Selon la chaîne thaïlandaise Channel 3, l’accord a été signé ce samedi dans la province de Chanthaburi, à l’issue d’une réunion du Comité général des frontières réunissant les responsables sécuritaires des deux pays. Le document porte la signature des ministres de la Défense thaïlandais et cambodgien.
« Le cessez-le-feu entre en vigueur à compter de la date de signature de la déclaration conjointe », a confirmé le ministre thaïlandais de la Défense, Natthaphon Nakphanit.
Gel des positions militaires et libération de soldats
L’accord prévoit notamment le gel immédiat des positions militaires, ainsi que la libération de 18 soldats cambodgiens, un geste perçu comme un signal d’apaisement dans un contexte resté explosif jusqu’à récemment.
Les hostilités avaient éclaté le 7 décembre, lorsque Bangkok a accusé les forces cambodgiennes d’avoir bombardé des positions thaïlandaises à l’arme lourde. L’armée de l’air thaïlandaise avait alors riposté par des frappes ciblées contre des infrastructures militaires cambodgiennes, tandis que les forces terrestres faisaient état de tirs de lance-roquettes multiples et de l’utilisation de drones kamikazes par Phnom Penh.
Avancées militaires sur le terrain
Sur le terrain, l’armée thaïlandaise revendique plusieurs avancées stratégiques. Dans la province de Sa Kaeo, le groupe opérationnel Burapha affirme avoir pris le contrôle de localités clés, dont Ban Khlong Phlaeng, Ban Nong Ya Kaeo et Ban Nong Chan.
Plus au nord, dans la province de Surin, les forces thaïlandaises ont également annoncé avoir sécurisé la hauteur stratégique 225, ainsi que l’ancien complexe du temple de Ta Kwai, repoussant les troupes cambodgiennes hors de ces zones.
Ces territoires sont au cœur d’un contentieux ancien, notamment autour du village de Ban Nong Chan, qui abrite une colonie cambodgienne issue des vagues de réfugiés du conflit cambodgien-vietnamien de 1979. Si la Thaïlande avait encouragé leur intégration, le Cambodge revendique aujourd’hui des droits territoriaux sur cette zone, ravivant les tensions.
Un cessez-le-feu sous surveillance régionale et internationale
D’après la chaîne publique Thai PBS, le cessez-le-feu est initialement prévu pour une durée de 72 heures, à compter du 27 décembre, période durant laquelle un mécanisme de surveillance sera déployé. Toute prolongation devra être validée par le Conseil national de sécurité de Thaïlande.
Les pays de l’ASEAN ont salué l’ouverture du dialogue, tout comme plusieurs acteurs internationaux. Les États-Unis, par la voix du secrétaire d’État Marco Rubio, ont exprimé leur disponibilité à faciliter les négociations entre Bangkok et Phnom Penh. Washington a rappelé son attachement à la mise en œuvre des accords de paix de Kuala Lumpur, censés encadrer le règlement des différends frontaliers.
La Russie s’est également félicitée de la reprise du dialogue, tandis que ses ambassades, tout comme celles d’autres pays, ont recommandé à leurs ressortissants d’éviter les zones frontalières.
Une paix encore fragile
Si la signature de cet accord marque un tournant diplomatique majeur, la situation reste fragile. Des informations faisant état de combats sporadiques après certaines annonces politiques ont déjà tempéré l’optimisme. Pour les observateurs, seule une mise en œuvre rigoureuse du cessez-le-feu et un règlement durable des différends territoriaux permettront d’éviter une nouvelle flambée de violence.
Thailand–Cambodia Border: Ceasefire Agreement Signed After Weeks of Fighting and International Mediation
Thailand and Cambodia have officially signed a ceasefire agreement aimed at ending weeks of intense clashes along their disputed border. The deal was signed in Thailand’s Chanthaburi province following a meeting of the General Border Committee, according to Thai broadcaster Channel 3.
Thai Defense Minister Natthaphon Nakphanit confirmed that the ceasefire took effect immediately upon signature. The agreement includes a freeze on military positions and the release of 18 Cambodian soldiers, seen as a confidence-building measure.
The fighting erupted on December 7, with Thailand accusing Cambodian forces of shelling Thai positions. Bangkok responded with airstrikes on Cambodian military infrastructure, while ground forces reported rocket attacks and the use of kamikaze drones.
Thailand claims it has secured key areas in Sa Kaeo and Surin provinces, including the strategic Hill 225 and the former Ta Kwai temple complex, areas long contested by both sides.
The ceasefire is initially set for 72 hours starting December 27, under a monitoring mechanism, with any extension requiring approval from Thailand’s National Security Council. The ASEAN bloc, the United States, and Russia have welcomed the dialogue, though diplomats caution that the truce remains fragile.
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Ekanga Ekanga Fernand