CAN 2025 : le Sénégal confiant, le Maroc silencieux… le TAS prépare son verdict

CAN 2025 : le Sénégal confiant, le Maroc silencieux… le TAS prépare son verdict

CAN 2025 : le Sénégal et le Maroc ont défendu leurs positions devant le TAS à Lausanne. Le verdict sur le titre africain se fait attendre.

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CAN 2025 : le Sénégal et le Maroc face au TAS, le verdict qui pourrait tout changer se fait attendre


Le bras de fer entre le Sénégal et le Maroc autour du titre de la CAN 2025 est entré dans une nouvelle phase. Réunis jeudi 8 octobre 2026 à Lausanne, en Suisse, les représentants des deux fédérations ont défendu leurs arguments devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Après plusieurs heures d’audience à huis clos, aucune décision n’a été annoncée. Le Sénégal affiche sa confiance, tandis que le camp marocain a choisi de ne pas s’exprimer publiquement. Le sort du trophée continental reste donc suspendu à la sentence des arbitres.


Le Sénégal se dit satisfait de sa défense devant le TAS


Le Sénégal veut récupérer le titre remporté sur le terrain lors de la finale de la CAN 2025. La Fédération sénégalaise de football (FSF) conteste la décision de la Confédération africaine de football (CAF), qui a déclaré les Lions de la Teranga forfaits et attribué la victoire au Maroc sur le score de 3-0.


À l’issue de l’audience de jeudi, Abdoulaye Seydou Sow, secrétaire général de la FSF, s’est montré confiant. Sans dévoiler les détails des échanges, il a confirmé que les avocats sénégalais avaient présenté l’ensemble de leurs observations devant la formation arbitrale.


« Nos avocats ont présenté notre plaidoirie, ont présenté toutes nos observations et ont été entendus par la formation arbitrale », a-t-il déclaré, avant d’assurer que le Sénégal « s’est bien défendu ».


Le responsable sénégalais a toutefois rappelé que les débats étaient couverts par la confidentialité. Il appartient désormais aux arbitres d’examiner les arguments des deux parties avant de rendre leur sentence.


Les textes de la FIFA et de l’IFAB au cœur de la défense sénégalaise


Selon des informations rapportées par le journaliste sénégalais Sane Malang, la délégation sénégalaise aurait notamment invoqué l’article 9 du Code disciplinaire de la FIFA ainsi que la loi 5 des Lois du jeu de l’International Football Association Board (IFAB).


L’objectif de cette argumentation serait de défendre la validité de la rencontre et de contester les conséquences disciplinaires tirées des événements survenus pendant la finale. La partie sénégalaise soutiendrait notamment que le match est allé à son terme et que les circonstances du départ des joueurs de la pelouse ne justifiaient pas la sanction prononcée.


Le Sénégal aurait également soulevé des vices de procédure concernant la décision du jury d’appel de la CAF. Cet argument pourrait peser dans l’examen du recours si les arbitres estiment que les règles applicables à la procédure disciplinaire n’ont pas été respectées.


Ces éléments restent toutefois issus de comptes rendus journalistiques : le contenu officiel et intégral des plaidoiries n’a pas été rendu public.


Le Maroc défend sa position en s’appuyant sur le règlement de la CAF


De son côté, le Maroc entend préserver la décision qui lui a attribué le titre continental. Selon les informations rapportées par Sane Malang, les représentants marocains auraient notamment invoqué les articles 82 et 84 du règlement de la CAN.


Leur argumentation porterait également sur le rôle qu’aurait joué le président de la commission des arbitres dans les instructions données à l’arbitre de la finale. Selon cette version, ces interventions auraient pu influencer certaines décisions prises pendant la rencontre.


À la sortie de l’audience, la délégation marocaine n’a fait aucune déclaration publique. Ce silence ne permet cependant pas de tirer de conclusion sur la solidité de son dossier ou sur l’issue de la procédure.


Les deux fédérations ont donc défendu leurs positions devant les arbitres, dans une procédure dont les échanges restent confidentiels.


Retour sur une finale devenue une bataille juridique


La finale de la CAN 2025 s’est disputée le 18 janvier 2026 à Rabat, au Maroc. Sur le terrain, le Sénégal s’était imposé 1-0 après prolongation, décrochant ainsi le trophée au terme d’une rencontre particulièrement disputée.


Mais les événements survenus pendant le match ont donné lieu à un contentieux disciplinaire. Le 17 mars 2026, la CAF a déclaré le Sénégal forfait et homologué la rencontre sur le score de 3-0 en faveur du Maroc.


Cette décision a profondément changé le statut officiel du vainqueur de la compétition. La FSF a alors décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport pour obtenir son annulation et faire reconnaître les droits qu’elle estime avoir acquis sur le terrain.


Le recours place désormais le TAS au centre d’un dossier sensible pour le football africain. Au-delà du trophée, l’affaire soulève des questions sur l’application des règlements, les responsabilités des acteurs d’une rencontre et les garanties procédurales dans les décisions disciplinaires.


Verdict : le TAS se donne du temps


L’audience du 8 octobre s’est achevée après plusieurs heures de débats. La formation arbitrale, composée de trois membres, doit désormais étudier les arguments présentés par les deux camps avant de rendre sa décision.


Aucune sentence n’a été annoncée jeudi. Le verdict pourrait intervenir dans les prochains jours ou les prochaines semaines, sans qu’une date précise ait été communiquée.


Pour le Sénégal, l’enjeu est de faire annuler la décision de la CAF et de préserver le résultat obtenu sur le terrain. Pour le Maroc, il s’agit de conserver le titre qui lui a été officiellement attribué par l’instance continentale.


L’issue de cette procédure sera particulièrement suivie par les supporters des deux pays et par l’ensemble du football africain. Une chose est certaine : tant que le TAS n’aura pas rendu sa sentence, le contentieux juridique autour de la CAN 2025 restera ouvert.


Le titre de champion d’Afrique se joue désormais autant dans les textes que sur le terrain.




AFCON 2025: Senegal and Morocco face CAS as verdict on African title remains pending


The dispute between Senegal and Morocco over the 2025 Africa Cup of Nations title has entered a new phase. On Thursday, October 8, 2026, representatives of both football federations presented their arguments before the Court of Arbitration for Sport (CAS) in Lausanne, Switzerland. After several hours of closed-door proceedings, no ruling was announced. Senegal expressed confidence in its legal defence, while the Moroccan delegation chose not to comment publicly. The fate of the continental trophy now rests with the arbitrators.


Senegal confident after CAS hearing


Senegal is seeking to retain the title it won on the pitch in the AFCON 2025 final. The Senegalese Football Federation (FSF) is challenging the decision by the Confederation of African Football (CAF) to declare Senegal to have forfeited the match and award Morocco a 3-0 victory.


Speaking after Thursday's hearing, FSF Secretary-General Abdoulaye Seydou Sow expressed confidence in Senegal's case. Without disclosing details of the proceedings, he confirmed that the Senegalese lawyers had presented their arguments and observations to the arbitral panel.


“Our lawyers presented our pleadings, submitted all our observations and were heard by the arbitral panel,” he said, adding that Senegal had “defended itself well.”


Sow stressed, however, that the deliberations were confidential. The arbitrators must now assess the arguments presented by both sides before delivering their ruling.


FIFA and IFAB rules at the centre of Senegal's defence


According to information reported by Senegalese journalist Sane Malang, Senegal's delegation reportedly relied on Article 9 of the FIFA Disciplinary Code and Law 5 of the Laws of the Game issued by the International Football Association Board (IFAB).


The purpose of this argument was reportedly to defend the validity of the match and challenge the disciplinary consequences arising from the events during the final. Senegal's representatives are said to have argued that the match reached its conclusion and that the circumstances surrounding the players' departure from the pitch did not justify the sanction imposed.


Senegal also reportedly raised procedural objections concerning the decision issued by CAF's appeals body. This argument could prove significant if the arbitrators find that the applicable disciplinary procedures were not properly followed.


These details remain based on journalistic accounts, as the full official content of the legal submissions has not been made public.


Morocco relies on CAF regulations


Morocco, meanwhile, is seeking to uphold the decision that awarded it the continental title. According to Sane Malang's reporting, the Moroccan delegation reportedly invoked Articles 82 and 84 of the AFCON regulations.


Its arguments also reportedly concerned the role played by the president of the referees' committee in instructions allegedly given to the referee during the final. According to this account, those interventions may have influenced decisions made during the match.


The Moroccan delegation made no public statement after the hearing. Its silence, however, does not provide any indication of the strength of its case or the likely outcome of the proceedings.


Both federations have now presented their positions to the arbitrators, with the details of the hearing remaining confidential.


How the AFCON final became a legal battle


The AFCON 2025 final was played in Rabat, Morocco, on January 18, 2026. Senegal won 1-0 after extra time, claiming the trophy following a fiercely contested match.


However, events during the game triggered a disciplinary dispute. On March 17, 2026, CAF declared Senegal to have forfeited the final and officially recorded a 3-0 victory for Morocco.


The decision changed the official status of the tournament winner. The FSF subsequently appealed to the Court of Arbitration for Sport, seeking to overturn CAF's ruling and defend the result achieved on the pitch.


The case has placed CAS at the centre of a sensitive dispute for African football. Beyond the trophy itself, the proceedings raise questions about the interpretation of football regulations, the responsibilities of those involved in a match and the procedural safeguards governing disciplinary decisions.


CAS verdict still pending


Thursday's hearing concluded after several hours of arguments. The three-member arbitral panel must now examine the submissions from both sides before issuing its decision.


No ruling was announced on October 8. The verdict could be delivered in the coming days or weeks, although no specific date has been confirmed.


For Senegal, the objective is to overturn CAF's decision and preserve the result achieved on the pitch. Morocco, on the other hand, is seeking to retain the title officially awarded to it by the continental governing body.


The outcome will be closely watched by supporters in both countries and across African football. Until CAS delivers its ruling, the legal dispute over the 2025 Africa Cup of Nations title remains unresolved.


The battle for the African crown is now being fought as much in the rulebooks as it was on the pitch.


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Moussa Nassourou

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