Le front anti-Infantino s’élargit
La contestation monte d’un cran autour de Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA prépare sa candidature à un nouveau mandat, plusieurs figures majeures du football mondial sortent du silence pour dénoncer la gouvernance actuelle de l’instance.
Parmi elles, des noms qui parlent immédiatement aux amoureux du ballon rond : Robert Pirès, Emmanuel Petit et Juan Sebastián Verón. Les anciens internationaux ont signé une déclaration commune particulièrement sévère, appelant à un changement profond de la gouvernance du football mondial.
Leur message ne vise pas seulement une décision particulière. Il met directement en cause la manière dont les grandes orientations du football sont prises.
« Trop, c’est trop » : les anciennes stars brisent le silence
Dans leur déclaration, les anciens joueurs commencent par rappeler leur lien intime avec le football.
« En tant que joueurs, le football nous a tout donné, et nous avons consacré nos vies au football. »
Mais derrière cet hommage au sport se cache une inquiétude profonde.
Selon eux, des millions de supporters partagent désormais le sentiment que le football se dégrade sous la direction actuelle de la FIFA.
Ils dénoncent surtout un déficit de consultation des principaux acteurs du jeu.
« Depuis trop longtemps, des décisions majeures sont prises sans consulter ni informer les supporters et les joueurs. »
Pour ces anciennes gloires, le problème n’est donc plus seulement sportif. Il touche directement à la gouvernance et à la représentativité du football mondial.
Les joueurs et les supporters veulent avoir leur mot à dire
Le groupe réclame désormais des mesures concrètes et un changement structurel.
« Le changement est indispensable. Le pouvoir a fait perdre aux dirigeants actuels tout équilibre entre leurs propres intérêts et ce qui est le mieux pour le football. »
Une accusation lourde dans le contexte actuel, alors que plusieurs projets de la FIFA ont suscité de vives réactions au sein des confédérations et des fédérations.
Les anciens joueurs veulent surtout que les footballeurs et les supporters disposent d’un véritable espace de décision.
« Ceux qui foulent la pelouse et ceux qui prennent place dans les tribunes méritent d’avoir voix au chapitre pour façonner l’avenir. »
Le collectif reconnaît toutefois que des personnes au sein de la FIFA souhaitent restaurer la confiance.
Mais, selon lui, cela ne suffira pas sans une réforme profonde.
« Une nouvelle ère exige un changement structurel. »
La conclusion donne le ton de leur mobilisation :
« En tant que communauté, nous sommes restés silencieux trop longtemps. Nous ne nous tairons plus jamais. »
Une sortie qui donne une nouvelle dimension à la contestation contre la direction actuelle de la FIFA.
Les pays nordiques retirent leur confiance à Infantino
Dans le même temps, le président de la FIFA voit son soutien s'effriter en Europe du Nord.
Le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Suède et les Îles Féroé ont annoncé, à l’issue d’une réunion à Helsinki, qu’ils ne faisaient plus confiance à Gianni Infantino.
Dans un communiqué commun, les fédérations nordiques ont expliqué leur position.
« Les fédérations de football nordiques sont préoccupées par la gouvernance et le processus décisionnel au sein de l’organisation au plus haut niveau et se tiennent aux côtés de l’UEFA. »
Cette prise de position est loin d’être anodine.
Elle intervient après une déclaration commune de l’UEFA, de la Confédération asiatique de football (AFC) et de la CONCACAF, qui avaient déjà exprimé leur défiance envers la gouvernance d’Infantino.
Le président de la FIFA se retrouve donc confronté à une contestation qui dépasse désormais une seule région du monde.
Ceferin ne sera pas le rival d’Infantino
Dans cette bataille qui se dessine en vue de l’élection présidentielle de la FIFA, une hypothèse vient toutefois de disparaître.
Aleksander Ceferin ne sera pas candidat contre Gianni Infantino.
Le président de l’UEFA a clairement fermé la porte à une candidature.
« La présidence de la FIFA ne m’intéresse pas », a déclaré le Slovène de 58 ans dans le podcast The Rest is Politics: Leading.
