Tanzanie : expulsions forcées de réfugiés burundais – L’Afrique du Sud déploie l’armée face à une criminalité hors de contrôle

Tanzanie : expulsions forcées de réfugiés burundais – L’Afrique du Sud déploie l’armée face à une criminalité hors de contrôle

Expulsions forcées de réfugiés burundais en Tanzanie, inquiétude du HCR, armée sud-africaine mobilisée contre 60 meurtres par jour : l’Afrique face à deux crises majeures en 2026.

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Tanzanie : des réfugiés burundais dénoncent des expulsions forcées


Nouvelle onde de choc en Afrique de l’Est. Selon Africanews, les autorités tanzaniennes expulsent de force des réfugiés burundais installés dans les camps de Nduta et Nyarugusu, les contraignant à regagner leur pays d’origine.


En décembre dernier, le Burundi et la Tanzanie avaient pourtant signé un accord bilatéral facilitant le rapatriement de jusqu’à 3.000 réfugiés par semaine. Le ministre burundais de l’Intérieur, Léonidas Ndaruzaniye, avait annoncé qu’environ 100.000 ressortissants pourraient rentrer d’ici la mi-2026. À ce jour, près de 28.000 personnes auraient déjà été rapatriées.


Mais sur le terrain, le climat est tendu.


Plusieurs réfugiés affirment être soumis à des pressions directes. Ils évoquent la destruction de leurs habitations, la démolition d’infrastructures communautaires – notamment des églises – ainsi que la fermeture d’écoles et de centres de santé. Des témoignages font état d’opérations supervisées par les forces de sécurité tanzaniennes.


Le HCR “gravement préoccupé”


Interrogé par l’Agence France-Presse, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit « gravement préoccupé » par la situation. L’agence onusienne dénonce « la pression considérable qu’exerce sur les réfugiés la détérioration de leurs conditions de vie », les poussant à rentrer au Burundi.


En mars 2026, environ 98.000 Burundais vivent encore dans les camps de Nduta et Nyarugusu. Beaucoup avaient fui des années de guerre civile, de violences politiques, d’instabilité chronique et de pauvreté extrême.


De leur côté, les autorités burundaises soutiennent que les retours sont volontaires et justifiés par l’amélioration du climat sécuritaire dans le pays. Elles affirment que les destructions d’habitations concernent uniquement les personnes ayant choisi de rentrer.


La question du caractère réellement volontaire de ces retours reste toutefois au cœur des inquiétudes humanitaires.


Afrique du Sud : l’armée mobilisée contre une criminalité endémique


À plusieurs milliers de kilomètres, l’Afrique du Sud fait face à une autre urgence : l’explosion de la criminalité.


Le lieutenant-général Siphiwe Sangweni, chef du commandement opérationnel conjoint, a confirmé devant le Parlement national que le déploiement d’unités combattantes des forces armées sud-africaines se poursuivra jusqu’au 31 mars 2027.


L’opération, lancée le 1er mars, vise à appuyer la police dans la lutte contre la criminalité organisée, l’exploitation minière illégale et le banditisme.


Quatre provinces sous haute surveillance


Les troupes sont actuellement déployées dans quatre provinces stratégiques : Gauteng, Nord-Ouest, État-Libre et Cap-Occidental. Les services de renseignement militaire participent activement à l’identification des réseaux criminels.


Dans le Gauteng, une opération conjointe armée-police a récemment permis de démanteler un site d’exploitation minière illégale près de Krugersdorp, avec de nombreuses arrestations, selon le chef de la police provinciale, Tommy Mthombeni.


Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé ce recours exceptionnel à l’armée lors de son discours annuel sur l’état de la nation, alertant sur la menace croissante de la criminalité organisée pour l’économie et la cohésion sociale.


60 meurtres par jour


L’Afrique du Sud demeure l’un des pays les plus touchés par la violence criminelle sur le continent. Selon les dernières données du ministère de l’Intérieur, au moins 60 meurtres sont commis chaque jour.


Deux crises différentes, mais un même constat : la stabilité sécuritaire et humanitaire reste un défi majeur pour plusieurs puissances africaines en 2026.




Tanzania Accused of Forcibly Expelling Burundian Refugees – South Africa Deploys Army as Crime Surges


Tanzania: Burundian Refugees Report Forced Returns


A new humanitarian controversy is unfolding in East Africa. According to Africanews, Tanzanian authorities are forcibly expelling Burundian refugees from camps and pressuring them to return home.


In December, Burundi and Tanzania signed an agreement allowing up to 3,000 refugees per week to return. Burundi’s Interior Minister Léonidas Ndaruzaniye announced that about 100,000 nationals could return by mid-2026, with nearly 28,000 already repatriated.


However, refugees describe growing pressure inside camps.


Several testimonies mention the destruction of shelters, churches, and community infrastructure, as well as the closure of schools and health centers. Some operations were reportedly carried out under the supervision of Tanzanian security forces.


UNHCR “Deeply Concerned”


Speaking to AFP, the UN High Commissioner for Refugees said it is “gravely concerned” about the “considerable pressure” placed on refugees due to deteriorating living conditions pushing them to return.


As of March 2026, approximately 98,000 Burundians remain in Nduta and Nyarugusu camps, having fled years of civil war, political instability, violence, and extreme poverty.


Burundian authorities insist returns are voluntary and motivated by improved security conditions.


South Africa Deploys Army to Fight Organized Crime


Meanwhile, South Africa is battling a surge in violent crime.


Lieutenant-General Siphiwe Sangweni confirmed before Parliament that combat units deployed in support of police operations will remain active until March 31, 2027.


The operation, launched on March 1, targets organized crime, illegal mining, and banditry across Gauteng, North West, Free State, and Western Cape provinces.


President Cyril Ramaphosa announced the military intervention during his State of the Nation Address, warning that organized crime threatens the country’s economy and social cohesion.


South Africa records at least 60 murders per day, according to the latest Interior Ministry data.


Two distinct crises, one shared challenge: security and stability remain pressing issues across parts of Africa in 2026.



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Silognhia Edwige (Stagiaire)

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