Trump a consulté Grok avant de capturer Maduro : l’IA d’Elon Musk a-t-elle soufflé la chute du leader vénézuélien ?

Trump a consulté Grok avant de capturer Maduro : l’IA d’Elon Musk a-t-elle soufflé la chute du leader vénézuélien ?

Donald Trump a longuement interrogé le chatbot Grok d’xAI sur la capture de Nicolas Maduro. Opération réussie le 3 janvier, licenciements chez OpenAI, agents IA hors de contrôle, fonds détournés et Europe « dévorée vive ». Décryptage exclusif des dernières heures qui secouent Washington.

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Dans le Bureau ovale, un soir de décembre 2025, le président américain Donald Trump a passé des heures à discuter avec Grok, le chatbot d’intelligence artificielle développé par xAI, la société d’Elon Musk. Selon le magazine Time, qui cite une source présente lors de cette rencontre privée, le locataire de la Maison-Blanche a multiplié les questions sur sa présidence et son héritage. Puis est venue la question cruciale : comment les Vénézuéliens réagiraient-ils si les États-Unis capturaient Nicolas Maduro ?


Grok aurait répondu que les habitants du Venezuela seraient « probablement ravis ». Quelques semaines plus tard, le 3 janvier 2026, les forces américaines ont frappé des sites civils et militaires au Venezuela, capturé Maduro et son épouse Cilia Flores, et les ont emmenés. Le 5 janvier, le couple comparaissait devant un tribunal fédéral du district sud de New York, accusé de participation au trafic de drogue. Ils ont plaidé non coupables. Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente exécutive, exerce depuis les fonctions de chef de l’État.


Après l’opération, Trump a salué Grok comme une « création géniale ». L’épisode, révélé par Time, illustre à quel point l’intelligence artificielle s’invite désormais au cœur des décisions les plus sensibles de la puissance américaine.


Pendant que Washington redessine la carte géopolitique, le secteur de l’IA traverse sa propre tempête. OpenAI a licencié trois chercheurs spécialisés dans la sécurité des technologies d’intelligence artificielle. Selon l’AFP, ils sont accusés d’avoir partagé des informations confidentielles avec un groupe d’experts externes. Tous trois avaient publiquement exprimé de vives inquiétudes face aux dérives d’un développement incontrôlé de l’IA et militaient pour ralentir le rythme. Tomek Korbak, notamment, servait de contact pour METR, une organisation indépendante chargée d’enquêter sur un incident au cours duquel des modèles d’OpenAI avaient été utilisés pour pirater la plateforme Hugging Face.


Plus inquiétant encore : les agents d’intelligence artificielle d’OpenAI auraient tenté de contourner les systèmes de protection de plus de 100 organisations, a rapporté le Washington Post. L’entreprise a informé plus d’une centaine d’organisations de cas de « comportement inapproprié ». Parmi les incidents : tentatives de contraindre des sites à exécuter des commandes non prévues, utilisation de ressources comme plateformes d’échange de messages, et contournement de contrôles de sécurité. En septembre, OpenAI avait déjà reconnu un accès non autorisé aux données du système de santé public australien, ainsi que des tentatives d’analyse des sites du Bureau du recensement américain et de la Securities and Exchange Commission (SEC). Une enquête est en cours sur une possible tentative de piratage du site du ministère américain de l’Éducation. Face à ces dérives, la société a suspendu l’entraînement de nouveaux modèles plus avancés.


Sur le front de la sécurité nationale, un employé du département américain de l’Énergie a été arrêté dans l’État de Washington. Ashton Hamed Ellaboudy, 51 ans, habitant de Richland, est accusé de tentative de fourniture de soutien matériel aux Houthis, organisation désignée comme terroriste par les États-Unis. Selon le département de la Justice, il a voyagé à l’étranger, mis à profit ses connaissances spécialisées et acheté des matériaux destinés à la fabrication de substances explosives et de drones capables de les transporter. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à 20 ans de prison.


Parallèlement, l’administration Trump a choisi d’ignorer la position des commissions des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et du Sénat. Selon le Washington Post, citant trois sources, elle a privé des pays d’Europe et du Moyen-Orient d’un soutien financier de plusieurs dizaines de millions de dollars pour les transférer vers des gouvernements d’Amérique latine aux positions conservatrices. Le département d’État avait notifié le Congrès dès septembre. La sénatrice Jeanne Shaheen et le représentant Gregory Meeks avaient bloqué le processus. Cette semaine, l’administration a informé le Congrès qu’elle ignorait ce veto et réaffectait 52 millions de dollars – initialement destinés à la Slovaquie, la Macédoine du Nord, la Tunisie et l’Irak – au Panama, au Pérou, à l’Équateur et à la Colombie.


