Crise post-électorale au Cameroun : le parti gambien GAP interpelle Paul Biya et appelle l?Union africaine ? agir

Crise post-électorale au Cameroun : le parti gambien GAP interpelle Paul Biya et appelle l?Union africaine ? agir

Le d?bat autour de la dernière ?lection présidentielle au Cameroun d?passe désormais les frontières nationales. Dans un communiqu? officiel rendu public hier, le Gambia Action Party (GAP) a salu? le président gambien Adama Barrow pour avoir accord? un refuge ? un leader de l'opposition camerounaise ayant fui son pays ? la suite des troubles post-?lectoraux.

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Selon le GAP, le scrutin camerounais a été marqué par de graves irrégularités, des actes d’intimidation politique et un climat global de tension qui, selon le parti gambien, menacent la paix, la démocratie et l’expression réelle de la volonté populaire.



Le parti considère l’accueil accordé par la Gambie comme un acte humanitaire et politique fort, en cohérence avec les valeurs démocratiques universelles et la tradition africaine de solidarité en période de crise.

« La Gambie, autrefois victime d’injustices démocratiques, a aujourd’hui la responsabilité morale de se tenir aux côtés des peuples opprimés », précise le communiqué signé par son secrétaire général, Musa Ousainou Yali Batchilly.



Cependant, le GAP estime que ce geste ne doit pas rester symbolique. Il exhorte le président Adama Barrow à entreprendre des actions diplomatiques concrètes auprès des partenaires régionaux et internationaux, notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et l’Union Européenne, afin de favoriser le retour à l’ordre constitutionnel, au respect de la loi et aux standards démocratiques au Cameroun.



Le message s’adresse également directement au président camerounais Paul Biya, invité à respecter ce que le parti décrit comme le « verdict du peuple » et à défendre les normes démocratiques.

Pour le GAP, un processus électoral qui ne reflète pas la volonté populaire ôte toute légitimité au pouvoir et ouvre la voie à ce qu’il qualifie de dérive autoritaire.



Le parti dénonce par ailleurs le silence de certaines grandes institutions continentales et internationales, qu’il considère comme complice de l’instabilité politique sur le continent.

« L’Afrique ne peut plus se permettre de recycler des dirigeants dont l’autorité repose sur la peur et la manipulation plutôt que sur les urnes », insiste le communiqué.



En conclusion, le Gambia Action Party réaffirme sa solidarité avec le peuple camerounais et formule un appel clair : paix, justice, respect des droits humains et transfert du pouvoir dans le strict respect des principes démocratiques.



Un message fort venu d’Afrique de l’Ouest, alors que la situation politique camerounaise continue de susciter interrogations et inquiétudes au-delà des frontières.



 




Post-election crisis in Cameroon: Gambia’s GAP calls on Paul Biya and urges the African Union to act


The debate surrounding Cameroon’s recent presidential election is now reaching beyond its borders. In an official statement released today, the Gambia Action Party (GAP) commended Gambian President Adama Barrow for granting refuge to a Cameroonian opposition leader who fled the country following post-election unrest.



According to GAP, the election in Cameroon was marred by serious irregularities, political intimidation, and a tense atmosphere that continues to threaten peace, democracy, and the true will of the people.



The party described Gambia’s action as a strong humanitarian and political gesture, aligned with global democratic principles and Africa’s long-standing tradition of solidarity during times of crisis.

“The Gambia, once a victim of democratic injustice, now has a moral responsibility to stand with the oppressed,” stated the declaration signed by Musa Ousainou Yali Batchilly, Secretary-General of GAP.



However, the party stressed that this gesture should not remain symbolic. It called on President Adama Barrow to take concrete diplomatic steps by engaging regional and international partners, including ECOWAS, the African Union, and the European Union, to help restore the rule of law, peace, and democratic norms in Cameroon.



GAP also urged President Paul Biya to respect what it describes as the will of the people and uphold democratic and constitutional values. According to the party, elections that fail to reflect the people’s choice undermine legitimacy and pave the way for authoritarian rule.



The statement further criticized the silence of continental and global institutions, arguing that such inaction weakens African democracy, fuels instability, and compromises development.

“Africa deserves leaders who listen to the people, not leaders who silence them,” the party emphasized.



The Gambia Action Party concluded by reaffirming its solidarity with the Cameroonian people and calling for peace, justice, respect for human rights, and a peaceful transfer of power in line with democratic principles.



 


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Moussa Nassourou

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