Pour le fondateur du NOW Movement, le verdict du Conseil constitutionnel n’est rien d’autre que le sceau d’une fraude organisée et d’un processus électoral captif, façonné pour maintenir Paul Biya au pouvoir.
« Ce n’est pas un résultat électoral, c’est l’aboutissement d’une architecture systémique de 43 ans conçue pour un seul but: la conservation perpétuelle du pouvoir », écrit-il.
Une fraude “aux empreintes digitales visibles”
Akere Muna rejette toutes les données publiées par les institutions officielles. Il rappelle qu’il s’était retiré de la course 11 jours avant le vote, avec notification à ELECAM. Pourtant, ses voix ont été comptabilisées comme s’il était candidat. Un signe, selon lui, d’un système qui falsifie même sa propre chronologie.
Il dénonce également les scores “statistiquement incohérents”, notamment celui attribué à Paul Biya dans le Nord-Ouest, une région au cœur d’un conflit armé depuis sept ans.
“Il ne s’agit plus de légalité, mais de légitimité”
Akere Muna va plus loin. Selon lui, le régime ne gouverne plus par la confiance, mais par la coercition. Il qualifie la proclamation de Paul Biya de « coup d’État constitutionnel », car la volonté populaire aurait été confisquée.
« La légalité tronquée du régime ne peut jamais remplacer la légitimité démocratique. Un mandat bâti sur la fraude n’est pas seulement illégitime. Il est criminel contre la République », affirme-t-il.
Un pays déchiré et une crise qui s’intensifie
Il s’incline devant les victimes des violences post-électorales, dénonçant un pouvoir prêt à sacrifier des vies pour se maintenir. Pour lui, l’arrestation en cours des leaders politiques de l’opposition est une preuve de panique, et un geste qui risque de briser définitivement l’unité nationale.
Deux exigences immédiates
Akere Muna formule deux demandes claires:
- La libération immédiate de tous les prisonniers politiques et manifestants détenus.
- L’ouverture d’un dialogue national souverain en vue d’une transition démocratique crédible.
« Le peuple mérite un gouvernement de son choix, pas un dirigeant imposé par des institutions capturées », conclut-il en réaffirmant sa détermination à poursuivre la lutte démocratique.
Cette sortie marque une montée en puissance de la contestation institutionnelle au moment où le pays s’enfonce dans une crise profonde. Le Cameroun se trouve désormais face à un tournant historique où chaque décision pourrait reconfigurer l’avenir de la République.
Akere Muna Denounces a “Constitutional Coup” and Calls for Democratic Transition in Cameroon
Akere Muna has issued a powerful statement rejecting the results of Cameroon’s 2025 presidential election. The prominent lawyer and anti-corruption activist accuses the regime of orchestrating systemic fraud to keep Paul Biya in power.
Muna calls for the immediate release of arrested opposition figures and demands a sovereign national dialogue to restore democratic legitimacy.
He warns that the crisis could reach irreversible consequences if the government continues its crackdown.
Akere Muna, élection présidentielle 2025 Cameroun, coup d’État constitutionnel, fraude électorale Cameroun, Paul Biya 2025, contestation post-électorale, transition démocratique Cameroun, NOW Movement, crise politique Cameroun, élections Cameroun
Ange NGO