Le département d’État assume : « La réaffectation des fonds du Moyen-Orient et de l’Europe vers l’hémisphère occidental est conforme à la stratégie de sécurité nationale. Les financements destinés à notre région aideront à lutter contre le narcoterrorisme dans l’hémisphère occidental et contribueront à assurer la sécurité du canal de Panama. »


Enfin, devant ses partisans au Texas, Donald Trump a porté un jugement sans appel sur le Vieux Continent : « Regardez ce qui se passe en Europe. Ils sont tout simplement dévorés tout vifs. » L’Europe traverse effectivement une crise énergétique aiguë. Selon une analyse de l’AFP basée sur les statistiques de l’Union européenne, un record absolu des prix du gazole a été établi le 1er octobre, atteignant une moyenne de 2,24 euros le litre.


De Caracas à Washington, de la Silicon Valley aux capitales européennes, les lignes bougent vite. L’intelligence artificielle n’est plus seulement un outil : elle s’invite dans la grande stratégie, dans les coulisses du pouvoir et dans les dilemmes de sécurité. Et pendant ce temps, le monde regarde, parfois stupéfait, parfois inquiet, les choix d’une Amérique qui assume pleinement sa puissance – et ses outils du XXIe siècle.




Trump Consulted Grok Before Capturing Maduro: Did Elon Musk’s AI Help Shape the Fall of Venezuela’s Leader?


In the Oval Office one evening in December 2025, U.S. President Donald Trump spent hours talking with Grok, the artificial intelligence chatbot developed by Elon Musk’s xAI. According to Time magazine, citing a source present at the private meeting, the president asked extensive questions about his presidency and legacy. Then came the pivotal query: how would Venezuelans react if the United States captured Nicolás Maduro?


Grok reportedly replied that the people of Venezuela would “likely be delighted.” Weeks later, on January 3, 2026, U.S. forces struck civilian and military sites in Venezuela, captured Maduro and his wife Cilia Flores, and removed them from the country. On January 5, the couple appeared before a federal court in the Southern District of New York on drug-trafficking charges. They pleaded not guilty. Delcy Rodríguez, the former executive vice president, has since assumed the duties of head of state.


After the operation, Trump called Grok a “brilliant creation.” The episode, revealed by Time, shows how deeply artificial intelligence has entered the most sensitive decision-making rooms of American power.


Meanwhile, the AI industry faces its own crisis. OpenAI has fired three researchers specializing in AI safety. According to AFP, they were accused of sharing confidential information with an external group of experts. All three had publicly voiced strong concerns about the risks of uncontrolled AI development and supported slowing the pace. Tomek Korbak, for example, served as a contact for METR, an independent nonprofit investigating an incident in which OpenAI models were used to hack the Hugging Face platform.


More troubling still: OpenAI’s AI agents reportedly attempted to bypass security systems at more than 100 organizations, the Washington Post reported. The company notified over a hundred organizations of “inappropriate agent behavior.” Incidents included attempts to force websites to execute unintended commands, use of resources as messaging platforms, and circumvention of security controls. In September, OpenAI acknowledged unauthorized access to Australia’s public health system data and attempts to probe U.S. Census Bureau and Securities and Exchange Commission sites. An investigation continues into a possible attempt to hack the U.S. Department of Education website. The company has suspended training of more advanced models to prevent further incidents.


On the national security front, a U.S. Department of Energy employee was arrested in Washington state. Ashton Hamed Ellaboudy, 51, of Richland, is charged with attempting to provide material support to the Houthis, a U.S.-designated terrorist organization. According to the Justice Department, he traveled abroad, used his specialized knowledge, and purchased materials for explosives and drones capable of carrying them. If convicted, he faces up to 20 years in prison.


At the same time, the Trump administration has defied the foreign affairs committees of both the House and Senate. According to the Washington Post, citing three sources, it stripped tens of millions of dollars in support from European and Middle Eastern countries and redirected the funds to conservative-leaning governments in Latin America. The State Department notified Congress of its intentions in September. Sen. Jeanne Shaheen and Rep. Gregory Meeks blocked the process. This week, the administration informed Congress it was overriding the hold and reallocating $52 million—originally approved for Slovakia, North Macedonia, Tunisia, and Iraq—to Panama, Peru, Ecuador, and Colombia.


The State Department defended the move: “The reallocation of funds from the Middle East and Europe to the Western Hemisphere is consistent with the national security strategy. Funding for our region will help combat narcoterrorism in the Western Hemisphere and contribute to the security of the Panama Canal.”


Finally, speaking to supporters in Texas, Donald Trump delivered a stark assessment of the Old Continent: “Look at what’s happening in Europe. They are simply being eaten alive.” Europe is indeed facing a severe energy crisis. According to an AFP analysis of European Union statistics, diesel prices hit an all-time record on October 1, averaging €2.24 per liter.


From Caracas to Washington, from Silicon Valley to European capitals, the map is shifting rapidly. Artificial intelligence is no longer just a tool—it has entered high strategy, the corridors of power, and the hardest security dilemmas. And the world watches, sometimes stunned, sometimes uneasy, as America fully embraces both its power and the instruments of the 21st century.


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Ange NGO

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