Mélenchon tacle Ouattara : l’ambassadeur ivoirien explose et lui rappelle que la Côte d’Ivoire n’est plus une colonie

Mélenchon tacle Ouattara : l’ambassadeur ivoirien explose et lui rappelle que la Côte d’Ivoire n’est plus une colonie

L’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris fustige violemment Jean-Luc Mélenchon pour ses attaques contre Alassane Ouattara. Pendant ce temps, Cyril Ramaphosa se bat en justice pour sauver son siège et la Somalie négocie pour éviter le chaos sécuritaire après 2026. L’Afrique bouge, lisez l’analyse sans filtre.

Publicité

Mélenchon vs Ouattara : l’Afrique dit stop à la condescendance


Au moment où la France peine à retrouver sa place sur le continent, un homme politique hexagonal a choisi de jeter de l’huile sur le feu. Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a une nouvelle fois visé le président ivoirien Alassane Ouattara, l’accusant d’avoir « éliminé ses adversaires » et de briguer un quatrième mandat « anticonstitutionnel ». La réponse de Yamoussoukro n’a pas tardé et elle est cinglante.


Dans un communiqué ferme diffusé sur Facebook, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris, Maurice Kouakou Bandaman, a élevé une « vive protestation » contre des propos qualifiés d’« irresponsables, irrévérencieux, insultants et dégradants ». Le diplomate rappelle avec force que la Côte d’Ivoire n’est plus une colonie française depuis le 7 août 1960 et que « le fait d’avoir été colonisée pendant près d’un siècle ne donne le droit à aucun Français de tenir des propos outranciers et outrageants » à l’égard du pays et de son peuple.


« Au moment où, sur le continent africain, la France est conspuée et honnie, chassée et humiliée, la Côte d’Ivoire, sous la houlette de son président SEM Alassane Ouattara, affiche fièrement et sans complexe son amitié et sa fidélité avec la France », peut-on lire dans le texte. Pour Abidjan, Mélenchon n’a « aucune légitimité, qualité ni compétence » pour juger les institutions ivoiriennes. L’ambassade annonce même qu’elle engagera « toute action de droit » pour obtenir réparation.


En Afrique du Sud, Ramaphosa joue son avenir politique


À des milliers de kilomètres de là, un autre chef d’État africain est dans la tourmente. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa affronte une procédure de destitution liée au scandale Phala Phala. Il est accusé d’avoir dissimulé un cambriolage sur sa ferme de chasse où 4 millions de dollars en espèces auraient été volés en 2022.


L’ancien chef des renseignements Arthur Fraser l’accuse d’avoir organisé l’enlèvement des cambrioleurs puis de les avoir soudoyés. Ramaphosa a saisi la Haute Cour du Cap-Occidental pour suspendre l’enquête parlementaire. Après deux jours d’audience, les juges ont reporté leur décision à la fin de la semaine prochaine. Le bras de fer entre le pouvoir exécutif et le parlement sud-africain continue.


En Somalie, la course contre la montre sécuritaire


Plus à l’est, Mogadiscio tente de conjurer un vide sécuritaire majeur. Alors que le mandat de la Mission de l’Union africaine de soutien et de stabilisation en Somalie (AUSSOM) prend fin le 31 décembre 2026, les autorités somaliennes discutent avec les pays contributeurs de troupes pour maintenir une présence militaire via des accords bilatéraux.


Les États-Unis ont déjà annoncé la fin de leur financement logistique via l’ONU à partir de 2027. La Somalie espère notamment un accord avec l’Ouganda pour déployer environ 2 000 soldats chargés de sécuriser le complexe stratégique de Halane à Mogadiscio. Des négociations sont également en cours avec des pays arabes pour le financement.


Trois pays, trois défis majeurs. Mais un même constat : l’Afrique refuse désormais qu’on lui dicte sa conduite depuis Paris, Bruxelles ou ailleurs. Qu’il s’agisse de souveraineté politique, de lutte contre la corruption ou de sécurité, les dirigeants et les peuples africains affirment de plus en plus clairement leur droit à tracer leur propre chemin.




Mélenchon Attacks Ouattara: Ivorian Ambassador Fires Back, Reminds France Côte d’Ivoire Is No Longer a Colony


As France struggles to maintain influence across Africa, French left-wing leader Jean-Luc Mélenchon has once again targeted Ivorian President Alassane Ouattara, accusing him of eliminating opponents and seeking an unconstitutional fourth term.


The response from Abidjan was swift and uncompromising. Ambassador Maurice Kouakou Bandaman issued a strongly-worded statement condemning Mélenchon’s remarks as “irresponsible, disrespectful, insulting and degrading.” He stressed that Côte d’Ivoire has been independent since August 7, 1960, and no French politician has the right to make outrageous statements about the country.


“At a time when France is being booed, hated, chased and humiliated across the African continent, Côte d’Ivoire proudly and unapologetically displays its friendship and loyalty to France under President Alassane Ouattara,” the communiqué stated. The embassy announced it will pursue all legal actions to obtain redress.


South Africa: Ramaphosa’s Political Survival Battle


In South Africa, President Cyril Ramaphosa is fighting to halt an impeachment inquiry linked to the Phala Phala scandal. He is accused of covering up a burglary at his private game farm where $4 million in cash was allegedly stolen. Former intelligence chief Arthur Fraser claims Ramaphosa orchestrated the kidnapping and bribing of the thieves.


The president has approached the Western Cape High Court to suspend the parliamentary probe. Judges have reserved their decision until the end of next week.


Somalia Races Against Security Vacuum


In Somalia, authorities are negotiating with troop-contributing countries to maintain foreign forces beyond the AUSSOM mandate ending December 31, 2026, through bilateral agreements. With the United States set to end logistical funding via the UN in 2027, Mogadishu is seeking deals, including a possible deployment of 2,000 Ugandan troops to secure the strategic Halane complex.


From Côte d’Ivoire to South Africa and Somalia, Africa is sending a clear message: the era of external dictates is over. Whether on political sovereignty, governance or security matters, the continent is determined to chart its own course.



Côte d’Ivoire France, Jean-Luc Mélenchon Ouattara, ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman, Phala Phala Ramaphosa, destitution Cyril Ramaphosa, AUSSOM Somalie, troupes africaines Somalie, Alassane Ouattara quatrième mandat, relations Afrique France 2026, actualité Afrique


Silognhia Edwige

Publicité

Le calendrier complet de la Coupe du Monde 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires