Paix historique USA-Iran : signature le 19 juin en Suisse, le monde approuve, Israël met les points sur les « i »
C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe – cette fois positive – sur la planète diplomatique. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé ce week-end que les États-Unis et l’Iran ont trouvé un terrain d’entente. Accord de cessez-le-feu immédiat, levée du blocus naval américain, réouverture du détroit d’Ormuz… Et tout sera scellé le 19 juin prochain en Suisse.
Un déclic venu d’Islamabad
C’est sur X (ex-Twitter) que le dirigeant pakistanais a lâché l’information : « Nous sommes heureux d’annoncer qu’un accord de paix a été conclu entre les États-Unis et l’Iran. La cérémonie officielle de signature aura lieu le vendredi 19 juin en Suisse. »
Selon lui, les deux belligérants ont déclaré l’arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. De quoi faire souffler un vent d’espoir sur une région du Moyen-Orient qui ne demandait qu’à respirer.
Trump confirme et libère Ormuz
Du côté américain, le président Donald Trump n’a pas traîné. Sur son réseau Truth Social, il a écrit noir sur blanc : « J’autorise pleinement l’ouverture sans frais du détroit d’Ormuz et j’autorise la levée immédiate du blocus naval américain. »
Autant dire que Washington met les bouchées doubles pour tourner la page des hostilités.
L’ONU applaudit, l’Iran accorde 60 jours
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué « une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». Dans son communiqué, il insiste sur le cessez-le-feu immédiat et permanent, la réouverture du détroit et les bases posées pour des pourparlers de paix durables.
Côté iranien, l’agence Fars précise que Téhéran accorde un délai de 60 jours pour poursuivre les négociations avec les États-Unis. Pendant cette période, aucun péage ne sera réclamé pour les services de transit sécurisé dans le détroit d’Ormuz. Passé ce délai, l’Iran et Oman assureront conjointement des services de sécurité, navigation, environnement et assurance, afin de financer leur développement économique.
La communauté internationale en rangs serrés
Japon : Tokyo salue « une étape importante » et espère un accord final sur le nucléaire iranien.
Royaume-Uni : Keir Starmer se dit prêt, avec la France, à déployer « une mission multilatérale défensive indépendante » si besoin.
Europe des quatre (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, France) : Ils sont prêts à lever certaines sanctions contre Téhéran, à condition de mesures claires et vérifiables sur le programme nucléaire. Leur ligne est nette : « L’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire. »
Australie et Nouvelle-Zélande : Wellington souligne que la perturbation dans le détroit d’Ormuz a eu « un impact majeur » sur son économie. L’accord est donc une bouffée d’oxygène.
Union européenne : Ursula von der Leyen appelle à la réouverture immédiate du détroit, sans droits de passage, et exige la fin des programmes nucléaire et balistique iraniens. Elle propose même de développer de nouveaux corridors de transport pour éviter que l’énergie ne soit « utilisée comme une arme ».
Mais Israël met les poings sur les hanches
Itamar Ben-Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, a fracassé l’ambiance. Sur X, il balance : « L’accord de Trump ne nous engage à rien. Israël est un État indépendant et souverain et n’obéit pas aux États-Unis. »
Une déclaration qui rappelle que tous les feux ne sont pas encore au vert.
Rappel des faits : une guerre éclair et des dégâts massifs
Pour ceux qui auraient oublié, tout a commencé le 28 février dernier. Les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires contre l’Iran, frappant plusieurs grandes villes dont Téhéran. Le Corps des gardiens de la révolution islamique avait promis une riposte de grande ampleur. Bilan côté iranien : plus de 3 300 morts et environ 138 000 infrastructures civiles endommagées, dont plus de 113 000 habitations.
Le détroit d’Ormuz, artère vitale du pétrole mondial, avait été fermé aux navires liés aux États-Unis, Israël et leurs alliés. Une situation intenable pour l’économie globale.
Après des négociations infructueuses à Islamabad les 11 et 21 avril, la trêve unilatérale américaine avait été prolongée sous blocus. Cette fois, l’accord semble tenace.
Conclusion : une trêve fragile mais saluée
Le monde retient son souffle. Le 15 juin, le blocus maritime américain sera levé. Le 19 juin, la plume des diplomates scellera à Genève cet accord aux allures de tournant historique. Reste à savoir si Israël, la Corée du Nord ou d’autres acteurs viendront troubler la fête.
En attendant, le Cameroun et l’Afrique regardent : un Moyen-Orient apaisé, c’est aussi des prix du carburant moins fous et des économies plus stables.
La rédaction suivra l’évolution de ce dossier brûlant.
USA-Iran Peace Deal Signed June 19 in Switzerland: World Reacts, Israel Pushes Back
Historic US-Iran agreement: immediate ceasefire, Strait of Hormuz reopening, naval blockade lifted. Global reactions and Israel’s defiant stance. Click for full analysis.
Historic US-Iran Peace Deal to Be Signed June 19 in Switzerland; World Approves, Israel Objects
Pakistani Prime Minister Shehbaz Sharif announced that the United States and Iran have reached a peace agreement. The official signing ceremony will take place on June 19 in Switzerland.
“We are happy to announce that a peace agreement has been concluded between the United States and Iran. The official signing will be on Friday, June 19 in Switzerland,” Sharif wrote on X.
He added that both parties have declared an immediate and permanent halt to military operations on all fronts, including Lebanon.
US President Donald Trump confirmed the deal, stating on Truth Social: “I fully authorize the toll-free opening of the Strait of Hormuz and the immediate lifting of the US naval blockade.”
UN Secretary-General António Guterres welcomed the announcement, calling it “a crucial step toward a peaceful resolution of the conflict.”
However, Israeli National Security Minister Itamar Ben-Gvir rejected the deal, writing on X: “Trump’s agreement does not commit us to anything. Israel is an independent and sovereign state and does not obey the United States.”
Iran has granted a 60-day period for further negotiations with the US. During this time, Tehran will not charge any fees for secure transit services in the Strait of Hormuz. After that, Iran and Oman will jointly provide security, navigation, environmental, and insurance services.
Japan, the UK, France, Germany, Italy, Australia, New Zealand, and the European Commission have all welcomed the agreement, while conditioning possible sanctions relief on verifiable steps by Iran regarding its nuclear program.
Background: On February 28, the US and Israel launched military operations against Iran, killing over 3,300 people and damaging some 138,000 civilian infrastructures. The Strait of Hormuz was subsequently closed to US-, Israel-, and allied-linked vessels.
The peace deal will be signed in Geneva on June 19, with the US naval blockade lifted as of June 15.
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Moussa Nassourou