Ceferin assure préférer poursuivre son travail à la tête de l’UEFA.
« J’aime l’UEFA et le travail que j’y accomplis. Je pense qu’il est temps, à un moment donné, de profiter un peu de la vie. »
Arrivé à la présidence de l’UEFA en 2016, après la période Michel Platini, Ceferin ne constituera donc pas le visage de l’opposition à Infantino.
Mais son refus ne signifie pas que le président sortant aura un boulevard devant lui.
Un autre candidat pourrait émerger
Aleksander Ceferin s’attend lui-même à ce qu’un autre prétendant se manifeste.
Pour l’heure, l’identité d’un éventuel candidat concurrent reste inconnue.
Cette incertitude donne une importance particulière aux prochaines semaines. Le rapport de force pourrait évoluer rapidement si une candidature crédible venait à émerger et à fédérer les fédérations opposées à la direction actuelle.
Infantino vise un nouveau mandat jusqu’en 2031
Gianni Infantino espère être reconduit pour un mandat 2027-2031.
L’élection est annoncée pour le 18 mars 2027, à l’occasion du 77e Congrès de la FIFA à Rabat, au Maroc.
Le dirigeant suisse part avec l’avantage d’être le président sortant et de bénéficier encore d’un soutien important au sein de la famille du football mondial.
Mais son autorité politique semble désormais davantage contestée.
Ses projets liés à l’évolution de la Coupe du monde, vivement critiqués avant d’être finalement annulés selon les éléments rapportés, ont contribué à alimenter les tensions avec plusieurs acteurs majeurs.
L’UEFA, des fédérations asiatiques et de la CONCACAF, puis les fédérations nordiques, ont successivement exprimé leurs réserves.
Et désormais, des anciennes légendes du football mondial entrent elles aussi dans l’arène.
Le football mondial à la croisée des chemins
La séquence actuelle dépasse donc largement la prochaine élection présidentielle.
Elle pose une question fondamentale : qui doit réellement peser sur les décisions qui engagent l’avenir du football mondial ?
Les fédérations disposent du pouvoir institutionnel. Les confédérations disposent d’un poids politique considérable. Mais les joueurs et les supporters, eux, réclament une place plus importante dans les grandes décisions.
C’est précisément sur cette fracture que les anciennes stars veulent agir.
Avec Pirès, Petit, Verón et d’autres figures du football qui annoncent vouloir sortir du silence, la contestation prend désormais une dimension symbolique forte.
Face à eux, Gianni Infantino conserve l’appareil institutionnel de la FIFA et prépare son rendez-vous électoral de Rabat.
La bataille pour 2027 ne fait que commencer. Et si Ceferin ne veut pas être l’homme qui affrontera Infantino, la question demeure entière : qui osera prendre la tête du front du changement ?
FIFA Crisis Deepens: Football Legends Challenge Infantino as Nordic Nations Withdraw Support
Robert Pirès, Emmanuel Petit and Juan Sebastián Verón have challenged FIFA's current leadership, while Nordic federations withdraw their support for Gianni Infantino ahead of the 2027 election.
Former football stars break their silence
Pressure is mounting around FIFA president Gianni Infantino.
As the Swiss football administrator prepares to seek another term at the head of world football, several former stars have publicly criticized the current direction of FIFA and called for structural change.
Among them are former Arsenal and France legends Robert Pirès and Emmanuel Petit, as well as former Argentina international Juan Sebastián Verón.
In a joint statement, the former players said they could no longer remain silent about what they described as a deterioration of the sport under FIFA's current leadership.
“Enough is enough”
The former players began their statement by recalling their lifelong connection with football.
“As players, football gave us everything, and we devoted our lives to football.”
But they then issued a blunt warning about the current state of the game.
They said millions of supporters share their concerns and believe that football is increasingly deteriorating under FIFA's current leadership.
Their main criticism focuses on decision-making processes.
“For too long, major decisions have been made without consulting or informing supporters and players.”
The group believes football's biggest stakeholders deserve a greater role in determining the future of the sport.
Players and supporters demand a voice
The former players called for concrete action and structural reform.
“Change is essential. Power has caused the current leadership to lose the balance between its own interests and what is best for football.”
They also acknowledged that there are people inside FIFA who genuinely want to restore trust.
However, they argued that a new era requires more than individual goodwill.
“A new era requires structural change.”
Their demand is clear: players and supporters should have a direct voice in football governance.
“Those who step onto the pitch and those who take their seats in the stands deserve to have a say in shaping the future.”
The statement ended with a powerful declaration:
“As a community, we have remained silent for too long. We will never remain silent again.”
Nordic countries withdraw support for Infantino
The criticism comes as Gianni Infantino faces growing political opposition.
Denmark, Finland, Iceland, Norway, Sweden and the Faroe Islands announced after a meeting in Helsinki that they no longer had confidence in the FIFA president.
In a joint statement, the Nordic football associations said:
“The Nordic football associations are concerned about governance and decision-making processes at the highest level of the organization and stand alongside UEFA.”
The move follows previous criticism from UEFA, the Asian Football Confederation (AFC) and CONCACAF.
The growing opposition suggests that the dispute surrounding FIFA's leadership is no longer confined to a single region.
Ceferin will not challenge Infantino
One major question surrounding the 2027 FIFA presidential election has now been answered.
UEFA president Aleksander Ceferin will not run against Gianni Infantino.
The Slovenian has ruled himself out of the race.
“The FIFA presidency does not interest me,” the 58-year-old said on The Rest is Politics: Leading podcast.
Ceferin said he remains committed to UEFA.
“I like UEFA and the work I do there. I think at some point it is time to enjoy life a little.”
Ceferin became UEFA president in 2016, succeeding Michel Platini.
Another challenger could emerge
Ceferin's decision does not necessarily mean Infantino will face no serious opposition.
The UEFA president reportedly expects another candidate to emerge.
For now, however, the identity of a potential challenger remains unknown.
That could make the coming months crucial for the political balance within FIFA.
Infantino seeks another term
Gianni Infantino is seeking re-election for the 2027-2031 term.
The election is scheduled for 18 March 2027 during the 77th FIFA Congress in Rabat, Morocco.
The FIFA president remains the frontrunner as the incumbent, but his political position is facing increasing scrutiny.
Controversial projects surrounding the future of the World Cup have contributed to tensions with several football organizations and federations.
The withdrawal of support from Nordic countries adds another layer to the dispute.
Now, former football stars are also entering the debate.
A battle over the future of world football
The dispute is becoming bigger than the 2027 election itself.
At its heart is a fundamental question: who should have a real say in the decisions shaping the future of football?
FIFA's member associations hold the formal voting power. Confederations possess major political influence. But players and supporters are increasingly demanding a stronger voice.
The former stars' statement gives that movement a powerful symbolic dimension.
Robert Pirès, Emmanuel Petit, Juan Sebastián Verón and other former players are now openly calling for change.
Infantino, meanwhile, retains the institutional advantage of being FIFA's sitting president and is preparing for the March 2027 election in Rabat.
The 2027 FIFA battle is already taking shape. Ceferin will not be the challenger, but the big question remains: who will step forward to lead the opposition?
FIFA, Gianni Infantino, crise FIFA, Robert Pirès, Emmanuel Petit, Juan Sebastian Veron, Aleksander Ceferin, UEFA, AFC, CONCACAF, football mondial, élections FIFA 2027, FIFA 2027, Infantino réélection, pays nordiques, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Islande, Îles Féroé, gouvernance FIFA, football africain, Congrès FIFA Rabat. FIFA, Gianni Infantino, FIFA crisis, Robert Pires, Emmanuel Petit, Juan Sebastian Veron, Aleksander Ceferin, UEFA, AFC, CONCACAF, FIFA election 2027, FIFA 2027, Nordic football, football governance, world football, Infantino re-election, Rabat FIFA Congress
Guy F. FOSSO