À Accra, capitale du Ghana, une marée humaine a exigé l’annulation pure et simple des dettes africaines. La manifestation, organisée par la Confédération syndicale internationale régionale, s’est tenue en marge d’une conférence sur l’endettement et les réparations liées au passé colonial.
Les manifestants accusent l’Occident d’imposer une politique de crédit qui prive le continent de sa souveraineté financière. Les leaders syndicaux ont appelé à une annulation complète et inconditionnelle de la dette extérieure, estimée à 1.300 milliards de dollars par la Banque africaine de développement. Rien qu’en 2024, l’Afrique a versé 163 milliards de dollars en intérêts. Une pétition en ce sens a été remise au ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson.
Pendant ce temps, en Guinée, le compte à rebours est lancé pour le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025. Le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé, a confirmé que 125 partis politiques sont en lice, tandis que trois formations, dont le RPG de l’ex-président Alpha Condé, ont vu leurs activités suspendues.
Le projet de nouvelle Constitution prévoit la limitation à deux mandats présidentiels et la création d’un parlement bicaméral, sans pour autant exclure l’actuel président de transition, Mamadi Doumbouya, de la future course à la magistrature suprême. L’opposition, elle, rejette catégoriquement ce projet.
Sur le plan sécuritaire, la Cédéao muscle sa présence maritime. Depuis Freetown, capitale de la Sierra Leone, l’organisation a lancé l’opération Anouanzé 3, des manœuvres navales destinées à renforcer la coopération régionale dans la lutte contre les menaces maritimes. Les marines du Ghana, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Liberia et de la Sierra Leone mèneront des patrouilles conjointes, avec l’appui technique de l’ONUDC et le financement de l’Union européenne.
? Entre dettes colossales, transition politique incertaine et sécurité maritime fragile, l’Afrique de l’Ouest se trouve une fois de plus à la croisée des chemins.
Africa on Edge: Debt Protests in Accra, Guinea’s Referendum Showdown, and Maritime Security Boost in the Gulf of Guinea
Africa is facing turbulent times, with social protests, political battles, and regional security challenges converging.
In Accra, Ghana’s capital, massive demonstrations called for the cancellation of Africa’s crushing external debt. Organized by the International Trade Union Confederation Regional Office, protesters accused the West of using debt as a tool to undermine African sovereignty. With Africa owing $1.3 trillion and paying $163 billion in interests in 2024 alone, union leaders handed a petition to Ghana’s Finance Minister demanding a total and unconditional debt cancellation.
Meanwhile, Guinea is preparing for a September 21 referendum on a new Constitution. While 125 parties are cleared to participate, three major opposition parties, including the RPG of former President Alpha Condé, have been suspended. The draft constitution limits presidential mandates to two terms and creates a bicameral parliament — yet it does not bar transitional leader Mamadi Doumbouya from running.
On the security front, ECOWAS has launched Operation Anouanzé 3 in Freetown, Sierra Leone, to strengthen joint maritime patrols against threats in the Gulf of Guinea, with support from the UNODC and funding from the EU.
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Silognhia Edwige (Stagiaire)
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