Allemagne-Chine : l'industrie automobile met Merz sous pression avant une visite décisive à Pékin

Allemagne-Chine : l'industrie automobile met Merz sous pression avant une visite décisive à Pékin

? la veille d'une visite stratégique en Chine du 24 au 26 f?vrier, le chancelier allemand Friedrich Merz est attendu au tournant par l?industrie automobile de son pays. En ligne de mire : l?acc?s au march? chinois, la concurrence jugée d?loyale et le spectre d'une escalade commerciale entre Pékin et Bruxelles.

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Hildegard Müller, présidente de l’Union de l’industrie automobile allemande (VDA), appelle Berlin à privilégier la diplomatie économique plutôt que la confrontation tarifaire. Dans une déclaration accordée au Welt am Sonntag, elle plaide pour une « ouverture réciproque accrue des marchés » et met en garde contre toute dérive protectionniste.


Une chute brutale des ventes allemandes en Chine


Le contexte est tendu. Les constructeurs automobiles allemands ont récemment enregistré une chute brutale de leurs ventes sur le marché chinois, devenu ultra-compétitif avec la montée en puissance des fabricants locaux, notamment dans le segment stratégique des véhicules électriques.


Pour la VDA, la priorité est claire : obtenir de Pékin des propositions « constructives » afin de corriger les distorsions de concurrence. Mais pas question, selon Hildegard Müller, d’entrer dans une logique de représailles.


« Les droits de douane punitifs de l’Union européenne sur les véhicules électriques chinois étaient et restent une erreur », tranche-t-elle.


L’Europe divisée sur la riposte à la Chine


La sortie de la patronne de l’automobile allemande intervient alors que l’industrie française, beaucoup moins exposée au marché chinois, pousse Bruxelles à adopter des mesures plus fermes : préférence européenne dans les marchés publics, primes réservées aux véhicules produits en Europe, voire fermeture partielle du marché.


Berlin, dont les géants Volkswagen, BMW et Mercedes dépendent fortement de la Chine, redoute un retour de bâton.


« Selon les décisions prises, l’industrie locale s’expose à des contre-mesures de Pékin », avertit Mme Müller.


En filigrane, c’est la fracture stratégique européenne qui apparaît : faut-il protéger le marché intérieur ou préserver les chaînes de valeur mondiales ?


Merz face à Xi : un moment clé


La visite de Friedrich Merz s’annonce déterminante. Le chancelier se rendra à Pékin et Hangzhou. Il rencontrera le Premier ministre Li Qiang le 25 février, ainsi que le président Xi Jinping lors d’un entretien à huis clos.


Ce déplacement intervient à un moment crucial : la Chine prépare son prochain plan quinquennal, feuille de route économique qui orientera ses priorités industrielles et commerciales pour les années à venir.


« L’objectif commun des négociations doit être une ouverture réciproque accrue des marchés, et non un isolement mutuel », insiste la VDA.


Le message est limpide : l’Allemagne veut éviter une guerre commerciale.


Pourquoi cela concerne aussi l’Afrique et le Cameroun


Pour le Cameroun et plus largement l’Afrique, cette tension entre l’Europe et la Chine dépasse le simple cadre automobile. Les deux puissances sont des partenaires commerciaux majeurs du continent.


Une détérioration des relations sino-européennes pourrait redessiner les flux d’investissements, les chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles mondiales — avec des répercussions sur les marchés africains, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de la mobilité.


L’enjeu dépasse donc Berlin et Pékin : il touche à l’équilibre économique mondial.




Germany–China: Auto Industry Pressures Merz Ahead of High-Stakes Beijing Visit


Ahead of his strategic visit to China from February 24–26, German Chancellor Friedrich Merz faces mounting pressure from the country’s powerful automotive industry. At stake: market access, alleged competitive distortions, and the risk of escalating trade tensions between Beijing and Brussels.


Hildegard Müller, President of the German Association of the Automotive Industry (VDA), is urging Berlin to prioritize economic diplomacy over protectionist measures. In an interview with Welt am Sonntag, she called for “greater reciprocal market opening” and warned against retaliatory trade policies.


German carmakers have recently suffered a sharp decline in sales in China, amid fierce competition from rapidly growing domestic manufacturers, particularly in the electric vehicle segment.


While the European Union has introduced punitive tariffs on Chinese EVs, Müller considers these measures a mistake and warns of possible countermeasures from Beijing.


Chancellor Merz will visit Beijing and Hangzhou, meeting Premier Li Qiang and holding a closed-door discussion with President Xi Jinping. The visit comes as China prepares its next five-year economic plan, making the diplomatic engagement particularly significant.


Beyond Europe and China, the outcome of these discussions could reshape global trade flows — with implications for Africa and emerging markets that depend on both economic powers.


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Ekanga Ekanga Fernand

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