FIFA en pleine tempête : Infantino fragilisé, l’Europe se détourne du patron de Zurich avant 2027

FIFA en pleine tempête : Infantino fragilisé, l’Europe se détourne du patron de Zurich avant 2027

Gianni Infantino est sous pression avant l’élection FIFA 2027 : opposition de l’Allemagne, tensions avec l’UEFA, enquête du CIO et offensive de Michel Platini. Le président conserve toutefois ses soutiens en Afrique et en Asie.

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FIFA : Gianni Infantino face à sa plus grande crise politique avant le congrès de 2027


Le pouvoir de Gianni Infantino vacille-t-il à la FIFA ? À quelques mois du congrès électif prévu en mars 2027, le président de l’instance mondiale du football doit gérer une série de turbulences qui fragilisent son image, particulièrement en Europe.


Longtemps présenté comme un dirigeant capable de rassembler les différentes confédérations autour de sa vision du football mondial, le Suisse voit aujourd’hui une partie de ses anciens soutiens européens prendre leurs distances. La fracture entre la FIFA et l’UEFA semble désormais plus profonde que jamais.


La DFB tourne le dos à Infantino, un signal fort venu d’Allemagne


Le premier coup politique est venu d’Allemagne.


La Deutscher Fußball-Bund (DFB), l'une des fédérations les plus influentes au monde, a annoncé qu’elle ne soutiendrait pas la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA.


Cette position constitue un symbole fort. L’Allemagne représente historiquement un poids lourd du football européen, tant sur le plan sportif qu’institutionnel. Son opposition ouvre une période d’incertitude autour du prochain scrutin.


La Norvège a également rejoint les voix critiques, renforçant le sentiment d’une contestation qui dépasse désormais un simple désaccord isolé.


L’affaire Balogun, le dossier qui a fracturé FIFA et UEFA


Au centre de la crise figure l’affaire dite Balogun, devenue un véritable point de rupture dans les relations entre Zurich et l’UEFA.


L’annulation d’un carton rouge après une intervention attribuée au président américain Donald Trump aurait provoqué une vive polémique dans les milieux du football européen.


Pour plusieurs observateurs, cet épisode a contribué à briser le fragile équilibre politique entre la FIFA et l’UEFA, deux institutions dont les relations étaient déjà marquées par des divergences sur la gouvernance du football mondial.


Cette affaire alimente aujourd’hui les critiques sur l’indépendance des décisions sportives et sur la proximité supposée entre certaines sphères politiques et la direction de la FIFA.


Le CIO saisi : une nouvelle menace pour la gouvernance d’Infantino


Les difficultés du président de la FIFA ne se limitent pas au football.


Le Comité international olympique (CIO) a été saisi par l’organisation FairSquare, qui demande un examen des pratiques liées à Gianni Infantino au regard du principe de neutralité olympique.


Les accusations évoquées concernent notamment :



  • une possible collecte de données au bénéfice de Donald Trump ;

  • l’utilisation de slogans politiques dans des contenus officiels associés à la FIFA.


Ces éléments restent au stade d’allégations et devront être examinés dans le cadre des procédures compétentes. Mais leur existence ajoute une pression supplémentaire sur le président de l’instance mondiale.


Michel Platini relance son offensive contre Infantino


Autre front ouvert : celui de Michel Platini.


L’ancien président de l’UEFA, blanchi par la justice suisse dans l’affaire qui avait précipité sa chute en 2015, a décidé de contre-attaquer.


Platini accuse désormais Gianni Infantino de « dénonciation calomnieuse » et de « trafic d’influence ».


Son objectif : démontrer l’existence d’un « coup d’État sportif » qui aurait conduit à son éviction de la course à la présidence de la FIFA en 2015.


Son camp affirme s’appuyer sur plusieurs éléments, notamment des notes internes, des échanges confidentiels et des documents liés aux événements de cette période. Ces accusations font partie d’un contentieux en cours et ne constituent pas, à ce jour, des faits établis judiciairement.


