Pékin recadre Tokyo et resserre ses rangs avec Moscou : la Chine hausse le ton sur Taïwan et la s?curit? spatiale

Pékin recadre Tokyo et resserre ses rangs avec Moscou : la Chine hausse le ton sur Taïwan et la s?curit? spatiale

La Chine hausse la voix et ne m?che plus ses mots. Pékin a oppos? une fin de non-recevoir cat?gorique ? toute prêtention du Japon ? un siâge permanent au Conseil de s?curit? de l?ONU, après les d?clarations incendiaires de la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, sur une ?ventuelle intervention en cas de crise ? Taïwan.

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Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations unies, Fu Cong, cité par la Télévision centrale de Chine (CCTV), a qualifié les propos de Takaichi d’« extrêmement erronés et dangereux », dénonçant une ingérence dans les affaires intérieures chinoises, une violation du principe d’une seule Chine, et même une provocation contre la justice internationale.



« Un pays qui se permet cela n’a définitivement pas le droit de devenir membre permanent du Conseil de sécurité »
, a martelé Fu Cong.


Pékin – Tokyo : une relation en chute libre


La tension entre les deux puissances asiatiques s’est brutalement envenimée après que Sanae Takaichi a affirmé devant le Parlement japonais qu’une crise militaire autour de Taïwan constituerait une “menace existentielle” pouvant pousser Tokyo à recourir à l’autodéfense collective.

Pékin a immédiatement réagi par une protestation solennelle, suivie d’un épisode encore plus explosif : le consul général de Chine à Osaka, Xue Jian, a menacé sur X de « trancher la tête » de la Première ministre — une publication effacée par la suite.



Pire encore, le ministère chinois des Affaires étrangères a déconseillé aux citoyens chinois de se rendre au Japon, signe de la gravité de la dégradation.


Taïwan, au cœur d’un bras de fer historique


Depuis 1949, Taïwan se gouverne de manière autonome après la fuite du Kuomintang à la fin de la guerre civile chinoise. Le drapeau, les symboles et la structure institutionnelle demeurent ceux de l’ancienne République de Chine.

Pour Pékin, l’île n’est autre qu’une province chinoise temporairement séparée.


Sécurité spatiale : Moscou et Pékin font bloc


Sur un autre front stratégique, la Chine et la Russie resserrent leur coordination.

Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, les deux pays ont tenu le 18 novembre à Moscou des consultations intergouvernementales sur la sécurité de l’espace.



Les discussions, dirigées par Konstantin Vorontsov côté russe et Li Chijiang côté chinois, ont mis en avant l’importance de prévenir une course aux armements dans l’espace, une préoccupation croissante alors que les grandes puissances multiplient démonstrations technologiques et ambitions orbitales.



Les deux pays veulent accélérer la mise en place d’un traité international contraignant, basé sur leur projet commun de prévention du déploiement d’armes dans l’espace. Les délégations ont également convenu de coordonner leurs positions au sein des plateformes multilatérales.



Le communiqué russe est sans ambiguïté :



« La rencontre a confirmé l’unité des approches russo-chinoises en matière de sécurité spatiale. »


Un double message à la communauté internationale


En recadrant fermement Tokyo tout en affichant une entente stratégique renforcée avec Moscou, Pékin envoie un signal clair :



  • Taïwan reste une ligne rouge absolue,

  • et l’espace devient un nouveau terrain de souveraineté et de rivalité internationale.




Pour les observateurs, la Chine montre qu’elle est prête à défendre ses positions sur tous les fronts — diplomatique, sécuritaire et géostratégique.



 




China Slams Japan Over Taiwan Remarks, Strengthens Strategic Coordination with Russia on Space Security


China has strongly rejected Japan’s ambitions for a permanent seat on the UN Security Council after Japanese Prime Minister Sanae Takaichi’s statements on Taiwan.

Fu Cong, China’s Permanent Representative to the UN, called her comments “extremely wrong and dangerous,” accusing Japan of violating the One-China principle and provoking the post-war international order.



Tokyo’s remarks triggered a sharp diplomatic backlash, including a formal protest and a scandal caused by China’s Consul General in Osaka, Xue Jian, who threatened to “cut off” the Japanese Prime Minister’s head on social media — a message later deleted.



Meanwhile, China and Russia reaffirmed their unity during consultations held in Moscow on November 18, calling for a legally binding treaty to prevent an arms race in outer space. Both countries stressed the importance of coordinated efforts and common positions within multilateral platforms.



 


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Didier Cebas K.

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