Tradex fracasse les codes : 86 stations, une nouvelle artère à Ayos et le plein de services sur la RN10

Tradex fracasse les codes : 86 stations, une nouvelle artère à Ayos et le plein de services sur la RN10

Tradex ouvre une station nouvelle génération à Ayos sur la RN10. 86 stations au Cameroun, emplois, supérette Trad’Shop et stratégie de choc sur les axes à fort trafic. L’essence du désenclavement. À lire sur cameroun24.net

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Tradex enfonce le clou sur la RN10 : nouvelle station à Ayos, 86 sites et une stratégie de choc


Ayos. Sur la Route nationale n°10, l’un des artères vitales entre la capitale et l’Est du Cameroun, Tradex vient d’apposer son empreinte. L’entreprise publique de distribution d’hydrocarbures ne fait pas que vendre du carburant : elle impose un nouveau maillage du territoire, entre désenclavement économique et guerre des flux.


Ambiance bitume et poids lourds. Chaque jour, des centaines de transporteurs, commerçants et voyageurs empruntent la RN10. Un ruban de bitume stratégique, souvent engorgé, parfois oublié. Jusqu’ici, les stations-service y étaient rares. Désormais, Tradex prend position.


L’entreprise a inauguré une station ultramoderne à Ayos (région du Centre). Avec cette implantation, Tradex franchit un cap symbolique : 86 stations-service au Cameroun. Mais le chiffre ne dit pas tout. C’est le choix de l’emplacement qui change la donne.


« Ici, on ne passe pas par hasard »


Sur cet axe reliant Yaoundé à l’Est, la concurrence est faible. Les grandes métropoles sont saturées par TotalEnergies, Ola Energy et Neptune Oil. Tradex, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), a choisi l’intelligence du terrain : cibler les axes routiers à fort trafic, là où le besoin est criant.


    « Les villes intermédiaires, les zones de transit et les points de passage stratégiques sont notre nouvelle frontière », souffle un cadre de l’entreprise.


La station d’Ayos ne se limite pas à la pompe. Tradex y déploie son concept Trad’Shop, une supérette intégrée. Objectif : capter le conducteur pressé, le voyageur en transit, mais aussi les populations riveraines qui n’ont pas toujours accès à des commerces de proximité.


Cinquante emplois à la construction, quinze emplois durables


Les retombées locales ne sont pas une clause de style. Pendant les travaux, la station a généré une cinquantaine d’emplois indirects (maçons, électriciens, manutentionnaires, transporteurs locaux). En phase d’exploitation, quinze Camerounais travailleront à temps plein : pompistes, gérants de supérette, agents de sécurité et de maintenance.


Une bouffée d’air pour Ayos et ses environs, souvent négligés par les grands opérateurs.


Tradex change de braquet : du carburant… et du service


Le modèle évolue. L’entreprise ne vend plus seulement du gazole ou de l’essence. Elle se mue en plateforme de services pour usagers de la route : petite restauration, dépannage, boutique, paiement électronique. Le pari est simple : augmenter le panier moyen par client tout en fidélisant les flottes de transporteurs.


Sur la RN10, cette stratégie est un game changer. Un conducteur de poids lourd qui charge à Yaoundé peut désormais faire le plein, acheter à manger et réparer un pneu sans sortir de l’axe.
Désenclavement économique ou offensive commerciale ? Les deux.


Tradex le martèle : « se rapprocher des flux de mobilité et des bassins de consommation ». Dans les faits, cette expansion répond à une logique de désenclavement économique. Rapprocher l’énergie des zones rurales et semi-urbaines, c’est permettre aux transporteurs de rouler, aux commerçants de livrer, aux ménages de se déplacer.


Mais c’est aussi une offensive réaliste face à des concurrents historiques. En saturant les corridors routiers (RN10, RN1, RN4…), Tradex verrouille l’accès à des flux captifs.


Un marché pétrolier camerounais en surchauffe


Avec 86 stations, Tradex ne domine pas encore TotalEnergies, mais elle creuse son sillon. Ola Energy et Neptune Oil restent des adversaires coriaces. Pourtant, l’entreprise publique dispose d’un avantage compétitif : sa capacité à investir sur des zones délaissées sans pression de rentabilité immédiate.


La RN10 n’est qu’une étape. D’autres axes stratégiques sont dans le viseur. Tradex veut transformer chaque station en relais de croissance locale.


Verdict : une stratégie qui roule sur l’or noir


L’inauguration d’Ayos n’est pas une simple coupure de ruban. C’est un signal. Tradex ne joue plus la carte des grandes villes surpeuplées. Elle mise sur la route, le flux, le quotidien des Camerounais. Et ça fonctionne.


Dans un pays où l’essence est le sang de l’économie, celui qui maîtrise les axes maîtrise le jeu.


Plein à Ayos. Prochain arrêt : là où roulent les camions.




Tradex Strikes Again on the RN10: New Station in Ayos, 86 Sites, and a Bold Strategy


Ayos. On National Road No. 10, a vital artery between the capital and eastern Cameroon, Tradex has just left its mark. The state-owned fuel distribution company isn’t just selling petrol — it’s reshaping the country’s energy map, balancing economic access with a war for road traffic.


Every day, hundreds of truckers, traders, and travelers use the RN10. A strategic stretch of tarmac, often congested, often underserved. Until now, service stations were rare. Enter Tradex.


The company has inaugurated a brand-new station in Ayos (Centre region). With this move, Tradex reaches a symbolic milestone: 86 service stations in Cameroon. But the real story is location.


“Here, no one passes by chance”


On this corridor linking Yaoundé to the East, competition is light. Big cities are overcrowded with TotalEnergies, Ola Energy, and Neptune Oil. Tradex, a subsidiary of the National Hydrocarbons Company (SNH), is playing smart: targeting high-traffic roads, where demand is strongest.


The Ayos station is more than fuel. It includes a Trad’Shop convenience store. The goal: attract the busy driver, the traveler, and local residents who lack nearby retail options.


50 construction jobs, 15 permanent roles


During construction, the station generated about 50 indirect jobs (masons, electricians, handlers, local transporters). Operations will create 15 permanent jobs — pump attendants, store managers, security, and maintenance staff.


Tradex shifts gears: from fuel to full-service hubs


The model is changing. Tradex is becoming a road-user service platform — snacks, repairs, shops, digital payments. The bet: increase revenue per site while building loyalty among transport fleets.


On the RN10, that’s a game changer. A trucker can now refuel, eat, and fix a tire without leaving the main road.
Economic access or commercial offensive? Both.


Tradex says it wants to “get closer to mobility flows and consumer zones.” In practice, this expansion supports economic access — bringing energy closer to rural and semi-urban areas. But it’s also a shrewd offensive against legacy competitors.


A heating Cameroonian fuel market


With 86 stations, Tradex hasn’t overtaken TotalEnergies yet, but it’s carving its lane. Ola Energy and Neptune Oil remain tough rivals. Still, the state-owned player has one advantage: it can invest in neglected zones without short-term profit pressure.


The RN10 is just one step. More strategic roads are in the crosshairs. Tradex wants every station to become a local growth hub.
Bottom line


The Ayos inauguration isn’t just a ribbon-cutting. It’s a signal. Tradex is no longer playing the big-city game. It’s betting on roads, traffic, and everyday Cameroonians. And it’s working.


Fuel up in Ayos. Next stop: wherever the trucks roll.



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Mouahna Divine

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