Face à une situation qu’il juge « catastrophique », le prélat a dressé un tableau sombre de l’état de la nation.
Pour Mgr Kleda, les maux qui minent le Cameroun sont bien connus : mauvaise gouvernance, corruption généralisée, démocratie dévoyée, pauvreté rampante, chômage massif, immigration clandestine, routes dégradées, accès difficile à l’eau et à l’électricité, gestion opaque du pétrole, injustices dans l’exploitation minière, sans oublier les crises anglophone et sécuritaire dans l’Extrême-Nord.
Dans une déclaration forte, il a averti :
« Les Camerounais aspirent à une alternance dynamique, source de progrès et de développement économique, sinon, nous pourrions nous retrouver dans un abîme sans fond. Le malheur de notre pays provient de la fermeture aux options nouvelles que nous souhaitons tous. »
L’archevêque plaide pour un « nouveau paradigme » et des dirigeants capables de proposer des solutions concrètes aux fléaux qui paralysent le pays. Selon lui, il est temps de « se libérer des chaînes de la destruction et de la division » qui maintiennent la nation en otage.
Interpellant la conscience nationale, il questionne : « Y a-t-il une fatalité qui plane sur le Cameroun ? » avant de rappeler que Dieu a doté le pays de toutes les richesses nécessaires pour mieux vivre.
Dans un message d’espérance, Mgr Kleda conclut :
« Ne nous décourageons pas, un Cameroun nouveau est possible par la conversion des cœurs et des mentalités, si avec foi, nous déposons nos fardeaux aux pieds de la Croix de Celui à qui rien n’est impossible. »
Un discours qui, sans équivoque, place l’Église catholique au cœur du débat national à l’approche des échéances politiques de 2025.
Cameroon: Archbishop Samuel Kleda Calls for Regime Change in October 2025
In an unflinching statement, the Metropolitan Archbishop of Douala, Monsignor Samuel Kleda, has issued what he describes as an “urgent call” for regime change in Cameroon by October 2025. He painted a bleak picture of the country’s situation, citing poor governance, rampant corruption, a distorted democracy, widespread poverty, mass unemployment, illegal migration, decaying road networks, limited access to water and electricity, opaque oil management, injustices in the mining sector, and ongoing crises in the Anglophone regions and the Far North.
The Archbishop warned:
“Cameroonians yearn for dynamic change that can bring progress and economic development, otherwise we risk falling into a bottomless abyss.”
He called for a new paradigm and leaders capable of providing concrete solutions to the nation’s challenges, urging citizens to break free from “the chains of destruction and division” holding the country hostage.
Ending on a hopeful note, he reminded the faithful:
“Let us not lose heart; a new Cameroon is possible if we change our hearts and minds and place our burdens at the feet of the Cross of the One who has overcome the world.”
A message that unmistakably positions the Catholic Church in the heart of the national debate ahead of the 2025 political deadlines.
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Ange NGO