Huile de palme : 17 milliards FCFA injectés à Lengue et Eséka, plus de 11 milliards reversés chaque année aux producteurs camerounais

Huile de palme : 17 milliards FCFA injectés à Lengue et Eséka, plus de 11 milliards reversés chaque année aux producteurs camerounais

Avec 17 milliards FCFA investis à Lengue (Moungo) et Eséka (Nyong-Ekelle), Opalm promet plus de 11 milliards FCFA de revenus annuels aux planteurs et 340 emplois. Un tournant stratégique pour réduire de 50% le déficit national en huile de palme.

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Huile de palme : Lengue et Eséka au cœur d’un investissement massif de 17 milliards FCFA


Le secteur du palmier à huile entre dans une nouvelle phase d’industrialisation au Cameroun. La construction d’une usine moderne à Lengue, dans l’arrondissement de Mbanga (département du Moungo, région du Littoral), couplée à l’extension de l’ex-usine Socapalm d’Eséka (Nyong-Ekelle, Centre), désormais propriété de la société Opalm, va générer d’importants flux financiers dans ces deux bassins stratégiques de production.


Montant global des investissements : 17 milliards de FCFA. Retombées attendues pour les producteurs : plus de 11 milliards de FCFA de revenus annuels.


Lengue : 9 milliards FCFA et 340 emplois annoncés


Le 8 avril 2026, lors de la cérémonie de pose de la première pierre à Lengue, Patrice Yantho, Coordonnateur du programme d’investissement d’Opalm, a dévoilé les contours du projet.


L’usine, d’une capacité de 25 000 tonnes par an, mobilise un investissement de 9 milliards de FCFA. Elle devrait générer plus de 340 emplois directs et indirects et garantir aux planteurs du Moungo des achats annuels de noix de palme estimés à plus de 5 milliards de FCFA.


Présentée comme la première unité industrielle de l’arrondissement de Mbanga, cette infrastructure marque un tournant économique local.


Avant même le démarrage des travaux, Opalm revendique déjà une forte présence dans le bassin :
Depuis 2024, l’entreprise affirme avoir collecté plus de 10 000 tonnes de régimes, pour un montant cumulé dépassant 8 milliards de FCFA versés aux planteurs.


Eséka : objectif 75 000 tonnes et 6 milliards FCFA d’achats annuels


À Eséka, les ambitions sont encore plus élevées.


En moins de deux mois, Opalm indique avoir acquis plus de 15 000 tonnes de régimes, représentant 1,2 milliard de FCFA payés aux producteurs.


Avec l’installation d’une nouvelle huilerie, la capacité de production passera de 7 000 tonnes actuellement à 25 000 tonnes par an. L’entreprise vise désormais 75 000 tonnes de régimes par an, pour une valeur estimée à 6 milliards de FCFA d’achats annuels auprès des planteurs.


Productivité : +300% de rendement à l’hectare


Pour le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, ces investissements vont bien au-delà de la simple transformation industrielle.


Ils s’inscrivent dans le cadre du cahier de charges signé en décembre 2025 entre Opalm et l’État du Cameroun. L’accord prévoit un encadrement renforcé des exploitants, incluant :



  • Mise à disposition d’intrants

  • Fourniture de semences à hauts rendements

  • Programme de fertilisation et régénération des plantations


Objectif affiché : faire passer les rendements de 500 kg d’huile par hectare actuellement à 2 tonnes par hectare, soit une augmentation de 300%.


Réduire de 50% le déficit national en cinq ans


Le programme global d’Opalm prévoit la construction de cinq usines dans les principaux bassins de production du pays sur cinq ans, pour un investissement cumulé d’environ 45 milliards de FCFA.


La projection : accroître la production locale de plus de 100 000 tonnes et réduire d’environ 50% le déficit national, qui oblige le Cameroun à importer massivement chaque année.


Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la politique d’import-substitution portée par le gouvernement, visant à rééquilibrer une balance commerciale fortement déficitaire.


Selon l’Institut national de la statistique (INS), le déficit commercial du Cameroun a atteint 2 145,2 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 23% sur un an.


« Le programme de la société Opalm apportera une valeur ajoutée non négligeable à notre agriculture », a souligné le ministre Gabriel Mbairobe.


Entre industrialisation locale, injection massive de liquidités dans les bassins ruraux et stratégie de souveraineté économique, Lengue et Eséka deviennent ainsi les nouveaux épicentres de la bataille camerounaise pour l’autosuffisance en huile de palme.




Palm Oil: CFA 17 Billion Injected in Lengue and Eseka, Over CFA 11 Billion Annually for Cameroonian Farmers


Cameroon’s palm oil sector is entering a new industrial phase with the construction of a modern processing plant in Lengue (Moungo Division, Littoral Region) and the expansion of the former Socapalm factory in Eseka (Nyong-Ekelle Division, Centre Region), recently acquired by Opalm.


The total investment amounts to CFA 17 billion, with expected annual revenues of over CFA 11 billion for local farmers.


Lengue: CFA 9 Billion and 340 Jobs


Launched on April 8, 2026, the Lengue plant will have a production capacity of 25,000 tons per year, representing an investment of CFA 9 billion and the creation of more than 340 direct and indirect jobs.


Farmers in the Moungo basin are expected to receive over CFA 5 billion annually through guaranteed palm nut purchases.


Eseka: Target of 75,000 Tons and CFA 6 Billion in Annual Purchases


In Eseka, Opalm aims to increase annual purchases to 75,000 tons, valued at CFA 6 billion per year, following the installation of a new mill that will boost production capacity from 7,000 tons to 25,000 tons per year.


300% Yield Increase Objective


Under a December 2025 agreement with the Cameroonian government, Opalm committed to supporting farmers with high-yield seedlings, fertilizers, and plantation regeneration programs.


The goal is to increase yields from 500 kg of palm oil per hectare to 2 tons per hectare, a 300% increase.


Cutting the National Deficit by 50%


Opalm’s broader investment plan includes building five processing plants nationwide over five years, with a total investment of CFA 45 billion.


The company aims to increase domestic production by more than 100,000 tons and reduce Cameroon’s palm oil deficit by 50%, aligning with the government’s import-substitution strategy.


Cameroon’s trade deficit reached CFA 2,145.2 billion in 2025, up 23% year-on-year, according to the National Institute of Statistics.


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Mouahna Divine

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