Crise à la FIFA : Motsepe sort du silence et lance un message fort aux détracteurs d’Infantino

Crise à la FIFA : Motsepe sort du silence et lance un message fort aux détracteurs d’Infantino

En pleine crise de gouvernance à la FIFA, Patrice Motsepe réaffirme le soutien de l’Afrique à Gianni Infantino, tout en martelant que la légalité, les procédures et la bonne gouvernance restent « non négociables ».

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Crise à la FIFA : Motsepe sort du silence et lance un message fort aux détracteurs d’Infantino


Le patron de la CAF soutient Gianni Infantino, mais pose une ligne rouge sur la gouvernance


Patrice Motsepe ne lâche pas Gianni Infantino. Alors que le président de la FIFA fait face à une vague de critiques de plusieurs grandes confédérations du football mondial, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a choisi de défendre le dirigeant italo-suisse. Mais avec une précision importante : le soutien politique ne doit jamais prendre le dessus sur la légalité et la bonne gouvernance.


Dans un entretien accordé à Sky News, en marge de la finale de la Supercoupe de l’UEFA, le dirigeant sud-africain a appelé au respect des institutions et des mécanismes électoraux de la FIFA.


Son message est clair : ceux qui souhaitent remplacer Gianni Infantino doivent passer par les urnes.



« S’il y a des candidats qui souhaitent se présenter contre lui, qu’ils présentent leur candidature. C’est la bonne démarche. […] Laissons les 211 associations membres décider, et le vote montrera si elles lui font confiance ou non. »



Motsepe renvoie les adversaires d’Infantino aux élections


La sortie de Patrice Motsepe intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de la gouvernance du football mondial. L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont récemment exprimé de vives critiques à l’encontre de Gianni Infantino et de certaines orientations prises par la FIFA.


Face à cette contestation, le président de la CAF refuse toutefois de se joindre à une campagne contre le patron du football mondial.


Pour lui, la FIFA dispose d’un cadre institutionnel précis. Si des dirigeants ou des candidats estiment pouvoir faire mieux qu’Infantino, ils doivent se présenter devant les 211 associations membres de la FIFA et solliciter leur confiance.


Autrement dit, Patrice Motsepe refuse que l’avenir de Gianni Infantino soit réglé dans les déclarations médiatiques ou les affrontements entre confédérations.


Le terrain de jeu, selon lui, reste électoral.


L’Afrique maintient son soutien à Gianni Infantino


Le président de la CAF a également rappelé que Gianni Infantino continue de bénéficier d’un soutien significatif sur le continent africain.


Patrice Motsepe attribue notamment cette confiance aux actions engagées par la FIFA en faveur du développement du football africain au cours des dernières années.



« Il a été fidèle au football africain. Il bénéficie du soutien de l’Afrique. […] Les gens ont vu ce qu’il a fait au fil des années. »



Depuis son arrivée à la tête de la FIFA, Gianni Infantino a régulièrement mis en avant l’augmentation des financements destinés aux fédérations nationales, le développement des infrastructures et l’élargissement des compétitions internationales.


L’Afrique, qui représente un poids considérable avec ses 54 associations membres de la CAF, constitue ainsi un bloc majeur dans les équilibres politiques du football mondial.


Mais Patrice Motsepe tient à éviter toute confusion : soutenir Gianni Infantino ne signifie pas lui accorder un blanc-seing.


« La bonne gouvernance est non négociable »


C’est probablement le passage le plus important de l’intervention du patron de la CAF.


Alors que plusieurs décisions et controverses alimentent actuellement le débat sur la gouvernance de la FIFA, Patrice Motsepe a insisté sur la nécessité absolue de respecter les procédures, la légalité et les principes de bonne gouvernance.



« Il ne faut pas confondre la défense de ses intérêts personnels avec la légalité, le respect des procédures et la bonne gouvernance. Le respect des procédures, la gouvernance et la légalité sont non négociables, non négociables. »



Une déclaration qui sonne comme un avertissement.


Car même si Motsepe affiche sa proximité avec Gianni Infantino et reconnaît le soutien dont bénéficie le président de la FIFA en Afrique, il rappelle que personne ne doit être placé au-dessus des règles.


Le soutien africain ne doit donc pas être interprété comme une opposition à toute enquête ou à toute procédure de contrôle.


« S’il y a des accusations, qu’elles soient déposées »


Interrogé sur la nécessité d’une éventuelle enquête concernant Gianni Infantino, Patrice Motsepe a adopté une position juridique et institutionnelle.


Le président de la CAF demande aux personnes ou organisations qui disposent d’accusations ou d’éléments concrets de saisir officiellement les mécanismes compétents de la FIFA.



« Si vous avez une accusation, quelle qu’elle soit, ou même de simples allégations, allez déposer officiellement vos accusations, quelles qu’elles soient, et elles seront examinées. Il existe une procédure. »



Le message est double : les accusations doivent pouvoir être examinées, mais elles doivent l’être dans le cadre prévu par les institutions.


Pour Motsepe, la bonne gouvernance ne consiste donc pas seulement à dénoncer publiquement. Elle implique aussi le respect du contradictoire, des procédures disciplinaires et des mécanismes de contrôle.


Une bataille politique qui pourrait secouer la FIFA


Cette prise de position intervient alors que les tensions entre les grandes instances du football mondial deviennent de plus en plus visibles.


