Cameroun en ?bullition: tirs ? Yaoundé, b?timents incendi?s, populations en colère

Cameroun en ?bullition: tirs ? Yaoundé, b?timents incendi?s, populations en colère

La situation reste explosive dans plusieurs villes du Cameroun ce mardi soir.

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À Yaoundé, capitale politique du pays, des coups de feu ont été signalés dans les quartiers d’Étoudi, Émana et Olembe, selon de nombreux habitants contactés sur place. Les tensions se propagent également à Nkomkana, Mokolo, Tsinga, Odza, Nkoabang et Mimboman, où des témoins font état de scènes de chaos.



Dans le quartier Mimboman notamment, des groupes de pilleurs profitent de la confusion pour s’attaquer aux commerces et boutiques. Les populations, livrées à elles-mêmes, dénoncent l’absence de sécurité alors que les Forces de défense et de sécurité (FDS) interviennent sporadiquement sous les huées.



Le climat insurrectionnel dépasse la capitale. Dans le Nord du pays, la Douane de Lagdo a été incendiée dans la journée. À Touboro, les manifestants ont mis le feu à un véhicule de la gendarmerie ainsi qu’à la Maison du parti RDPC. Même constat à Bocom où les flammes ont ravagé les locaux administratifs.



Les forces de l’ordre se retrouvent parfois dépassées par l’ampleur de la contestation. À Bafoussam, un policier isolé a dû prendre la fuite pour sauver sa vie. Toujours à l’Ouest, un jeune manifestant touché par balle a succombé à ses blessures après son évacuation aux urgences. À Douala, un autre jeune a été abattu au lieu-dit Bois des Singes par les forces de sécurité selon plusieurs témoignages.



Dans la capitale économique, un tournant inattendu a été observé sur l’axe Brazzaville. Des militaires ont été portés en triomphe par les populations après avoir refusé de tirer sur les civils. Ces derniers affirment se ranger du côté du « peuple souverain », ce qui a galvanisé davantage les manifestants.



La colère populaire prend aussi une dimension symbolique. À Garoua, la résidence de l’artiste Sakina, connue pour ses chansons en faveur du président Paul Biya, a été incendiée par des habitants furieux.



Alors que le pouvoir tente de reprendre le contrôle, la rue, elle, semble déterminée à faire entendre sa voix. Le Cameroun vit l’une de ses nuits les plus tendues de ces dernières années. Les appels au calme peinent pour l’instant à ralentir une contestation qui s’étend dans le pays.



 




Cameroon on Fire: Gunshots, Looting, and Rising Tensions Across Major Cities


Cameroon is facing one of its most volatile nights in recent years. Gunfire has been reported in several neighborhoods in Yaoundé including Etoudi, Emana and Olembe. Unrest is spreading to Nkomkana, Mokolo, Tsinga, Odza, Nkoabang, and Mimboman, where looters have targeted shops during the chaos.



In the North, the Lagdo customs office has been set ablaze. In Touboro, protesters torched a gendarmerie vehicle and the ruling RDPC party house. The same scene unfolded in Bocom.



In the West, a young protester in Bafoussam died in hospital after being shot. A police officer was chased away by demonstrators. In Douala, another young man was reportedly shot dead by security forces at Bois des Singes.



A surprising twist occurred in Douala’s Brazzaville area where soldiers refused to shoot civilians and were celebrated by residents, claiming they stand with the “sovereign people.”



In Garoua, the home of singer Sakina, famous for her songs praising President Paul Biya, was burned by angry locals.



Tension keeps rising while authorities struggle to regain control of the streets.



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Ange NGO

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