Conseil r?gional du Sud , RDPC : Séisme politique dans le Sud, le candidat du Comit? central battu ? Ebolowa

Conseil r?gional du Sud , RDPC : Séisme politique dans le Sud, le candidat du Comit? central battu ? Ebolowa

Le Conseil r?gional du Sud vient d?offrir au Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC) l?un de ses ?pisodes politiques les plus embarrassants de cette fin d?année 2025. ? l?issue de la session de plein droit tenue ? Ebolowa, Gervais ?ric Ndo a ?t? ?lu président du Conseil r?gional du Sud avec 66 voix contre 22, infligeant une lourde d?faite ? Antoine Bikoro Alo?o, pourtant candidat officiellement soutenu par le Comit? central du parti au flambeau.

Publicité

Antoine Bikoro était le choix assumé de la hiérarchie du RDPC, sous la supervision directe de Jacques Fame Ndongo, envoyé en mission pour encadrer la mise en place de l’exécutif régional. Contre toute attente, les conseillers régionaux ont décidé de s’affranchir des consignes venues d’en haut, provoquant un véritable camouflet politique.


Un scénario renversé en moins de 24 heures


La confusion a été totale. La veille encore, les résultats officieux annonçaient Antoine Bikoro élu président, Gervais Ndo vice-président et Cathy Meba secrétaire. Mais au terme des recomptages et des réajustements internes, la donne a radicalement changé.
Gervais Éric Ndo prend finalement la tête du Conseil régional, tandis que Cathy Meba accède au poste stratégique de première vice-présidente, scellant un nouvel équilibre au sein de l’institution régionale.


Un “mauvais signal” venu du Sud


Dans une analyse sans concession, le journaliste Christophe Mien Zok parle d’un « mauvais signal », d’autant plus préoccupant qu’il émane du Sud, région natale du président de la République et président national du RDPC, Paul Biya, longtemps présentée comme le « socle granitique » du parti.


Conformément à ses usages, le RDPC avait pourtant désigné des mandataires dans les dix régions afin de superviser la mise en place des exécutifs régionaux issus des élections du 30 novembre 2025. Globalement, les consignes ont été respectées. Mais le Sud fait exception, au même titre que l’Est, où un candidat non investi a été sèchement battu pour avoir défié la discipline du parti.


Dans le cas du Sud, la situation est plus grave : la session avait même été reportée sine die par le gouverneur de la région, représentant de l’État, face au bras de fer entre la base et la hiérarchie du parti.


Indiscipline ou malaise profond ?


Pour de nombreux observateurs, cette fronde interne frôle la rébellion politique. Elle s’inscrit dans une série de précédents inquiétants : municipales de 2020 à Sangmélima, turbulences à Bengbis, tensions récurrentes dans le Dja-et-Lobo, autrefois présenté comme « le cœur du réacteur » du RDPC.


Si les textes du parti consacrent l’investiture et la discipline comme piliers de cohésion, ils n’excluent pas pour autant l’expression démocratique. Mais jusqu’où peut aller la contestation sans menacer l’unité du parti au pouvoir ?


Un avertissement avant les prochaines échéances


Alors que le pays entame un nouveau septennat aux débuts jugés tumultueux, le RDPC est attendu sur le terrain de l’exemplarité. Les incidents enregistrés dans le Sud et à l’Est sonnent comme des avertissements sérieux à l’approche des prochaines échéances électorales.


Pendant que huit régions ont strictement respecté les consignes du Comité central, l’Adamaoua a vu le RDPC reprendre la présidence du Conseil régional, l’Extrême-Nord connaître un changement, et ailleurs, la prime a été accordée aux sortants.


La promesse présidentielle d’un septennat dédié aux femmes et aux jeunes reste, elle, encore timide dans la configuration actuelle des exécutifs régionaux. Tous les regards demeurent désormais tournés vers Etoudi, dans l’attente d’un remaniement ministériel annoncé, espéré, mais toujours différé.




RDPC: Political Shock in Cameroon’s South as Central Committee Candidate Loses in Ebolowa


The election of the executive bureau of the South Regional Council has exposed a rare and significant political setback for Cameroon’s ruling party, the Cameroon People’s Democratic Movement (RDPC). In Ebolowa, Gervais Éric Ndo was elected president of the Regional Council with 66 votes against 22, defeating Antoine Bikoro Alo’o, the official candidate endorsed by the party’s Central Committee.


Antoine Bikoro had the explicit backing of the party hierarchy, under the supervision of Jacques Fame Ndongo, sent on a special mission. Defying expectations and party discipline, regional councillors voted against the leadership’s choice, sending a strong political message.


Initially, preliminary results had announced Bikoro as president, with Ndo as vice-president and Cathy Meba as secretary. Less than 24 hours later, the final outcome reversed the scenario: Gervais Ndo emerged as president, while Cathy Meba was appointed first vice-president.


Political analyst and journalist Christophe Mien Zok has described the episode as a “bad signal”, especially because it comes from the South, traditionally regarded as the RDPC’s stronghold and the home region of President Paul Biya.


While party directives were largely respected in other regions, the South stands out as a troubling exception. Observers see this internal defiance as a warning sign ahead of future elections, highlighting growing tensions between party discipline and grassroots political ambitions within the ruling party.


RDPC, Conseil régional du Sud, Ebolowa, Gervais Éric Ndo, Antoine Bikoro, élections régionales Cameroun, politique camerounaise, RDPC Sud Cameroun, Jacques Fame Ndongo, discipline du parti, Paul Biya, exécutifs régionaux, crise politique RDPC


Ange NGO

Publicité

Le calendrier complet de la Coupe du Monde 2026

Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires