Iran défie le monde : missiles qui changent de trajectoire en vol, Hormuz sous pression et Washington à genoux face à Téhéran

Iran défie le monde : missiles qui changent de trajectoire en vol, Hormuz sous pression et Washington à genoux face à Téhéran

Missiles iraniens manœuvrables, blocus américain qui s’essouffle, négociations secrètes sur le détroit d’Ormuz… Téhéran impose son rythme. Découvrez les révélations qui changent la donne au Moyen-Orient.

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Téhéran ne joue plus. Pendant que certains regardaient ailleurs, l’Iran a transformé ses missiles en armes intelligentes capables de changer de trajectoire en plein vol pour narguer les systèmes de défense adverses. C’est Hossein Mohebbi, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui l’a lâché sans détour : « Nos missiles ne sont plus ceux d’avant. Ils sont guidés, certains manœuvrent face aux défenses ennemies et on peut même changer de cible en cours de route. »


La guerre moderne, selon lui, est devenue une affaire de science et d’intelligence artificielle. Celui qui maîtrise la techno l’emporte. Message clair envoyé à Washington et à Tel-Aviv.


Le président Massoud Pezechkian a enfoncé le clou. Les Américains se sont plantés en misant sur l’IA et des infos de réseaux pour prédire famine, pillages et effondrement social en Iran. « Leurs calculs ont échoué », a-t-il martelé. Le New York Times avait déjà révélé qu’avant l’opération américano-israélienne, Washington avait armé discrètement des groupes kurdes iraniens pour semer le chaos. Résultat : flop.


Pendant ce temps, le détroit d’Ormuz reste le nerf de la guerre. Les États-Unis promettent de lever le blocus des ports iraniens dès qu’un accord sur la libre navigation sera scellé. Reuters, citant la Maison-Blanche, l’a confirmé. Mais Téhéran fixe ses conditions. Abbas Araghtchi, ministre des Affaires étrangères, est formel : pas de négociations directes avec Washington pour l’instant. Seulement des échanges via médiateurs. Et le détroit ne s’ouvrira que si les Américains acceptent les exigences iraniennes et cessent de s’ingérer.


Avec Oman, les discussions avancent bien. Les deux pays sont « très proches d’un accord » sur de nouvelles routes et des mécanismes de sécurité, de protection de l’environnement et de lutte contre la criminalité maritime. Des frais seront même perçus. Le porte-parole Esmail Baghaei a salué une atmosphère positive et constructive. Même son de cloche du côté omanais.


Washington, de son côté, affiche un optimisme prudent. Le vice-président JD Vance parle de « certains progrès ». Les Américains veulent retrouver les volumes de pétrole et de gaz d’avant-conflit et affirment que l’Iran n’instaurera pas de taxe de passage. Mais les actes, disent-ils, parleront.


Le blocus américain, lancé le 14 juillet, a déjà dérouté 55 navires de commerce, mis hors service deux autres et arraisonné deux, selon le Centcom. Mais le prix est lourd. Le New York Times révèle que les arsenaux américains sont à sec : moins de 1 700 missiles intercepteurs Patriot restants. Il faudrait plus de deux ans pour en produire 1 500 de plus. Résultat : redéploiement de forces depuis l’Asie et l’Europe, avec des risques pour le moral et la crédibilité de Washington auprès de ses alliés asiatiques.


Côté iranien, Mohsen Rezaï, ancien commandant du CGRI et conseiller du guide suprême, a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Un choix fort qui montre que Téhéran resserre les rangs.


Pendant que les diplomates parlent, les incidents continuent. Un cargo a pris feu au large d’Oman après avoir été touché par un projectile. Un navire d’Adnoc a été frappé par un missile dans le détroit. Et une nappe de pétrole de 390 km² s’étend après l’échouement du Caroline Bezengi. Les Houthis, eux, revendiquent des frappes contre une raffinerie Aramco à Jizan et des positions saoudiennes à Mocha.


L’accord de La Mecque entre Arabie saoudite, Turquie et Pakistan est vu à Téhéran comme la preuve que les pays de la région ne comptent plus sur les promesses américaines. « On ne peut pas compter sur Washington en matière de sécurité », a souligné Baghaei.


L’Iran exige aussi l’accès à ses avoirs gelés. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, l’a reconnu : les Iraniens parlent d’abord d’argent à la table des négociations.


Téhéran avance ses pions avec calme et détermination. Missiles manœuvrables, contrôle du détroit, épuisement des stocks adverses… La République islamique impose son tempo. Et dans cette partie d’échecs à haut risque, Washington semble découvrir, un peu tard, que l’adversaire n’est plus celui qu’il croyait.




Iran is no longer playing games. While some looked the other way, Tehran has turned its ballistic missiles into smart weapons capable of changing trajectory mid-flight to evade enemy air defenses. Hossein Mohebbi, spokesman for the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC), stated it clearly: “Our missile capabilities are no longer the same as before. They are guided, some can maneuver against enemy air defenses, and we can even reassign targets in flight.”


Modern warfare, he said, has become a technological contest of science and artificial intelligence. The side with the more advanced technology wins.


President Masoud Pezeshkian drove the point home. The United States miscalculated Iran’s internal situation by relying on artificial intelligence and non-objective data, expecting famine, looting, social collapse and instability. “Their calculations failed,” he said. The New York Times had previously reported that U.S. intelligence quietly armed Iranian Kurdish groups before the joint U.S.-Israeli military operation in an attempt to destabilize the Islamic Republic.


The Strait of Hormuz remains the central battlefield. The United States says it will lift the blockade of Iranian ports as soon as an agreement restoring free commercial navigation is announced, according to Reuters citing White House sources. But Tehran sets the terms. Foreign Minister Abbas Araghtchi stated that Iran is currently conducting no direct negotiations with Washington—only message exchanges through mediators. The strait will reopen only when the U.S. fully accepts Iran’s conditions and stops interfering in regional affairs.


Talks with Oman are progressing positively. Both sides are “very close to an agreement” on new shipping routes and mechanisms for navigation security, environmental protection and combating maritime crime. Fees will be charged for the services. Spokesman Esmail Baghaei described the process as productive and constructive. Oman’s Foreign Ministry echoed the positive assessment.


Washington remains cautiously optimistic. Vice President JD Vance spoke of “some progress” in recent days, emphasizing the goal of restoring pre-conflict oil and gas flows through the strait. He said Iran has indicated it does not plan to impose a transit tax, though actions will be watched closely.


Since the maritime blockade resumed on July 14, U.S. Central Command has diverted 55 commercial vessels, disabled two and boarded two others. The cost is high. The New York Times reported that U.S. Patriot interceptor missile stocks have fallen below 1,700. Replacing more than 1,500 would take over two years. Forces are being redeployed from Asia and Europe, raising concerns about readiness and alliance credibility.


Mohsen Rezaee, former IRGC commander and adviser to the Supreme Leader, has been appointed secretary of Iran’s Supreme National Security Council, signaling a tightening of ranks in Tehran.


Incidents continue amid the diplomacy. A cargo ship caught fire off Oman after being hit by an unknown projectile. An ADNOC vessel was struck by a missile in the strait. A 390-square-kilometer oil slick is spreading after the grounding of the Caroline Bezengi. Yemen’s Houthis claimed drone and ballistic missile attacks on a Saudi Aramco refinery in Jizan and Saudi positions near Mocha.


Iran views the Mecca agreement between Saudi Arabia, Turkey and Pakistan as evidence that regional countries no longer trust U.S. security guarantees. Baghaei stressed that the three nations share deep religious, historical and cultural ties with Iran and that the pact is not directed against Tehran.


Iranian negotiators are also pressing hard for access to frozen assets. U.S. Ambassador to the UN Mike Waltz acknowledged that when Iranians sit at the table, they talk about money first.


Tehran is advancing its pieces with calm determination—maneuverable missiles, leverage over the strait, and depleted American stockpiles. In this high-stakes contest, Washington appears to be discovering, somewhat late, that its adversary is no longer the one it thought it was.


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Moussa Nassourou

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