Afrique : quatre morts après avoir consommé de la viande de singe en RDC, Ebola inquiète et les crises s’étendent
De la République démocratique du Congo au Mali, plusieurs foyers de crise sanitaire, sécuritaire et humanitaire continuent de marquer l’actualité africaine. En RDC, quatre personnes sont mortes après avoir consommé de la viande de singe, tandis qu’un membre de Médecins sans frontières a été testé positif au virus Bundibugyo. Au Soudan, une frappe de drone a fait plusieurs dizaines de victimes. En Éthiopie, les tensions avec l’Érythrée et autour du Nil se poursuivent, alors que le Mali fait face à la fermeture de milliers d’écoles.
RDC : quatre morts après avoir consommé de la viande de singe
Le drame s’est produit dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon les informations rapportées par Radio Okapi, des habitants de la localité de Munsanga ont capturé un singe le 26 septembre avant de décider de consommer sa viande.
Quatre personnes sont décédées moins de 24 heures après l’apparition des premiers symptômes. Plusieurs autres personnes ont été hospitalisées et restent sous surveillance médicale.
Les autorités sanitaires locales cherchent désormais à déterminer précisément les circonstances du drame. L’enquête doit notamment établir dans quelles conditions l’animal a été obtenu, comment sa viande a été conservée et sous quelle forme elle a été consommée.
Des prélèvements ont également été effectués sur les personnes touchées afin de contribuer à déterminer l’origine exacte de la maladie.
Cette affaire relance la question des risques sanitaires liés à la consommation de viande de brousse. Selon les éléments cités dans la source, l’ONU alerte notamment sur le risque que représente la consommation d’animaux sauvages pour les communautés, certains primates pouvant être porteurs de différentes maladies infectieuses.
Ebola : un employé de MSF contaminé en RDC
La situation sanitaire est d’autant plus préoccupante que la RDC fait parallèlement face à une flambée d’Ebola.
Médecins sans frontières a confirmé qu’un membre de son personnel travaillant dans la riposte à l’épidémie en RDC avait été testé positif au virus Bundibugyo. Son évacuation médicale vers les Pays-Bas était en préparation, dans le cadre d’un protocole médical strict et en coordination avec les autorités sanitaires congolaises et néerlandaises.
MSF n’a pas communiqué le nom, la nationalité ni l’état de santé de la personne contaminée.
L’organisation est engagée dans la réponse à la flambée d’Ebola dans plusieurs provinces, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, la Tshopo et le Haut-Uélé. Les chiffres attribués dans la source au gouvernement congolais font état de 8.116 personnes contaminées et de 3.924 décès, avec une propagation dans sept provinces.
La flambée actuelle avait également touché l’Ouganda. Les autorités ougandaises avaient annoncé la fin de l’épidémie le 28 juillet, décision ensuite confirmée par l’Organisation mondiale de la santé le 25 août.
L’histoire d’Ebola reste marquée par l’épidémie ouest-africaine de 2014-2016, qui avait frappé notamment la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone et provoqué plus de 11.000 décès selon les données reprises dans la source. Le premier cas humain avait été enregistré en RDC en 1976.
Soudan : une frappe de drone fait cinq morts à El Obeid
Au Soudan, la guerre continue également de faire payer un lourd tribut aux populations civiles.
Cinq civils ont été tués et 47 autres blessés lors d’une frappe de drone visant un dortoir de l’université du Kordofan, à El Obeid, capitale de l’État du Kordofan du Nord, selon le Réseau des médecins soudanais.
L’organisation a attribué cette attaque aux Forces de soutien rapide (FSR), tout en dénonçant une nouvelle frappe contre des infrastructures civiles et sociales. Les FSR n’avaient pas encore réagi à cette accusation au moment des informations rapportées dans la source.
Le Réseau des médecins soudanais a appelé les Nations unies et les organisations humanitaires internationales à condamner les attaques contre les infrastructures civiles et à renforcer l’aide médicale d’urgence aux victimes.
Éthiopie : Addis-Abeba durcit le ton face à Asmara
Les tensions diplomatiques entre l’Éthiopie et l’Érythrée connaissent également un nouvel épisode.
Addis-Abeba a annoncé la fermeture de son ambassade à Asmara et déclaré dix diplomates érythréens personae non gratae. Selon les autorités éthiopiennes, ces diplomates auraient mené des activités considérées comme une menace directe pour la sécurité nationale et contraires à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ils auraient reçu 48 heures pour quitter le territoire éthiopien.
Malgré cette décision, le ministère éthiopien des Affaires étrangères affirme vouloir préserver les liens historiques, culturels et humanitaires entre les deux pays et dit rester favorable à un règlement pacifique des différends.
Le barrage de la Renaissance toujours au cœur des tensions
Sur un autre front diplomatique, Addis-Abeba entend évaluer les conséquences de l’opposition égyptienne à plusieurs projets éthiopiens liés à l’eau, notamment au Grand barrage de la Renaissance.
Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a indiqué qu’un comité national avait été mis en place et que plus de 22 projets auraient été bloqués ou entravés par l’opposition égyptienne, selon une déclaration rapportée par l’Agence de presse éthiopienne.
Le barrage de la Renaissance, construit sur le Nil Bleu, a officiellement été mis en service en septembre 2025. Son édification a constitué pendant plusieurs années un point majeur de désaccord entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan.
Nord de l’Éthiopie : l’ONU alerte sur la situation humanitaire
Dans le nord du pays, les combats entre les forces fédérales et les formations du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) et leurs alliés suscitent de nouvelles inquiétudes.
Le coordonnateur résident des Nations unies en Éthiopie, Ozonnia Ojielo, a fait état d’incidents touchant des employés d’organisations humanitaires, leurs installations et leurs biens. Il a appelé les différentes parties à respecter les règles du droit international humanitaire.
Selon les informations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU reprises dans la source, les vols aériens restent suspendus dans la région du Tigré tandis que de nombreux blessés affluent dans les établissements hospitaliers.
Les combats se sont intensifiés en septembre après plusieurs mois de tensions. Les affrontements ont notamment touché le Tigré, l’Afar et l’Amhara.
Algérie : le Parlement approuve des amendements prévoyant la peine de mort pour certains incendies
En Algérie, les députés de l’Assemblée populaire nationale ont approuvé des amendements au Code pénal prévoyant notamment la peine de mort pour certains incendies volontaires de forêts et de terres agricoles.
Selon l’agence APS, les amendements font passer de 20 ans de réclusion à la peine capitale la peine maximale encourue dans certains cas d’incendies criminels. Le texte concerne également certaines infractions considérées comme portant atteinte à la sécurité, à l’ordre public, à l’unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale, ainsi que certains cas d’enlèvement d’enfants.
Le ministre algérien de la Justice, Lotfi Boudjemaa, a rappelé que la peine de mort figurait déjà dans la législation pour certains incendies ayant entraîné la mort ainsi que pour certaines formes aggravées d’enlèvement d’enfants.
Selon les informations fournies, aucune exécution n’a toutefois eu lieu en Algérie depuis 1993, malgré le maintien de condamnations à mort dans certaines affaires, notamment liées au terrorisme et aux homicides volontaires.
Mali : plus de 2.400 écoles toujours fermées
Au Mali, la crise sécuritaire et humanitaire continue de peser lourdement sur l’éducation.
Selon les données du groupe de coordination pour l’éducation au Mali citées par Maliweb, 2.444 écoles étaient encore fermées en juin 2026. Ces fermetures affectaient environ 733.200 élèves et 14.600 enseignants.
Le nombre d’établissements fermés a progressé par rapport à 2025, lorsque 2.036 écoles étaient concernées. La source fait état d’une hausse d’environ 20 % en un an.
Les établissements touchés sont répartis dans quatorze régions, notamment Kidal, Gao, Ménaka, Tombouctou, Mopti, Ségou et Koulikoro.
La tendance est particulièrement préoccupante sur le temps long : un peu plus de 1.300 écoles étaient fermées en 2021. En cinq ans, leur nombre a donc presque doublé.
La nouvelle année scolaire 2026-2027 a débuté le 1er octobre au Mali. À Bamako, le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a présidé la cérémonie officielle d’ouverture et réaffirmé l’objectif d’un système éducatif accessible et efficace.
Une Afrique confrontée à des crises multiples
Ces différents événements illustrent la diversité des crises auxquelles plusieurs pays africains restent confrontés : urgences sanitaires en RDC, conflit armé au Soudan, tensions diplomatiques dans la Corne de l’Afrique, affrontements dans le nord de l’Éthiopie et conséquences sécuritaires persistantes sur l’éducation au Mali.
Au-delà des chiffres, les conséquences sont directement visibles sur les populations : des familles endeuillées en RDC et au Soudan, des personnels humanitaires exposés, des infrastructures civiles fragilisées et des centaines de milliers d’enfants privés d’un accès normal à l’école.
La situation reste donc suivie avec attention par les autorités nationales, les organisations humanitaires et les agences internationales.
Africa: Four Dead in DR Congo After Eating Monkey Meat as Ebola and Security Crises Persist
Several African countries are facing renewed health, security and humanitarian challenges. In the Democratic Republic of Congo, four people have died after reportedly eating monkey meat in North Kivu, while a Médecins Sans Frontières staff member has tested positive for Bundibugyo virus. In Sudan, a drone strike killed five civilians and injured 47 others. Ethiopia is facing renewed tensions with Eritrea and Egypt, while thousands of schools remain closed in Mali because of insecurity.
