Niger-Tchiani dénonce "l'axe du mal" Bénin-France-Côte d'ivoire et scelle une alliance énergétique vitale avec l'Algérie

Niger-Tchiani dénonce

Dans une interview choc accord?e ? la télévision nationale RTN, le chef de l'état nig?rien, le G?n?ral Abdourahamane Tiani, a hauss? le ton contre ce qu?il considère comme une dèstabilisation orchestr?e de son pays. Alors que les frontières sont fermées avec le Bénin depuis le coup d?état de juillet 2023, le président de la Conf?d?ration des états du Sahel (AES) brandit la menace d'une ingèrence ?trangère arm?e.

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Selon le Général Tiani, le Nord du Bénin est devenu une poudrière. « Dans tout le nord du Bénin, il n’y a pas un seul militaire béninois. Ils ont tout laissé [ces zones] entre les mains de terroristes, ainsi que de mercenaires français et ukrainiens. Telle est la réalité », a-t-il asséné, accusant directement Cotonou de compromettre la sécurité nationale nigérienne. Une accusation grave qui intervient dans un contexte où Niamey affirme que cinq camps sous contrôle militaire français seraient toujours opérationnels sur le sol béninois, des informations que Paris et Cotonou ne démentent pas officiellement.


Pivot diplomatique et bouclier énergétique


Pourtant, sur un autre front, le Niger joue une partie diplomatique majeure. En visite officielle à Alger, le Général Tiani a trouvé un allié de poids en la personne du Président algérien Abdelmadjid Tebboune. Les deux chefs d’État ont scellé un accord stratégique majeur : le lancement des travaux du Gazoduc transsaharien (TSGP) débutera juste après le mois de Ramadan.


Ce projet colossal, piloté par le géant pétrolier algérien Sonatrach, vise à acheminer le gaz naturel du Nigeria vers l’Europe en traversant le Niger et l’Algérie. Pour Niamey, c’est une manne financière en perspective (paiement des droits de transit) et un symbole fort d’une coopération Sud-Sud libérée des pressions occidentales.


« L’Algérie et le Niger arriveront à surmonter toutes les difficultés et tous les obstacles pour réussir, ensemble et dans le dialogue, de belles choses pour nos pays et nos peuples », a promis le Général Tiani, saluant des « relations historiques » et une « fraternité » renouvelée. Au-delà du gaz, les discussions ont porté sur un partenariat stratégique global incluant la sécurité, le chemin de fer transsaharien, le port sec d’Agadez et l’exploitation du bloc de Kafra. Un message clair de Tebboune a renforcé cette alliance : « La sécurité du Niger est indissociable de celle de l’Algérie. »


Sabotage et pression politico-économique sur le pétrole


Cependant, sur le terrain, la réalité est plus sombre. Le Niger doit faire face à une guérilla économique. Selon le média spécialisé Africa Defense Forum, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ) multiplie les attaques contre l’oléoduc reliant Diffa (Niger) au terminal béninois.


Ce pipeline, le plus grand d’Afrique, est devenu la cible privilégiée des rebelles. Le but ? Asphyxier financièrement le régime militaire et le discréditer. Chaque jour d’arrêt de l’oléoduc coûterait près de 10 millions de dollars au Niger et aux compagnies chinoises exploitantes.


Selon les analystes, ces attaques viseraient à forcer la main des autorités pour provoquer un retour de l’ancien président renversé, Mohamed Bazoum. Les rebelles tentent également de faire chanter les opérateurs pétroliers chinois, exigeant un tribut pour laisser passer l’or noir.


Le Niger se retrouve ainsi pris en tenaille :


    Au Sud, une menace terroriste et mercenaire qu’il attribue à un complot bénino-franco-ukrainien.


    À l’Est et au Nord, des attaques de rebelles visant le poumon économique.


    À l’Ouest, une alliance de survie avec l’Algérie pour bâtir un avenir énergétique commun.


Le pari de la junte est clair : transformer la pression extérieure en levier pour accélérer son intégration dans le cercle des pays émergents grâce aux ressources naturelles, tout en dénonçant un néo-colonialisme rampant.




Niger's Tiani Accuses Benin of Hosting French and Ukrainian 'Mercenaries' While Sealing Vital Gas Deal with Algeria


In a stark interview with national television RTN, Niger's military leader, General Abdourahamane Tiani, accused neighboring Benin of compromising his country's security by allowing terrorist groups, French, and Ukrainian mercenaries to operate freely in its northern territories. "In all of northern Benin, there is not a single Beninese soldier. They have left these areas to terrorists, as well as French and Ukrainian mercenaries. That is the reality," Tiani declared.


This accusation deepens the rift between the two nations, which has persisted since the July 2023 coup that brought Tiani to power. Niger claims five camps under French military control exist in Benin, a claim neither Paris nor Cotonou has officially refuted.


Simultaneously, Tiani is forging a powerful new alliance. During an official visit to Algiers, he and Algerian President Abdelmadjid Tebboune agreed to launch the long-awaited Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) project after Ramadan. The pipeline, managed by Algeria's Sonatrach, will transport Nigerian gas to European markets via Niger. The project promises significant transit fees for Niamey and symbolizes a pivot toward South-South cooperation.


"Algeria and Niger will overcome all difficulties to achieve great things for our peoples," Tiani stated, emphasizing the "historic ties" and "fraternity" between the two nations. The partnership extends to security, infrastructure, and mining. President Tebboune affirmed this bond, stating, "The security of Niger is inseparable from that of Algeria."


However, internally, Niger faces a severe economic threat. According to Africa Defense Forum, the Patriotic Movement for Freedom and Justice (MPLJ) has intensified attacks on the country's vital oil pipeline. The 2,000 km pipeline, which connects Niger's oil fields to the Benin coast, is a prime target. The goal is to cripple the military government financially.


Each day the pipeline is shut down reportedly costs Niger and its Chinese partners an estimated $10 million. Analysts suggest the rebels aim to halt oil exports and pressure the current regime into allowing the return of ousted President Mohamed Bazoum. The group is also accused of attempting to extort Chinese oil companies.


Niger thus faces a multi-pronged crisis: an external "mercenary" threat from the south, internal economic sabotage targeting its oil wealth, and a strategic pivot westward toward Algeria to secure its energy future.


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Moussa Nassourou

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