Les assaillants ont déployé une nouvelle tactique meurtrière : après avoir attaqué un camp de déplacés, ils ont tendu des embuscades sur les routes menant au site. Deux convois militaires sont tombés dans le piège : quinze soldats de la Garde nationale et douze des Forces armées ont été tués sur le champ.
Pendant ce temps, au Mali, les autorités font face à une autre stratégie insidieuse des groupes jihadistes. Selon Africanews, les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé depuis mercredi une vaste opération pour sécuriser l’axe stratégique reliant Bamako au Sénégal, vital pour les importations de carburant et de marchandises.
Les attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, visaient à bloquer cet itinéraire névralgique en incendiant des camions-citernes. Devant la menace, les transporteurs avaient suspendu leurs activités. L’armée a répliqué par une opération de grande envergure dans la région de Kayes, avec un appui aérien, et affirme avoir brisé le blocus.
Ce changement de stratégie illustre une tendance inquiétante : les groupes islamistes passent de la confrontation militaire directe à une guerre économique visant à asphyxier les pays sahéliens. Depuis mai, plusieurs entreprises maliennes et étrangères – cimenteries, sucreries et mines – ont été prises pour cible.
Un rappel brutal de la fragilité du Mali, pays enclavé, entièrement dépendant des importations de carburants depuis le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, pour un volume annuel de près de 2 millions de tonnes.
Avec jusqu’à 7.000 combattants, le JNIM reste l’une des principales menaces armées dans la région, désormais plus déterminée que jamais à frapper là où ça fait le plus mal : l’économie.
Sahel on Fire: 27 Nigerien Soldiers Killed as Mali Battles Jihadist Economic Blockade
At least 27 Nigerien soldiers were killed in two coordinated attacks in the Tillabéri region, southwest Niger, according to Radio France Internationale (RFI). The assaults, carried out by militants linked to the Islamic State in the Sahel (ISS), targeted a camp of displaced people before ambushing military convoys on the surrounding roads.
Fifteen National Guard soldiers and twelve armed forces members were killed in the ambushes.
Meanwhile in Mali, authorities are facing a different but equally alarming jihadist tactic. The Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM), affiliated with Al-Qaeda, has been blocking key trade routes by burning fuel trucks and harassing transporters.
To counter this, Malian Armed Forces (FAMa) launched a large-scale operation in the Kayes region, near the borders with Senegal and Mauritania, with air support. Military escorts are now provided for tankers and cargo trucks entering Mali from Senegal, a vital supply route for the landlocked nation that depends entirely on fuel imports.
Experts warn that jihadists are shifting from direct military confrontation to economic sabotage, threatening not only national security but also the survival of fragile economies across the Sahel.
Sahel, Niger, Mali, attaques terroristes, État islamique au Sahel, JNIM, Al-Qaïda, Tillabéri, Kayes, armée malienne, embuscade, camions-citernes, blocus jihadiste, économie du Sahel, importations carburant, sécurité régionale, Afrique de l’Ouest.
Moussa Nassourou
Le calendrier complet de la Can Féminine 2026
Suivez certains matchs en direct grâce à nos partenaires