Hurricane Diboti, visage camerounais du circuit mondial de jeux de combat en 2026

Depuis bientôt dix ans, Claude-Éric Diboti écume les tournois les plus prestigieux de la planète.

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Hurricane Diboti, visage camerounais du circuit mondial de jeux de combat en 2026


Depuis bientôt dix ans, Claude-Éric Diboti écume les tournois les plus prestigieux de la planète. Carrure puissante, regard animé, barbe persistante : tout le petit monde de l'eSport, ou presque, connaît « Hurricane ». Le Camerounais est sous contrat avec la structure anglaise Wolves Esports. Il occupe un rang plus que respectable dans la hiérarchie mondiale de Street Fighter, célèbre série de Capcom qui reste la référence du jeu de combat depuis quarante ans.


Un 237 dans le pseudonyme


Né au Cameroun, Diboti a grandi et fait carrière au Royaume-Uni, épicentre mondial de l'eSport. C'est sous son compte de joueur @hurr1cane237 – vous aurez noté le clin d'œil – qu'il s'est révélé sur la scène européenne au milieu des années 2010.


Il fut notamment champion de la première saison de la Gfinity Elite Series en 2017, une ligue britannique disputée par équipes franchisées. À l'époque, il portait les couleurs de la team exceL Esports. À partir de là, il enchaînera plusieurs coups d'éclat, dont une victoire de prestige à l'Evo 2021, tournoi régional majeur (zone Europe de l'Ouest), très relevé.


Wolves Esports l'a signé le 13 mai 2025. La structure est la division eSport de Wolverhampton Wanderers, club de Premier League qui a bâti un des portefeuilles les plus étendus du football anglais dans le domaine. Il engage des équipes jusqu'en Chine sur les jeux Valorant et PUBG Mobile.





Recruté par les Wolves à trente-sept ans


Diboti a rejoint une écurie déjà installée sur Street Fighter depuis 2023. Il avait 37 ans à la signature. C'est un âge où, il faut le souligner, la plupart des joueurs de haut niveau ont déjà raccroché.


Mais Dibouti n'est pas n'importe quel joueur. C'est un « surprenant joueur de Cammy » comme l'ont noté plusieurs fois ses adversaires. Cammy, dans Street Fighter, est une militaire britannique en combinaison verte et béret rouge, apparue dans la série au début des années 1990.


Elle se déplace vite, frappe vite, mais encaisse mal et ne fait perdre que peu de vie à chaque coup porté. Si bien que beaucoup de joueurs font l'impasse sur elle en tournoi, au profit d'autres personnages du jeu.





Un juré au premier gala camerounais d'eSport


Douala accueillait le 14 décembre la cérémonie inaugurale des Cameroonian E-Sport and Gaming Awards, une trentaine de prix remis aux joueurs, aux studios et aux organisateurs du pays.


Diboti siégeait au jury, dont les votes comptaient pour la moitié de la note finale, l'autre moitié revenant au public. L'événement est porté par Femmes aux consoles, association née en 2024 autour de Naomie Okala.


En Afrique comme dans le reste du monde, le segment des jeux de combat reste extrêmement dynamique et ne cesse de se réinventer. Le registre visuel du jeu de combat a essaimé sur les plateformes de casino en ligne au Cameroun, par exemple.


Celles-ci proposent des jeux comme Zeus vs Hades - Gods of War, où il faut se ranger du côté de l'Olympe ou des Enfers avant la première mise. Chaque camp change l'habillage et le comportement de la machine. La suite de ce succès de l'éditeur britannique Pragmatic Play est parue en janvier et fait s'affronter les deux dieux en animation à l'écran.


Dernièrement, la saison de Dibouti l'a mené à l'Evo Japan, la plus grosse réunion de jeu de combat du continent asiatique. Elle l'a mené ensuite à la compétition parisienne de fin juillet, l'Esports World Cup ayant quitté Riyad pour Paris cette année. Engagé sur deux jeux, Street Fighter 6 et Fatal Fury, il a malheureusement été éliminé au premier tour.

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