Investiture de Paul Biya : Tomaino Ndam Njoya (UDC) démonte point par point le discours du Chef de l'état

Investiture de Paul Biya : Tomaino Ndam Njoya (UDC) démonte point par point le discours du Chef de l'état

? peine le président Paul Biya a-t-il termin? son discours de prestation de serment que l?Union D?mocratique du Cameroun (UDC), sous la voix de sa présidente nationale Tomaino Ndam Njoya, a d?gain? une r?plique cinglante. Dans une d?claration forte, l?UDC conteste la l?gitimit? du scrutin du 12 octobre et accuse le r?gime de ? confisquer la volont? du peuple ?.

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1. « Maturité démocratique » : l’UDC dénonce une confiscation


Paul Biya affirme que la présidentielle témoigne de la « grande maturité du peuple camerounais ».

L’UDC contre-attaque :



« La démocratie ne se mesure pas à l’organisation d’un scrutin mais à la vérité des urnes. Le 12 octobre, la démocratie a été confisquée, non célébrée. »



Pour le parti, la maturité du peuple a surtout permis de constater « un processus électoral biaisé, verrouillé et entaché d’irrégularités massives ».


2. Appel au rassemblement : “On ne rassemble pas autour du mensonge électoral”


Paul Biya appelle à « tendre la main à tous ».

Réponse immédiate de l’UDC :



« L’Unité Nationale ne se décrète pas ; elle se construit dans la vérité et le respect de la souveraineté populaire. »



Le parti conditionne tout véritable rassemblement à une réforme profonde du système électoral et de la Constitution.


3. Jeunesse et femmes : 43 ans de promesses sans résultats


À la promesse présidentielle d’un plan spécial pour les jeunes, l’UDC rétorque :



« Les jeunes n’ont pas besoin de nouvelles promesses, mais d’un État qui tient parole. »



Le parti rappelle que la jeunesse est poussée à l’exil par « manque d’opportunités et de confiance dans les institutions ».

Quant aux femmes, l’UDC dénonce l’absence depuis 43 ans d’un Code de la famille, de lois fortes contre les violences sexistes et de l’égalité dans les hautes fonctions publiques.


4. Paix et stabilité : “La paix ne peut reposer sur la peur”


Paul Biya met en avant « l’action efficace des forces de défense » pour éviter une crise post-électorale.

L’UDC rétorque :



« La paix véritable ne résulte pas du silence imposé par la force, mais du respect de la vérité et du dialogue. »



Le parti demande un Dialogue National inclusif, sincère et indépendant, notamment sur la crise anglophone.


5. Légitimité électorale : “Le peuple n’a pas renouvelé sa confiance”


Paul Biya déclare : « Le peuple m’a renouvelé sa confiance. »

L’UDC refuse :



« Le peuple camerounais n’a pas renouvelé une confiance ; il a été dépouillé de son choix. »



Le parti exige l’annulation des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, qualifiés de « frauduleux ».


6. “Politiciens irresponsables” : l’UDC retourne l’accusation


Paul Biya accuse certains acteurs de « perturber la paix ».

Réponse de l’UDC :



« Le vrai irresponsable, c’est celui qui ignore la colère du peuple et s’accroche au pouvoir au détriment de la paix durable. »


Les exigences fermes de l’UDC


Le document publié à Foumban se conclut par trois exigences :



  • Réforme immédiate de la Constitution et du Code électoral

  • Séparation réelle des pouvoirs

  • Dialogue national inclusif avec toutes les forces citoyennes




Pour le parti, seule la vérité des urnes pourra ouvrir une « nouvelle ère ».



« L’histoire retiendra la volonté du peuple trahi. L’Éthique UDC oblige. »



 




Paul Biya’s Inauguration Speech Criticized: UDC deconstructs every statement in a radical rebuttal


Foumban, November 6, 2025



Just hours after President Paul Biya’s inauguration speech, the Union Démocratique du Cameroun (UDC) issued a sharp and uncompromising response. The party rejects the legitimacy of the October 12 election and accuses the regime of “confiscating the will of the people.”



UDC chairwoman Tomaino Ndam Njoya dismantles Biya’s main points one by one:

 



  • No democratic maturity where the electoral process is “rigged and manipulated.”

  • No national unity “built on electoral fraud.”

  • Youth and women “have heard the same promises for 43 years.”




“Peace cannot be built on fear,” calling instead for an inclusive national dialogue.



The UDC demands:

 



  • A new Constitution

  • Electoral reforms

  • Institutional independence




“History will remember the will of a betrayed people,” concludes the declaration.



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Didier Cebas K.

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