Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, une femme d’une cinquantaine d’années, n’a eu aucune chance face à la furie meurtrière de son fils, identifié sous le nom d’Abdou. L’onde de choc a traversé tout le quartier, plongé depuis dans une stupeur mêlée d’incompréhension.
Après deux jours d’investigations intenses, les éléments de la brigade de recherches de Ngaoundéré ont réalisé un coup de filet décisif. Sous l’encadrement du chef d’escadron Claude Laurent Angouan’D, commandant de la compagnie de Ngaoundéré, et conduits sur le terrain par l’adjudant-chef major Arnaud Nzali, commandant de la brigade de recherches, les gendarmes ont interpellé le principal suspect : le fils de la victime lui-même.
Passé aux aveux, Abdou a livré un récit aussi précis que terrifiant. Tout commence dans la soirée, au quartier Show, à Jolie Soir, où il consomme de la cocaïne en compagnie de plusieurs complices. Sous l’emprise des stupéfiants, il regagne le domicile familial avec une intention criminelle clairement arrêtée : piller la maison afin de financer un supposé voyage à l’étranger.
Dans l’obscurité du couloir, alors qu’il tente d’emporter des écrans plasma, une bouteille de gaz et un onduleur, il est surpris par sa mère. Pensant faire face à un cambrioleur, celle-ci s’agrippe à ses vêtements et se met à crier. C’est à cet instant que la scène bascule dans l’horreur absolue. Abdou sort un couteau et s’acharne sur sa génitrice, lui portant 38 coups avant de l’égorger.
Après le crime, le suspect et ses acolytes prennent la fuite avec le butin, aussitôt revendu à un receleur pour la somme de 120 000 FCFA. Abdou tentera ensuite de se terrer dans un quartier périphérique de Ngaoundéré, espérant échapper à la traque des forces de sécurité.
Ce matin, le temps semblait suspendu à Baladji II lors de la reconstitution des faits. Sous le regard grave du procureur de la République près les tribunaux de Ngaoundéré, Louis Omgba Mendouga, le suspect a rejoué, pas à pas, les gestes de la nuit du crime. Une étape capitale de la procédure, qui a permis de lever les dernières zones d’ombre de l’enquête.
À ce stade, trois personnes sont entre les mains de la justice : le fils parricide, l’un de ses complices et le receleur. La gendarmerie nationale reste toutefois mobilisée pour retrouver deux autres complices encore en cavale.
Un drame qui relance avec acuité le débat sur la montée de la consommation de drogues dures, la violence juvénile et la fragilisation du noyau familial dans les grandes villes camerounaises.
Ngaoundéré: Under the Influence of Drugs, He Stabs His Mother 38 Times Before Slitting Her Throat
Horror has struck the city of Ngaoundéré. In the night from Friday to Saturday, the Baladji II neighborhood, known as Fin Goudron, was shaken by an unspeakable family tragedy. A 27-year-old man brutally murdered his own mother, stabbing her 38 times before slitting her throat.
After two days of intense investigations, officers from the Ngaoundéré Research Brigade arrested the main suspect, Abdou, the victim’s son. Under questioning, he confessed to the crime and provided chilling details.
According to his statement, the suspect had consumed cocaine earlier that evening with accomplices in the Show area of Jolie Soir. Under the influence of drugs, he returned home with the intention of stealing household items to finance an alleged trip abroad. When his mother surprised him in the corridor and began shouting for help, he attacked her with extreme violence.
After committing the murder, Abdou and his accomplices fled with stolen items, which were sold the same night for 120,000 CFA francs. He later went into hiding in a peripheral neighborhood, hoping to evade justice.
During the reconstruction of the crime scene, conducted in the presence of the public prosecutor Louis Omgba Mendouga, the suspect reenacted his actions, allowing investigators to clarify the final details of the case.
So far, three individuals have been arrested: the perpetrator, one accomplice, and the receiver of the stolen goods. Authorities are still searching for two other suspects who remain at large.
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Moussa Nassourou