C’est la guerre des nerfs entre Elon Musk et son pays natal. Le patron de SpaceX et Tesla, milliardaire flamboyant, a balancé une bombe sur X : l’Afrique du Sud refuse d’accorder une licence à Starlink, son internet par satellite, parce qu’il ne veut pas nommer un Noir à la tête de la filiale locale. Et ce n’est pas tout : le gouvernement sud-africain exige aussi de céder 30 % de l’entreprise à des anciennes victimes de l’apartheid. Musk a dit non sec. Et il charge.
« L’Afrique du Sud ne permettra pas à Starlink d’obtenir une licence, même si je suis né là-bas, simplement parce que je ne suis pas noir », a écrit le milliardaire sur son réseau social. Avant d’enfoncer le clou : « On m’a souvent proposé de soudoyer pour obtenir la licence en faisant semblant que la filiale était dirigée par un Noir, mais j’ai catégoriquement refusé. » Musk qualifie les autorités de Pretoria de « racistes flagrants » et dénonce une discrimination politique assumée.
Pendant plus de deux ans, l’entrepreneur a tenté de convaincre l’État sud-africain. En vain. La loi sud-africaine sur la promotion des entreprises appartenant à la population noire (B-BBEE) impose aux firmes étrangères de s’ouvrir à des actionnaires issus des groupes opprimés sous le colonialisme et l’apartheid. Mais Musk, qui a toujours fustigé ce qu’il appelle une « discrimination inversée », ne plie pas.
Pendant ce temps, l’Afrique du Sud claque la porte du G20
L’affaire Starlink n’est que la partie émergée d’un iceberg diplomatique brûlant. Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, a annoncé que Pretoria prenait une pause dans sa participation aux travaux du G20 jusqu’à la fin de l’année. Raison ? Les États-Unis, qui président le G20 depuis décembre 2025, refusent d’accréditer les représentants sud-africains aux réunions, y compris au sommet.
« L’Afrique du Sud est membre du G20, mais les États-Unis ne nous ont pas accrédités. Cela signifie que l’Afrique du Sud ne participera pas aux réunions du G20 toute cette année », a déclaré Godongwana avant de s’envoler pour Washington (pour des réunions FMI/Banque mondiale). « Nous avons décidé de prendre un congé du G20 et de revenir sous la présidence du Royaume-Uni. » Londres doit prendre le relais fin 2026.
Donald Trump, qui a succédé à l’Afrique du Sud à la tête du G20 le 1er décembre 2025, avait déjà prévenu : selon lui, un « génocide de la minorité blanche » se déroule en Afrique du Sud. Il a aussi annoncé que le sommet G20 2026 se tiendrait en Floride… sans délégation sud-africaine. Mieux (ou pire) : la radio SABC rapporte que Washington veut « remplacer » Pretoria par la Pologne pour les principaux événements du G20.
Un double affront qui secoue le continent
Entre Musk qui dénonce un racisme d’État et Trump qui exclut l’Afrique du Sud des grandes manœuvres mondiales, Pretoria se retrouve sous pression maximale. Les autorités sud-africaines n’ont pas encore répondu officiellement aux accusations du patron de Starlink. Mais une chose est sûre : l’Afrique du Sud, puissance historique du continent, joue gros. Refuser Musk et se faire éjecter du G20 par Washington, c’est un signal fort envoyé à ses alliés des BRICS. Reste à savoir si Pretoria assumera seul ce double duel diplomatique.
Elon Musk has launched a scathing attack on his country of birth, South Africa, accusing it of “blatant racism” for blocking Starlink’s operating license. The billionaire claims authorities demanded he appoint a Black CEO to the local subsidiary and hand over 30% of the company to previously disadvantaged groups. “I was offered bribes to fake a Black-led subsidiary. I refused,” Musk wrote on X.
South Africa’s Black Economic Empowerment (B-BBEE) law requires foreign firms to include ownership from groups oppressed under apartheid and colonialism. Musk, a vocal critic of affirmative action, called the conditions “racist.”
Meanwhile, Pretoria has taken a “break” from G20 meetings until the end of 2026, after the US – current G20 president – refused to accredit South African delegates. Finance Minister Enoch Godongwana confirmed the move, adding that South Africa will return when the UK takes over the G20 presidency. President Donald Trump, who succeeded South Africa at the G20 helm on December 1, 2025, has accused the country of “genocide against the white minority” and said the 2026 G20 summit in Florida will not invite the South African delegation. Local reports also suggest Washington wants to replace South Africa with Poland at key G20 events.
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Didier Cebas K.