Ça sent la poudre et le deuil. Après l’assassinat brutal de son ministre de la Défense, le général d’armée Assimi Goïta, patron du Mali et commandant en chef, a décidé de prendre lui-même les rênes du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Du jamais-vu. Un décret lu sur l’ORTM, la télé nationale, a scellé cette décision historique.
L’homme fort de Bamako ne laisse personne souffler. À ses côtés, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué. Traduction : Goïta met les deux pieds dans le bourbier sécuritaire, en mode commando.
Rappel des faits qui ont tout changé :
Le 25 avril, un camion piégé explose près de la maison de Sadio Camara, l’ancien ministre de la Défense, située sur la base militaire de Kati. Bilan : blessé grave, Camara rend l’âme. Le même jour, des groupes armés radicaux lancent des attaques coordonnées contre l’armée un peu partout au Mali. Mais les FAMa (Forces armées maliennes) n’ont pas tremblé. En quelques heures, la situation est reprise en main. Les djihadistes prennent cher.
Réponse immédiate : 17 rebelles neutralisés dans l’ouest
Dans la zone de Sébabougou, les renseignements militaires ont repéré un groupe appartenant à une organisation radicale. Les FAMa déclenchent une offensive. Bilan : 17 terroristes au tapis, une quinzaine de motos récupérées. L’état-major annonce des opérations systématiques sur tout le territoire. Pas de répit.
Frappes aériennes et reconquête fulgurante
L’armée de l’air malienne a frappé fort près de Tombouctou, sur une base logistique ennemie. Résultat : armes et munitions détruites, plusieurs terroristes neutralisés. Dans le nord-est, après un redéploiement éclair, l’armée a repris une base stratégique à Bourem. Elle avait été prise le 25 avril lors des attaques coordonnées. Bourem, c’est le nœud routier entre Gao et Tombouctou. La reprise, c’est un coup de massue pour les groupes armés.
Soutenu par ses alliés internationaux, Goïta prouve une chose : le Mali ne lâche rien. Dans l’AES (Alliance des États du Sahel), la donne change. Les chefs d’État deviennent des chefs de guerre. Et l’Afrique attend la suite.
General Assimi Goïta takes over Mali’s Defense Ministry after his minister’s mysterious death
Truck bomb kills Defense Minister Sadio Camara. Goïta steps in as minister, launches airstrikes, recaptures key bases, and neutralizes 17 rebels. Read the full report.
Power move in Bamako. Following the death of his defense minister, Sadio Camara, Mali’s president and army commander-in-chief, General Assimi Goïta, has taken direct control of the Ministry of Defense and Veterans Affairs. A decree read on state TV ORTM made it official.
General Oumar Diarra was appointed deputy minister, but the message is clear: Goïta is now leading the war himself.
The trigger: On April 25, a suicide truck bomb exploded near Camara’s home on the Kati military base. Camara was fatally wounded. Simultaneously, radical groups attacked army positions across the country. But within hours, Mali’s armed forces (FAMa) regained control, inflicting heavy losses.
Immediate retaliation: In western Mali’s Sébabougou area, intelligence tracked an extremist group. An offensive left 17 rebels dead and around 15 motorcycles seized. The army says systematic search-and-neutralize operations continue nationwide.
Airstrikes & strategic recapture: Near Timbuktu, the Malian air force destroyed an insurgent logistics base, including weapons and ammo. In the northeast, troops recaptured a key base in Bourem – seized on April 25 – a vital transport hub between Gao and Timbuktu.
With support from international allies, Goïta sends a strong signal: the Sahel is fighting back. In the AES (Alliance of Sahel States), leaders are now warriors. And the war is far from over.
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Moussa Nassourou