvrir ses charges et rétablir sa rentabilité.
La progression des expéditions nationales est encourageante pour la filière, mais elle ne constitue pas une preuve de redressement financier. Les prochains comptes de l’entreprise seront nécessaires pour déterminer si l’augmentation des volumes s’accompagne d’une amélioration des marges.
Vers près de 260 000 tonnes de bananes exportées en 2026 ?
Les perspectives de fin d’année apparaissent favorables si la dynamique observée depuis janvier se maintient.
À fin septembre 2026, le Cameroun totalise 194 273 tonnes exportées. Au quatrième trimestre 2025, les expéditions avaient atteint environ 65 400 tonnes.
Si les exportateurs reproduisent cette performance entre octobre et décembre 2026, le total annuel pourrait approcher les 260 000 tonnes.
Il s’agit toutefois d’un scénario fondé sur le niveau d’activité observé l’année précédente, et non d’une prévision officielle. Les résultats définitifs dépendront des volumes effectivement produits et expédiés au cours des trois derniers mois.
La question des recettes mérite également une attention particulière. Selon l’Institut national de la statistique (INS), les ventes camerounaises de bananes à l’international ont généré 67,7 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 84,7 % par rapport à 2024.
Les statistiques de l’INS et celles de l’Assobacam présentent néanmoins des différences importantes. Pour 2025, l’INS recense 218 518 tonnes exportées dans la catégorie « bananes, y compris plantains », soit une baisse de 10,2 %. L’Assobacam fait, de son côté, état de 225 345 tonnes de bananes dessert, en hausse de 7 %.
Ces chiffres ne sont pas directement comparables, car les deux organismes s’appuient sur des périmètres statistiques différents. Les données de l’INS intègrent une catégorie plus large, tandis que celles de l’Assobacam portent sur les exportations de bananes dessert suivies par l’association professionnelle.
Un secteur en croissance, mais une rentabilité encore fragile
L’année 2026 pourrait marquer une nouvelle étape dans la progression des exportations camerounaises de bananes. La hausse de 21,5 % enregistrée à fin septembre, le développement de la CDBM et le renforcement des capacités du groupe Compagnie fruitière soutiennent cette dynamique.
La CDC poursuit également son redressement, malgré les contraintes liées à l’insécurité dans le Sud-Ouest.
Mais derrière ces volumes, la situation financière de PHP rappelle que la performance d’une filière ne se mesure pas uniquement aux tonnages exportés. Avec 10,4 milliards de FCFA de pertes cumulées en 2024 et 2025, le leader du marché doit démontrer que sa domination commerciale peut redevenir économiquement viable.
Pour le Cameroun, l’enjeu consiste désormais à consolider ses débouchés internationaux, à renforcer la résilience des plantations et à améliorer la valeur tirée des exportations agricoles. La barre des 260 000 tonnes est à portée de main dans le scénario envisagé. Le véritable test sera de savoir si cette croissance se traduira aussi par davantage de recettes, de marges et de valeur ajoutée pour les entreprises et l’économie nationale.
Cameroon’s Banana Exports Surge 21.5%, but Market Leader PHP Posts CFAF 10.4 Billion in Losses
Cameroon exported 194,273 tonnes of bananas between January and September 2026, representing a 21.5% increase year-on-year. The two local subsidiaries of French group Compagnie Fruitière accounted for nearly 82% of national shipments, while market leader Plantations du Haut Penja (PHP) continues to face significant financial difficulties. If the current trend holds, Cameroon’s banana exports could approach 260,000 tonnes in 2026.
Cameroon’s banana industry is experiencing a sharp acceleration in export volumes in 2026. However, behind the strong commercial performance, the financial position of the country’s leading exporter raises questions about the sector’s profitability.
According to the latest figures from the Cameroon Banana Association (Assobacam), national banana exports reached 194,273 tonnes during the first nine months of 2026, compared with 159,952 tonnes over the same period in 2025.
The increase of 34,321 tonnes represents year-on-year growth of 21.5%. This is significantly higher than the 7% growth recorded for the whole of 2025, when Cameroon exported 225,345 tonnes.
The sector is therefore expanding rapidly, but higher export volumes do not necessarily translate into stronger financial results. The situation at Plantations du Haut Penja, the country’s leading banana exporter, illustrates the potential gap between commercial growth and profitability.
Banana exports accelerate in September
September 2026 figures confirm the momentum in Cameroon’s banana exports. Exporters shipped 29,019 tonnes during the month, compared with 22,720 tonnes in September 2025.
This represents an increase of 6,299 tonnes, or 27.7% year-on-year. It was the second-highest monthly export performance of the year, behind the 31,257 tonnes recorded in January.
The growth has not been consistent throughout the year. Shipments fell to 15,267 tonnes in May before recovering in subsequent months.
By the end of September, Cameroon had already exported more than 86% of its total banana shipments for the whole of 2025. Only 31,072 additional tonnes were needed to match the previous year's total of 225,345 tonnes.
The figures point to a strong finish to the year, although the final outcome will depend on production and export volumes during the last quarter.
Compagnie Fruitière controls nearly 82% of exports
The main beneficiary of the expansion is French group Compagnie Fruitière de Marseille, through its two Cameroonian subsidiaries: Plantations du Haut Penja (PHP) and Compagnie des Bananes de Mondoni (CDBM).
Between January and September 2026, the two companies exported a combined 159,226 tonnes of bananas, accounting for approximately 82% of the national total reported by Assobacam.
PHP alone shipped 133,583 tonnes, representing 68.8% of Cameroon’s banana exports during the period. It remains the country’s dominant exporter in a market characterised by a high concentration of export volumes among a small number of operators.
CDBM, the group’s second Cameroonian subsidiary, exported 25,643 tonnes during the first nine months of 2026. Having entered the export market in June 2023, the company has already surpassed its full-year 2025 performance of 23,814 tonnes.
The increase amounts to 1,829 tonnes, or 7.7%, compared with the whole of 2025.
This continues the company’s strong expansion. In 2025, CDBM’s exports rose by 69.5%, from 14,052 tonnes in 2024 to 23,814 tonnes.
Although its shipments remain well below PHP’s volumes, CDBM is steadily increasing its contribution to Cameroon’s banana export industry.
Acquisition of Boh Plantations expands the group’s production base
The growth of the two subsidiaries follows a major acquisition that could reshape the structure of Cameroon’s banana industry.
On 22 October 2025, Compagnie Fruitière acquired the agricultural assets of Boh Plantations Plc, which had previously ranked as Cameroon’s fourth-largest banana producer.
Under the transaction, PHP took over the Mbonjo plantation, while CDBM acquired the Missaka plantation in the South-West Region.
Boh Plantations exported 11,733 tonnes of bananas in 2024, before shipments fell to 7,532 tonnes in 2025. Its volumes had already disappeared from Assobacam’s monthly export statistics in September 2025, before the transaction was completed.
The acquisition expanded Compagnie Fruitière’s production base in Cameroon. However, it also complicates the interpretation of the group’s export growth in 2026.
Assobacam’s published figures do not distinguish between shipments from the companies’ existing plantations and those originating from the assets acquired from Boh Plantations.
Consequently, it is not possible to determine precisely how much of the increase in exports results from the acquisition and how much reflects higher output from previously operated plantations.
This distinction will be important when assessing the companies’ underlying growth and the actual contribution of the newly acquired assets.
State-owned CDC maintains its position among leading exporters
Cameroon Development Corporation (CDC), a state-owned agro-industrial company, remains a major player in the industry.
The company exported 35,047 tonnes between January and September 2026, accounting for approximately 18% of the national total reported by Assobacam.
This places CDC behind PHP and ahead of CDBM among individual exporters.
Its performance must nevertheless be considered against the structural challenges facing the company. Most of CDC’s plantations are located in the South-West Region, which has been affected by the sociopolitical crisis in Cameroon’s English-speaking regions since late 2016.
Attacks and operational disruptions linked to the crisis led to the suspension of CDC’s banana exports in 2018.
The company subsequently began recovering. In 2025, its banana exports reached 42,286 tonnes, up 33.6% from 31,643 tonnes in 2024.
By the end of September 2026, CDC had already achieved approximately 82.9% of its 2025 annual volume. It would need to export another 7,239 tonnes during the final quarter to match last year’s performance.
PHP records CFAF 10.4 billion in losses over two years
Despite its dominant market position, PHP is facing significant financial pressure.
According to the financial statements of Compagnie Fruitière Import, as reported by economic media in September 2026, PHP recorded a net loss of CFAF 5.78 billion in 2025, following a deficit of CFAF 4.62 billion in 2024.
Its cumulative losses therefore reached CFAF 10.4 billion over two consecutive financial years.
Revenue also declined sharply. PHP’s reported turnover fell from CFAF 84.8 billion in 2024 to CFAF 57.3 billion in 2025, a decrease of 32.4%, equivalent to CFAF 27.5 billion.
Yet the company’s banana export volumes fell by only 1%, from 153,258 tonnes in 2024 to 151,713 tonnes in 2025.
In other words, relatively stable export volumes did not prevent a substantial decline in annual revenue.
Dividing reported turnover by exported volumes gives an indicative ratio of approximately CFAF 378 per kilogram in 2025, compared with CFAF 553 in 2024.
However, this ratio should be interpreted cautiously. PHP’s turnover also includes other activities, meaning it cannot be treated as the average selling price of bananas alone. It does not, by itself, establish that banana prices declined by the same proportion.
Falling international banana prices add pressure
The international market also presented challenges for producers.
According to World Bank data cited by Cameroon’s Ministry of the Economy, the average global banana price fell by approximately 11.2% in 2025.
The decline, attributed in part to increased supply and competition among producing countries, placed additional pressure on exporters’ potential revenues.
However, this trend alone cannot explain PHP’s 32.4% revenue decline. The available information does not establish the precise contributions of selling prices, commercial conditions, production costs, transport expenses or the company’s other activities.
PHP’s challenge in 2026 therefore goes beyond exporting larger volumes. The company must generate sufficient revenue and margins to cover its operating expenses and restore profitability.
The increase in national exports is encouraging for the sector, but it does not prove that PHP’s financial position has improved. The company’s next financial results will be needed to establish whether higher shipments have translated into stronger margins.
Cameroon’s banana exports could approach 260,000 tonnes in 2026
The outlook for the end of the year is favourable if the current trend continues.
By the end of September 2026, Cameroon had exported 194,273 tonnes of bananas. During the fourth quarter of 2025, exporters shipped approximately 65,400 tonnes.
If the same level of activity is repeated between October and December 2026, total annual exports could approach 260,000 tonnes.
This is a scenario based on the previous year’s performance, not an official forecast. The final figure will depend on actual production and shipments during the remaining three months.
Export earnings also deserve close attention. According to Cameroon’s National Institute of Statistics (INS), international banana sales generated CFAF 67.7 billion in 2025, an increase of 84.7% compared with 2024.
However, the INS and Assobacam figures differ significantly. For 2025, the INS recorded 218,518 tonnes exported under the broader category of “bananas, including plantains”, a decline of 10.2%. Assobacam, by contrast, reported 225,345 tonnes of dessert bananas, an increase of 7%.
The figures are not directly comparable because the two institutions use different statistical scopes. The INS category includes plantains, while Assobacam tracks dessert banana exports covered by the industry association.
A growing export industry with profitability still under pressure
Cameroon’s banana industry could reach a new export milestone in 2026. The 21.5% increase recorded by the end of September, CDBM’s expansion and Compagnie Fruitière’s enlarged production base are supporting the sector’s growth.
CDC is also continuing its recovery despite security-related constraints in the South-West Region.
Nevertheless, PHP’s financial difficulties demonstrate that export volumes alone are not sufficient to measure the sector’s economic performance. With cumulative losses of CFAF 10.4 billion in 2024 and 2025, the country’s leading exporter must show that its commercial dominance can once again translate into sustainable profitability.
For Cameroon, the broader challenge is to consolidate international markets, strengthen plantation resilience and increase the value generated by agricultural exports.
Approaching 260,000 tonnes of exports is a plausible scenario if the current momentum holds. The more important question is whether this expansion will also deliver higher revenues, stronger margins and greater value added for companies and the national economy.
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