D’un côté, plusieurs confédérations contestent certaines orientations et décisions de la gouvernance actuelle de la FIFA. De l’autre, Patrice Motsepe confirme que Gianni Infantino conserve des soutiens solides, notamment sur le continent africain.


Le président de la CAF refuse néanmoins d’entrer dans une logique de confrontation directe.


Sa position peut se résumer en trois mots : élections, procédures, légalité.


Si Gianni Infantino doit être remplacé, Patrice Motsepe estime que cela devra se faire par le processus démocratique interne de la FIFA. Et si des accusations sont formulées contre lui ou contre l’institution, elles devront être officiellement déposées et examinées selon les règles.


Dans cette crise qui secoue les coulisses du football mondial, l’Afrique vient donc de faire entendre sa voix.


Et la voix de Patrice Motsepe est sans ambiguïté : soutenir Gianni Infantino, oui. Fermer les yeux sur la gouvernance, non.


La suite de cette bataille se jouera désormais autant dans les instances de contrôle que dans les rapports de force politiques qui précéderont le prochain processus électoral à la FIFA.




FIFA Crisis: Motsepe Breaks His Silence and Sends a Strong Message to Infantino’s Critics


CAF President Backs Gianni Infantino but Draws a Red Line on Governance


Patrice Motsepe is standing by Gianni Infantino. As the FIFA president faces mounting criticism from several major football confederations, the president of the Confederation of African Football (CAF) has publicly defended the Italian-Swiss football chief.


However, Motsepe has attached an important condition: political support must never come at the expense of legality, due process and good governance.


Speaking to Sky News on the sidelines of the UEFA Super Cup final, the South African football executive called for caution and insisted that FIFA's institutional mechanisms must be respected.


His message was straightforward: anyone who wants to replace Gianni Infantino should do so through the ballot box.



“If there are candidates who want to run against him, let them put themselves forward. That is the right approach. […] Let the 211 member associations decide, and the vote will show whether they trust him or not.”



Motsepe Sends Infantino’s Opponents to the Ballot Box


Motsepe's intervention comes at a time of growing tension over the governance of world football. UEFA, Concacaf and the Asian Football Confederation (AFC) have recently voiced strong criticism of Gianni Infantino and some of FIFA's decisions.


CAF's president, however, has refused to join what could become a broader political campaign against the FIFA boss.


For Motsepe, FIFA already has a clear institutional framework. Any candidate who believes they can offer better leadership than Infantino should present themselves to FIFA's 211 member associations and seek their support.


In other words, Motsepe does not believe that Infantino's future should be decided through media battles or public confrontations between football confederations.


The decisive contest, in his view, remains an electoral one.


Africa Maintains Its Support for Gianni Infantino


The CAF president also stressed that Gianni Infantino continues to enjoy significant support across Africa.


According to Motsepe, that support is partly based on what FIFA's president has done for the development of African football over the years.



“He has been loyal to African football. He enjoys the support of Africa. […] People have seen what he has done over the years.”



Since becoming FIFA president, Infantino has consistently highlighted increased funding for national associations, football development programmes, infrastructure and the expansion of international competitions.


Africa, with its 54 CAF member associations, remains a major political force within the global football landscape.


But Motsepe was careful to make one thing clear: supporting Gianni Infantino does not mean giving him a blank cheque.


“Good Governance Is Non-Negotiable”


This was arguably the strongest part of Motsepe's intervention.


As questions and controversies continue to fuel debate over FIFA's governance, the CAF president insisted that legality, proper procedures and good governance must always be respected.



“You must not confuse defending personal interests with legality, due process and good governance. Respect for procedures, governance and legality are non-negotiable, non-negotiable.”



The statement carries the weight of a warning.


While Motsepe openly acknowledges his support for Gianni Infantino and recognises the backing the FIFA president enjoys in Africa, he is also making it clear that no individual should be above the rules.


African support, therefore, should not be interpreted as opposition to investigations or institutional scrutiny.


“If There Are Accusations, File Them”


Asked whether an investigation into Gianni Infantino was necessary, Patrice Motsepe adopted a firm institutional position.


The CAF president urged anyone with accusations, evidence or allegations to formally submit them through FIFA's established mechanisms.



“If you have an accusation, whatever it may be, or even allegations, formally submit your accusations, whatever they are, and they will be examined. There is a procedure.”



The message is twofold: allegations must be allowed to be examined, but they must also be handled through the appropriate institutional and legal channels.


For Motsepe, good governance is not simply about making public accusations. It also requires respect for due process, disciplinary procedures and established oversight mechanisms.


A Political Battle That Could Shake FIFA


Motsepe's comments come as tensions between some of world football's major governing bodies become increasingly visible.


On one side, several confederations have challenged aspects of FIFA's current leadership and decision-making. On the other, Patrice Motsepe has confirmed that Gianni Infantino still enjoys strong support, particularly in Africa.


The CAF president, however, is refusing to turn the situation into a direct political confrontation.


His position can be summed up in three words: elections, procedures and legality.


If Gianni Infantino is to be replaced, Motsepe believes it should happen through FIFA's democratic electoral process. And if accusations are made against Infantino or FIFA, they should be formally filed and examined according to established rules.


As the governance crisis continues to stir world football behind the scenes, Africa has now made its position clear.


And Patrice Motsepe's message is unmistakable: supporting Gianni Infantino does not mean abandoning the principles of good governance.


The next phase of this battle could now unfold both within FIFA's oversight mechanisms and through the political alliances that will shape the organisation's next electoral process.


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Guy F. FOSSO

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