La controverse enfle autour du décès brusque et trouble du Président Anicet Ekane, survenu le 1er décembre 2025. Au lendemain du communiqué du ministère de la Défense, publié le 24 février 2026 et annonçant la clôture d’une enquête administrative, les conseils de Madame Veuve Ekane née Sogue Edwige montent au créneau.
Dans une déclaration officielle rendue publique ce 25 février 2026 à Yaoundé, Me Hippolyte BT Meli et Me Emmanuel Simh dénoncent une procédure qu’ils qualifient d’« unilatérale » et menée dans des conditions « inopposables » à leur cliente.
Une enquête contestée sur le fond et sur la forme
Selon les avocats, l’enquête administrative diligentée par les autorités militaires n’a pas respecté les standards élémentaires de transparence et de contradictoire. Ils estiment que la famille du défunt n’a pas été associée à la procédure, remettant ainsi en cause la crédibilité et l’impartialité des conclusions rendues publiques par le porte-parole du ministère de la Défense.
Au-delà de l’aspect procédural, la défense invoque des principes fondamentaux. « Le devoir de respect aux morts, à la mémoire, à la dignité et à l’intégrité est un principe fondamental, opposable à tous et surtout aux autorités en charge des affaires publiques », rappellent les conseils.
Droit à la vérité et exigence de justice
S’appuyant sur le droit international des droits de l’homme, les avocats soulignent que les familles ont le droit de connaître la vérité sur les circonstances de la mort de leurs proches et d’obtenir justice.
Ils rappellent également que la Constitution camerounaise et les lois nationales protègent la dignité et l’intégrité des personnes, y compris après leur décès. De ce fait, l’État aurait l’obligation de garantir la transparence, la vérité et la reddition des comptes.
Dans leur déclaration, les conseils formulent deux exigences majeures :
- L’ouverture d’une enquête indépendante et transparente sur les circonstances du décès du Président Anicet Ekane ;
- La clarification des responsabilités concernant son arrestation, sa détention et les soins médicaux qui lui ont été administrés au Centre Médical de la Gendarmerie Nationale.
Un dossier à haute sensibilité politique
Le décès d’Anicet Ekane, personnalité politique connue, continue de susciter interrogations et tensions dans l’opinion publique. En contestant frontalement la version issue de l’enquête administrative militaire, la famille ouvre désormais un front judiciaire et potentiellement politique.
L’affaire pourrait rapidement dépasser le cadre strictement administratif pour se déplacer sur le terrain judiciaire, voire international, si les exigences d’indépendance et de transparence ne sont pas satisfaites.
À Yaoundé, le climat reste marqué par l’attente de clarifications supplémentaires. Une question demeure : l’État acceptera-t-il une enquête véritablement indépendante sur une affaire aussi sensible ?
Death of Anicet Ekane: Family Rejects Defense Ministry Inquiry and Demands Independent Investigation
Yaoundé – Legal battle begins over the controversial death of Anicet Ekane
Tensions are rising following the sudden and controversial death of President Anicet Ekane on December 1, 2025. One day after Cameroon’s Ministry of Defense announced the closure of an administrative investigation, the late leader’s legal team has strongly challenged the findings.
In a statement issued on February 25, 2026 in Yaoundé, lawyers Me Hippolyte BT Meli and Me Emmanuel Simh, representing Mrs. Edwige Sogue Ekane, described the investigation as “unilateral” and conducted under conditions that cannot be legally upheld against their client.
Challenging both procedure and substance
The lawyers argue that the military-led administrative inquiry lacked transparency and failed to involve the family, thereby undermining its credibility and impartiality.
They emphasized that respect for the deceased’s dignity and memory is a fundamental principle binding on all authorities, particularly public officials.
Right to truth and accountability
Invoking international human rights law, the legal team stressed that families have the right to know the truth about the circumstances surrounding the death of their relatives and to obtain justice.
They also recalled that Cameroon’s Constitution and national laws protect human dignity and integrity, even after death, placing a legal obligation on the state to ensure transparency and accountability.
The family is formally demanding:
- An independent and transparent investigation into the circumstances of Anicet Ekane’s death;
- Accountability regarding his arrest, detention, and medical care at the National Gendarmerie Medical Center.
Given Ekane’s political stature, the case carries significant political implications and could escalate beyond the administrative sphere if independent scrutiny is not granted.
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Ange NGO