Selon la députée travailliste, l’urgence diplomatique liée à l’investiture du président américain Donald Trump aurait précipité le processus. « Tout cela devait être réglé et parfait au moment de la prestation de serment du président début janvier. Le délai était très court, et il y avait Noël entre-temps. D’ordinaire, une vérification approfondie prend des mois », a-t-elle déclaré.
Un contrôle jugé « informel » et insuffisant
L’enquête parlementaire a révélé que Peter Mandelson n’a pas été auditionné en commission comme l’aurait été un candidat non politique. Les questions sensibles concernant ses relations passées auraient été posées de manière informelle par Morgan McSweeney, alors chef de cabinet du Premier ministre Keir Starmer.
« Cela témoigne d’un niveau de responsabilité assez faible », a insisté Emily Thornberry.
Un ancien conseiller spécial du gouvernement, ayant lui-même été soumis à une procédure de contrôle sécuritaire, a confié à Politico que l’entretien ressemblait à « une visite chez le généraliste qui demande combien d’unités d’alcool vous consommez par semaine », ajoutant avec cynisme : « Personne ne dit toute la vérité. »
Un système de sécurité en crise
Matthew Savill, expert des procédures de vérification des candidats, a enfoncé le clou. Il affirme que le Royaume-Uni n’utilise pas de détecteur de mensonges et que « la vérification de sécurité nationale a été en grande partie une catastrophe ces dix dernières années ». Il pointe notamment le manque de personnel et l’obsolescence des infrastructures informatiques.
Cette controverse a déjà provoqué des secousses politiques. Le 8 février, Morgan McSweeney a quitté ses fonctions dans la foulée du scandale. Des rumeurs de changement à la tête du gouvernement britannique ont circulé, Keir Starmer étant accusé d’avoir validé une nomination politiquement risquée. Le Premier ministre a néanmoins réussi à conserver le soutien de son parti.
Les dossiers Epstein relancent la tempête mondiale
La polémique intervient dans un contexte particulièrement sensible. Le 30 janvier, le département de la Justice américain a achevé la publication massive des dossiers Epstein : plus de 3 millions de pages, 2.000 vidéos et 180.000 photos. Ces archives contiennent des dizaines de noms issus de familles royales, de cercles politiques, diplomatiques, économiques et scientifiques internationaux.
Parmi les personnalités citées figurent notamment l’ancien président américain Bill Clinton et l’actuel président Donald Trump.
Cette divulgation historique fait suite à une loi adoptée par le Congrès américain en novembre 2025. Elle ravive l’onde de choc d’une affaire qui continue d’ébranler les élites mondiales, malgré l’abandon des poursuites contre Jeffrey Epstein après son suicide en prison en août 2019.
UK: Rushed Appointment of Peter Mandelson Rekindles Epstein Controversy
The UK government allegedly did not have sufficient time to thoroughly examine Peter Mandelson’s links to financier Jeffrey Epstein before appointing him ambassador to the United States. The revelation was made by Emily Thornberry, Chair of the House of Commons Foreign Affairs Committee, in comments to Politico Europe.
According to Thornberry, diplomatic urgency ahead of President Donald Trump’s inauguration accelerated the process. “Everything had to be settled and perfect by the time of the president’s swearing-in in early January. The timeframe was very short, and Christmas was in between. Normally, thorough vetting takes months,” she stated.
A parliamentary inquiry revealed Mandelson did not undergo a formal committee hearing, as a non-political candidate would have. Sensitive questions were reportedly asked informally by then–Chief of Staff Morgan McSweeney.
Security expert Matthew Savill described the UK’s national security vetting system as “largely a disaster over the past decade,” citing staff shortages and outdated IT infrastructure.
The controversy intensified following the massive release of Epstein files by the US Department of Justice on January 30, including over 3 million pages of documents and thousands of multimedia files. The records list numerous high-profile figures from politics, business, diplomacy, and royal circles, including former President Bill Clinton and current President Donald Trump.
The case continues to shake global elites years after criminal proceedings against Epstein were dropped following his death in prison in 2019.
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Ekanga Ekanga Fernand