Selon le calendrier prévisionnel des émissions publié par la direction générale du Trésor du ministère des Finances, le mois de janvier 2026 devrait ouvrir le bal avec une mobilisation de 45 milliards de FCFA, exclusivement à travers des bons du Trésor assimilables (BTA). Ces instruments, dont la maturité n’excède pas 52 semaines, sont généralement utilisés pour couvrir des besoins ponctuels de trésorerie de l’État.
Une montée en puissance dès février
Le Trésor public camerounais prévoit une accélération notable dès février, avec une levée de fonds estimée à 160 milliards de FCFA, avant un nouvel appel au marché de 115 milliards de FCFA en mars. Contrairement au mois de janvier, ces deux périodes verront une combinaison de BTA et d’obligations du Trésor assimilables (OTA), dont les maturités varient entre 2 et 10 ans. Ces obligations sont traditionnellement destinées au financement de projets structurants et de programmes de développement.
Un recours accru au court terme
L’analyse de la structure des maturités révèle cependant une orientation claire de la stratégie de financement de l’État. Sur les 320 milliards de FCFA attendus au premier trimestre 2026, 180 milliards devraient provenir des émissions de BTA, contre 140 milliards de FCFA via les OTA. Cette répartition traduit un recours plus important au marché monétaire, privilégiant le court terme pour répondre aux tensions de trésorerie, au détriment du financement de long terme.
Déjà 80 % de l’enveloppe annuelle engagée
D’après la loi de finances 2026, le gouvernement camerounais est autorisé à mobiliser jusqu’à 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics au cours de l’exercice, hors opérations de refinancement des titres arrivés à échéance. À ce titre, les levées de fonds prévues entre janvier et mars représentent près de 80 % de l’enveloppe annuelle autorisée, un niveau particulièrement élevé dès le premier trimestre.
Cette dynamique confirme la place croissante du marché régional de la Cemac dans le financement de l’État camerounais, tout en posant la question de la soutenabilité de la dette à court terme et de l’équilibre entre gestion de trésorerie et financement durable du développement.
Public Securities Market: Cameroon Targets CFA 320 Billion in Q1 2026
Between January and March 2026, the Government of Cameroon plans to raise CFA 320 billion on the public securities market of the Economic and Monetary Community of Central Africa (Cemac), overseen by the Bank of Central African States (BEAC). This borrowing strategy forms part of the country’s fiscal and cash management policy.
According to the issuance schedule published by the Directorate General of the Treasury at the Ministry of Finance, CFA 45 billion is expected to be raised in January alone, exclusively through Treasury bills (BTA). These short-term instruments, with maturities of up to 52 weeks, are typically used to meet temporary cash flow needs.
Increased borrowing from February
The Cameroonian Treasury plans to significantly step up its market operations in February, targeting CFA 160 billion, followed by CFA 115 billion in March. Unlike January, these issuances will combine Treasury bills (BTA) and Treasury bonds (OTA), with maturities ranging from 2 to 10 years, generally used to finance development projects.
Short-term financing dominates
An analysis of the announced maturities shows that Cameroon will rely more heavily on short-term market financing in 2026. Of the CFA 320 billion expected in the first quarter, CFA 180 billion will come from BTA issuances, compared to CFA 140 billion from OTA, highlighting a preference for short-term liquidity management.
80% of annual ceiling used in Q1
Under the 2026 Finance Law, Cameroon is authorized to raise up to CFA 400 billion in public securities during the year, excluding refinancing operations. The planned first-quarter borrowings therefore account for around 80% of the annual ceiling, underscoring the intensity of funding needs early in the fiscal year.
This trend further confirms the growing role of the Cemac regional market in Cameroon’s public financing strategy, while raising concerns about short-term debt exposure and long-term fiscal sustainability.
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Mouahna Divine