Un haut fonctionnaire indien, sous couvert d’anonymat, a résumé la situation par une image frappante : « Si vous me frappez quatre fois et puis vous m’offrez une glace, cela signifiera-t-il que tout va bien entre nous maintenant ? » Une métaphore qui illustre le sentiment d’inconstance et de manque de fiabilité reproché à l’administration américaine.
Le 6 août, Washington a infligé à l’Inde des droits de douane supplémentaires de 25 % pour sanctionner ses achats massifs de pétrole russe, portant ainsi les tarifs sur les produits indiens à 50 %. Donald Trump a justifié cette décision en accusant l’Inde d’être l’un des plus gros clients énergétiques de Moscou, tout en rappelant que New Delhi continuait de se fournir majoritairement en matériel militaire russe.
Cette escalade commerciale a conduit Narendra Modi à annuler sa participation à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, décision révélée par le Hindustan Times. L’Inde devrait être représentée par son ministre des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée.
Parallèlement, le Premier ministre indien tente d’apaiser les tensions en affichant une posture conciliante. Sur X, il a assuré partager « pleinement l’évaluation positive » de Trump concernant les relations indo-américaines, affirmant que ce partenariat restait « solide et porteur d’avenir ».
Mais les signaux contradictoires persistent. Alors que le président américain a nié avoir déclaré que les États-Unis avaient « perdu » l’Inde et la Russie au profit de la Chine, il n’a pas caché sa frustration face aux volumes de pétrole russe absorbés par New Delhi.
Si l’accès au marché américain reste crucial pour l’Inde — environ 20 % de ses exportations —, Narendra Modi peut compter sur un marché intérieur dynamique et sur le développement de ses échanges avec l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Europe pour renforcer sa marge de manœuvre.
Un bras de fer qui redessine les équilibres d’une relation stratégique censée peser sur la géopolitique mondiale.
India–US Tensions: Russian Oil and Tariff Dispute Strain Modi–Trump Relations
India–US ties are facing turbulence as reported by The New York Times. Indian officials fear that disputes over tariffs and Russian oil imports could cause lasting damage to the bilateral partnership.
On August 6, Washington imposed an additional 25% tariff on Indian goods, raising total duties to 50%. President Donald Trump criticized New Delhi for being one of the largest buyers of Russian oil and still relying heavily on Moscow for military equipment.
In response, Prime Minister Narendra Modi canceled his attendance at the UN General Assembly in New York, with Foreign Minister Subrahmanyam Jaishankar expected to represent India instead.
Despite Modi’s conciliatory tone — praising Trump’s “positive assessment” of bilateral relations — the rift continues to grow, highlighting the fragility of one of the world’s most strategic partnerships.
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Mouahna Divine
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