L’Europe cherche-t-elle un adversaire à Infantino ?


La contestation politique gagne également les institutions européennes.


72 députés européens demandent un suivi plus strict des procédures éthiques concernant la gouvernance de la FIFA.


Dans les coulisses, l’UEFA aurait également exploré la possibilité de trouver un candidat capable de concurrencer Infantino lors du prochain scrutin.


Le nom de Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et patron de beIN Sports, aurait été sondé. Le dirigeant qatari aurait toutefois décliné l’idée de se lancer dans cette bataille pour la présidence de la FIFA.


Afrique et Asie : le dernier grand bastion d’Infantino


Malgré la contestation européenne, Gianni Infantino conserve une base électorale solide.


Le président de la FIFA bénéficie toujours d’un soutien important auprès de nombreuses fédérations africaines et asiatiques, deux blocs essentiels dans le système électoral de l’organisation.


Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Infantino a multiplié les initiatives envers ces confédérations, notamment à travers l’augmentation du nombre de participants aux grandes compétitions internationales et une redistribution financière plus importante.


Ce soutien pourrait jouer un rôle déterminant en mars 2027.


Le football mondial face à une nouvelle bataille d’influence


La prochaine élection présidentielle de la FIFA pourrait devenir un véritable duel géopolitique du football.


D’un côté, Gianni Infantino dispose encore d’une majorité internationale potentielle grâce à ses alliances en Afrique et en Asie. De l’autre, la contestation européenne gagne du terrain et menace son image de dirigeant rassembleur.


À l’approche du congrès de 2027, une question domine désormais les coulisses du football mondial : Infantino réussira-t-il à conserver son fauteuil malgré la fracture grandissante avec l’Europe ?




FIFA in Crisis: Gianni Infantino Under Pressure as Europe Turns Against Him Ahead of 2027 Election


Gianni Infantino is facing one of the biggest political challenges of his FIFA presidency. Eight months before the March 2027 FIFA Congress, opposition is growing in Europe, with Germany’s football federation (DFB) refusing to support his re-election bid.


The crisis highlights a widening gap between FIFA and UEFA, two powerful institutions whose relationship has become increasingly tense.


Germany and Norway challenge Infantino’s leadership


The decision of the German Football Association (DFB) represents a major blow for Infantino. Germany remains one of the most influential football nations in the world, and its refusal to back the FIFA president sends a strong political message.


Norway has also joined the critics, suggesting that European opposition is becoming broader.


The Balogun controversy damages FIFA-UEFA relations


The so-called Balogun case has become a major source of tension.


The cancellation of a red card following an intervention reportedly linked to US President Donald Trump triggered controversy and intensified concerns over political influence within football decisions.


The episode contributed to further damaging relations between FIFA and UEFA.


IOC review adds pressure


Infantino is also facing scrutiny outside football.


Following a complaint from FairSquare, the International Olympic Committee (IOC) is examining allegations related to Olympic neutrality principles.


The accusations include alleged data collection benefiting Donald Trump and the use of political slogans in official FIFA videos.


These claims remain allegations and would require formal investigations.


Michel Platini launches legal counterattack


Former UEFA president Michel Platini has renewed his legal challenge against Infantino after being cleared in Switzerland.


Platini accuses Infantino of “defamation” and “influence peddling”, claiming he wants to prove that a “sporting coup” took place in 2015 to remove him from FIFA’s presidential race.


His team says it has internal documents and evidence supporting its claims.


Infantino still backed by Africa and Asia


Despite growing European criticism, Infantino maintains strong support among many African and Asian football federations.


Those alliances remain crucial because FIFA’s presidential elections are decided by national associations, each holding one vote.


The battle for 2027 could therefore become a major political confrontation between European opposition and Infantino’s global coalition.


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Guy F. FOSSO

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