Four people die after eating monkey meat in DR Congo
The incident occurred in Munsanga, in North Kivu province in eastern DR Congo.
According to information reported by Radio Okapi, residents captured a monkey on September 26 and decided to eat its meat. Four people died less than 24 hours after developing symptoms, while several others were hospitalized and placed under medical observation.
Local health authorities have launched an investigation to establish how the animal was obtained, how its meat was stored and how it was prepared and consumed.
Samples have also been collected from affected individuals to help determine the exact cause of the illnesses.
The incident has once again raised concerns about the health risks associated with bushmeat consumption. The source cites United Nations warnings about the risks posed by the consumption of wild animals, including primates that can carry infectious diseases.
Ebola: MSF staff member tests positive
The health situation is compounded by the ongoing Ebola outbreak in the Democratic Republic of Congo.
Médecins Sans Frontières confirmed that one of its staff members, who was working on the Ebola response, had tested positive for Bundibugyo virus.
The patient is being evacuated to the Netherlands under a strict medical protocol and in coordination with Congolese and Dutch health authorities. MSF has not disclosed the person's name, nationality or health condition.
According to figures attributed to the Congolese government in the source, the current outbreak has recorded 8,116 infections and 3,924 deaths, with seven provinces affected. MSF is responding in several provinces, including Ituri, North Kivu, Tshopo and Haut-Uélé.
The source recalls that the largest Ebola outbreak occurred in West Africa between 2014 and 2016, particularly in Guinea, Liberia and Sierra Leone, killing more than 11,000 people.
Sudan: five civilians killed in drone strike
In Sudan, five civilians were killed and 47 others injured in a drone strike targeting a university dormitory in El Obeid, capital of North Kordofan state.
The Sudan Doctors Network attributed the attack to the Rapid Support Forces and condemned what it described as a serious violation of international humanitarian law. The RSF had not responded to the allegation at the time of the report.
Ethiopia intensifies diplomatic pressure on Eritrea
Ethiopia has announced the closure of its embassy in Asmara and declared ten Eritrean diplomats persona non grata.
According to the Ethiopian Foreign Ministry, the diplomats were involved in activities considered a direct threat to national security and a violation of the Vienna Convention on Diplomatic Relations. They were reportedly given 48 hours to leave Ethiopia.
Despite the diplomatic escalation, Addis Ababa said it remained committed to peaceful efforts to resolve its disagreements with Eritrea.
The Nile remains a major source of tension
Ethiopia is also preparing to assess the impact of Egyptian opposition to several water and energy projects.
Water and Energy Minister Habtamu Itefa said a national committee had been established and that more than 22 projects had allegedly been blocked or disrupted by Egyptian opposition, according to the Ethiopian News Agency.
The Grand Ethiopian Renaissance Dam, built on the Blue Nile, was officially inaugurated in September 2025. Its construction has been a major source of disagreement between Ethiopia, Egypt and Sudan for years.
Northern Ethiopia: UN warns of worsening humanitarian conditions
The United Nations has expressed concern over renewed fighting in northern Ethiopia involving federal forces and formations of the Tigray People's Liberation Front and its allies.
UN Resident Coordinator Ozonnia Ojielo warned about incidents affecting humanitarian workers, facilities and property, and called on all parties to respect international humanitarian law.
According to the UN humanitarian information cited in the source, flights remain suspended in the Tigray region while large numbers of wounded people are arriving at hospitals.
Algeria: lawmakers approve death penalty amendments
Algeria's lower house of parliament has approved amendments to the penal code introducing the death penalty for certain cases of deliberate forest and agricultural land fires.
According to Algeria's APS news agency, the amendments increase the maximum sentence in certain cases from 20 years in prison to capital punishment. The provisions also cover certain offences involving national security, public order, national unity, economic and environmental stability, as well as aggravated child abduction.
The source notes that Algeria has not carried out an execution since 1993, although death sentences continue to be handed down in some cases.
Mali: more than 2,400 schools remain closed
In Mali, insecurity and the humanitarian crisis continue to disrupt education.
According to education coordination data cited by Maliweb, 2,444 schools were closed in June 2026, affecting around 733,200 students and 14,600 teachers. The number of closed schools was up from 2,036 in 2025.
The affected schools are spread across 14 regions, including Kidal, Gao, Ménaka, Timbuktu, Mopti, Ségou and Koulikoro.
The scale of the disruption has increased significantly over the past five years. In 2021, just over 1,300 schools were closed.
The 2026-2027 school year began in Mali on October 1, with Education Minister Amadou Sy Savané attending the official opening ceremony in Bamako.
A continent facing multiple crises
From health emergencies in DR Congo to armed conflict in Sudan, diplomatic tensions in the Horn of Africa and the continuing impact of insecurity on education in Mali, several parts of Africa remain under significant pressure.
The consequences are being felt directly by civilians, humanitarian workers, students and families across the affected countries.
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