France : remaniement en vue, bras de fer budgétaire et offensive de Macron contre les réseaux sociaux

France : remaniement en vue, bras de fer budgétaire et offensive de Macron contre les réseaux sociaux

La scène politique française traverse une s?quence particulièrement dense, m?lant ajustement gouvernemental, tensions budg?taires et offensive législative in?dite contre les r?seaux sociaux. ? Paris, le Premier ministre S?bastien Lecornu pr?pare l?après-budget, pendant que l?ex?cutif consolide sa position ? l?Assembl?e nationale.

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Un remaniement gouvernemental à l’étude


Selon La Tribune Dimanche, Sébastien Lecornu envisage de proposer au président Emmanuel Macron un ajustement gouvernemental à l’issue de la séquence budgétaire, à condition que celle-ci se conclue favorablement.
« Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien », rapporte le journal.


Ce possible remaniement pourrait concerner plusieurs membres du cabinet. Déjà, la ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé son intention de quitter le gouvernement afin de se consacrer à la course à la mairie de Paris. Deux autres ministres sont également cités comme partants potentiels : Marina Ferrari, ministre des Sports, candidate à Aix-les-Bains, et Michel Fournier, ministre délégué à la Ruralité, en lice pour sa réélection à Voivres (Vosges).


Le média rappelle toutefois qu’aucune loi n’oblige en France un ministre candidat à démissionner de ses fonctions. À ce stade, aucune précision n’a été donnée sur les portefeuilles susceptibles d’être remaniés.


Formé le 12 octobre dernier, le gouvernement Lecornu se distingue par un profil majoritairement technocratique. Le Premier ministre a fait le choix de se concentrer sur la gestion des affaires courantes et d’écarter du gouvernement les personnalités susceptibles de se projeter vers la présidentielle de 2027, afin d’éviter toute instrumentalisation politique de l’action gouvernementale.


Macron accélère sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs


Parallèlement, l’exécutif entend marquer un tournant sociétal majeur. Selon BFMTV, le président Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d’engager une procédure accélérée pour faire adopter une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.


« J’ai demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée pour que ça puisse aller le plus vite possible », a déclaré le chef de l’État. Le Parlement pourrait examiner le texte dès le 26 janvier.


Dans un discours aux accents très fermes, Emmanuel Macron a justifié cette initiative :
« C’est un message très clair : le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n’est pas à vendre. Leurs émotions ne sont pas à vendre, ni par les plateformes américaines, ni par des algorithmes chinois. »


Le projet de loi prévoit également l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, une mesure qui suscite déjà de vifs débats dans le monde éducatif.


Le président français s’inspire ouvertement de l’exemple australien, où une loi similaire est entrée en vigueur le 9 décembre dernier, interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de seize ans. En Australie, les plateformes sont tenues, depuis le 10 décembre 2025, de désactiver les comptes des enfants et adolescents concernés.


Le gouvernement Lecornu sauvé par l’Assemblée


Sur le terrain parlementaire, Sébastien Lecornu a franchi un obstacle décisif. Les députés de l’Assemblée nationale ont rejeté les motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN), comme l’a annoncé la présidente de la chambre, Yaël Braun-Pivet.


« Pour l’adoption : 269. La majorité requise, 288 voix, n’étant pas atteinte, la motion de censure n’est pas adoptée », a-t-elle déclaré en séance publique.
La motion déposée par le RN n’a, quant à elle, recueilli que 142 voix.


Ce rejet ouvre la voie à l’adoption de la partie Recettes du projet de loi de finances (PLF) 2026, après que le Premier ministre a engagé la responsabilité de son gouvernement via l’article 49.3 de la Constitution.


Initialement réticent à l’usage de cette disposition, Sébastien Lecornu a finalement justifié son recours par l’impasse parlementaire, accusant LFI et le RN d’avoir bloqué les débats et compromis l’adoption du budget dans les délais.




France: cabinet reshuffle looming as budget battle ends and Macron targets social media


French politics is entering a decisive phase marked by a potential cabinet reshuffle, intense budgetary tensions and a major legislative push against social media use by minors.


According to La Tribune Dimanche, Prime Minister Sébastien Lecornu is considering proposing a government reshuffle to President Emmanuel Macron once the budget process is completed successfully. Several ministers could leave the cabinet, including Culture Minister Rachida Dati, who has announced her intention to focus on the Paris mayoral race, as well as Sports Minister Marina Ferrari and Rural Affairs Minister Michel Fournier.


At the same time, President Macron has asked the government to fast-track a bill banning social media access for children under 15. Parliament could begin examining the bill as early as January 26. The law would also ban mobile phones in high schools.


In Parliament, the Lecornu government survived two no-confidence motions tabled by the left-wing party LFI and the far-right National Rally. Their rejection clears the way for the adoption of the revenue section of the 2026 budget, after the Prime Minister invoked Article 49.3 of the Constitution to force the bill through.


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Ekanga Ekanga Fernand

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