Chococam en passe de changer de mains : Cadyst Invest, derrière C?lestin Tawamba, sur le point de racheter le géant sud-africain

Chococam en passe de changer de mains : Cadyst Invest, derrière C?lestin Tawamba, sur le point de racheter le géant sud-africain

Après le dâmenti de la CNPS, les rumeurs s'intensifient autour d'une transaction avoisinant les 60 milliards FCFA. Le patron du GECAM, muet sur le dossier, laisse planer le doute par une absence de dâmenti qui en dit long.

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Le suspense entourant le futur de la Cameroon Candy Manufacturing (Chococam) pourrait bientôt prendre fin. Alors que des bruits de couloir évoquaient un temps l'intérêt de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), son directeur général, Alain Olivier Noël Mekulu Mvondo, a fermement démenti toute participation de l'institution dans la course au rachat des parts de Tiger Brands. « Cette information est totalement fausse », a-t-il asséné dans un communiqué daté du 13 septembre, rappelant que la CNPS concentre ses efforts sur d'autres projets nationaux.



Le véritable repreneur se cacherait donc ailleurs. Et selon plusieurs sources bien informées, l'acquéreur ne serait autre que Cadyst Invest, le groupe dirigé par une figure emblématique du patronat camerounais : Célestin Tawamba. Le président du puissant Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) serait « en train d’acquérir » Chococam pour la somme astronomique d'environ 60 milliards de FCFA, soit près de 100 millions de dollars US. Interpellé par la presse, l'intéressé a botté en touche, se contentant d'une déclaration laconique dans les colonnes du Cameroon Tribune : il se prononcera « en temps opportun ».


Une confirmation en pointillé


Cette réaction, pour le moins évasive, sonne comme un aveu implicite pour les observateurs avertis. Elle corrobore les intentions affichées depuis mai 2025 par le géant sud-africain Tiger Brands. Dans son dernier rapport intérimaire, le groupe avait officiellement classé sa filiale camerounaise parmi ses « actifs non stratégiques », ouvrant ainsi la voie à une cession. Une décision mûrie dans le cadre d'une stratégie globale de recentrage sur le cœur de métier sud-africain.



Tiger Brands a tenu à rassurer : le processus de vente n'affecte pas les opérations courantes. Malgré un chiffre d'affaires en baisse en raison de la vigueur du rand, Chococam affiche même une santé robuste en monnaie locale, avec une croissance de ses ventes portée par les segments gommes, confiseries et boissons. L'entreprise doit faire face à la hausse du coût du cacao, mais ses efforts de maîtrise des coûts portent leurs fruits, permettant une amélioration de son résultat opérationnel.


Les défis d'une méga-transaction


Si la conclusion de l'accord semble se dessiner, plusieurs zones d'ombre persistent. Le premier défi est financier : la mobilisation de 60 milliards FCFA n'est pas une mince affaire. Ensuite, se posera la question épineuse du transfert de ces fonds hors de la zone CEMAC vers l'Afrique du Sud, une opération qui nécessite des montages complexes. Enfin, certains dans les milieux d'affaires spéculent sur un possible rôle de prête-nom de Cadyst Invest pour le compte d'investisseurs étrangers, une hypothèse non confirmée à ce jour.



En attendant que les signatures officialisent cette transaction hautement symbolique pour l'économie camerounaise, les lignes de production de Chococam continuent de tourner. Les consommateurs, eux, peuvent encore savourer en toute quiétude les bonbons et chocolats made in Cameroon, dont l'avenir devrait prochainement s'écrire sous une nouvelle bannière, très probablement locale.

 




Chococam on the Verge of Changing Hands: Cadyst Invest, Led by Célestin Tawamba, Set to Acquire South African Giant


Following the denial from the CNPS, rumors intensify around a transaction nearing 60 billion FCFA. The head of GECAM, silent on the matter, fuels speculation with an absence of denial that speaks volumes.

 


The suspense surrounding the future of Cameroon Candy Manufacturing (Chococam) may soon be over. While rumors initially suggested interest from the National Social Insurance Fund (CNPS), its Director General, Alain Olivier Noël Mekulu Mvondo, firmly denied any involvement of the institution in the race to acquire Tiger Brands' shares. "This information is completely false," he stated in a September 13 press release, noting that the CNPS is focusing its efforts on other national projects.



The real buyer appears to be elsewhere. According to several well-informed sources, the acquirer is none other than Cadyst Invest, the group led by an emblematic figure of Cameroonian business: Célestin Tawamba. The president of the powerful Grouping of Enterprises of Cameroon (GECAM) is reportedly "in the process of acquiring" Chococam for the astronomical sum of approximately 60 billion FCFA, or nearly 100 million US dollars. When questioned by the press, the interested party remained evasive, offering only a laconic statement in the pages of Cameroon Tribune: he would comment "in due time."


An Implicit Confirmation?


This vague reaction sounds like an implicit admission to seasoned observers. It corroborates the intentions revealed back in May 2025 by the South African giant Tiger Brands. In its latest interim report, the group officially classified its Cameroonian subsidiary among its "non-strategic assets," paving the way for a sale—a decision made as part of a broader strategy to refocus on its South African core business.



Tiger Brands sought to reassure stakeholders that the sales process does not affect day-to-day operations. Despite a drop in revenue due to the strength of the rand, Chococam shows robust health in local currency, with sales growth driven by the gums, confectionery, and beverages segments. The company faces challenges like rising cocoa costs, but its cost-control efforts are paying off, leading to an improvement in its operating result.


Challenges of a Mega-Deal


While the conclusion of the deal seems imminent, several questions remain. The first challenge is financial: mobilizing 60 billion FCFA is no small feat. Then comes the thorny issue of transferring these funds out of the CEMAC zone to South Africa, an operation requiring complex financial structures. Finally, some business circles speculate that Cadyst Invest might be acting as a front for foreign investors, a hypothesis yet to be confirmed.



While awaiting the signatures that will officialize this highly symbolic transaction for the Cameroonian economy, Chococam's production lines continue to run. For now, consumers can still enjoy their made-in-Cameroon sweets and chocolates, whose future is soon expected to be written under a new, most likely local, banner.

 


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Christ Ndiffong (Stagiaire)

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