« J’ai décidé de renoncer à l’article 49.3 de la Constitution, puisque cet article au fond permet au gouvernement d’interrompre les débats », a-t-il déclaré dans une allocution relayée sur la page officielle du gouvernement français sur X. Lecornu a précisé qu’il fallait désormais respecter le jeu démocratique, estimant qu’« on ne peut pas passer en force et contraindre l’opposition ».
Toutefois, le chef du gouvernement a averti : « Renoncer à l’article 49 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget au 31 décembre ». Une équation délicate, puisque depuis 2022, tous les budgets ont été adoptés sans vote, faute de majorité absolue. Ses prédécesseurs à Matignon – Élisabeth Borne, Michel Barnier et François Bayrou – avaient largement usé de ce levier constitutionnel, notamment pour la réforme des retraites de 2023 qui avait embrasé la rue.
Le pétrolier Boracay relâché, Poutine dénonce une « piraterie »
En parallèle, une autre affaire secoue la France sur le plan international. Le pétrolier Boracay (anciennement Pushpa), battant pavillon du Bénin, a été arraisonné au large des côtes françaises par la marine nationale. Le parquet de Brest a ouvert une enquête pour « défaut de justification de nationalité/pavillon » et « refus d’obtempérer ». Deux membres d’équipage, dont le capitaine chinois, avaient été brièvement placés en garde à vue avant de regagner leur navire.
Mais l’affaire prend une tournure diplomatique. Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé un « acte de piraterie » :
« Le navire a été saisi dans les eaux neutres, sans aucun fondement », a-t-il affirmé lors du forum Valdaï, estimant que Paris cherchait à détourner l’attention de ses propres difficultés internes.
Des experts en droit maritime, tels qu’Alexandre Skaridov, vont plus loin : selon eux, cette opération pourrait constituer une infraction pénale au regard de la Convention de 1988 contre les actes illicites en mer.
Une affaire explosive qui risque d’attiser les tensions en Méditerranée et de mettre Paris sous pression diplomatique, alors que ses propres institutions traversent une période d’instabilité politique.
France: PM Lecornu drops Article 49.3 as tanker seizure sparks Russian outrage
French Prime Minister Sébastien Lecornu announced he will no longer use Article 49.3 of the Constitution to bypass parliamentary debates, calling it a “forceful” mechanism unfit for today’s divided Assembly. While pledging that France will still adopt a budget before December 31, Lecornu marks a major shift from his predecessors who relied heavily on the clause.
Meanwhile, tensions erupted at sea as the French navy boarded the Boracay tanker, previously known as Pushpa, sailing under Benin’s flag. The Brest prosecutor opened an inquiry for “lack of nationality justification” and “refusal to comply.” Russia’s President Vladimir Putin condemned the operation as “piracy,” warning of risks of escalation.
France, Sébastien Lecornu, 49.3, Assemblée nationale, budget France, politique française, réforme des retraites, pétrolier Boracay, Pushpa, pavillon Bénin, Brest, arraisonnement navire, marine française, Vladimir Poutine, Russie, piraterie maritime, tensions diplomatiques, droit maritime, Convention 1988, Emmanuel Macron
Ange NGO
Le calendrier complet de la Can Féminine 2026
Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires