La situation reste explosive entre la Thaïlande et le Cambodge, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 29 juillet à minuit (heure locale), après plusieurs semaines d’affrontements meurtriers. Au moins quatorze militaires thaïlandais ont perdu la vie, selon l’armée royale, qui leur a rendu un hommage solennel.
Les affrontements armés avaient éclaté dans la province cambodgienne d’Otdar Mean Cheay, le 24 juillet à l’aube. Mais l’origine de cette montée des tensions remonte au 28 mai, lorsqu’un poste militaire cambodgien avait été attaqué par des soldats thaïlandais dans la zone contestée de Techo Morokot, à la frontière entre Preah Vihear (Cambodge) et Ubon Ratchathani (Thaïlande).
En réaction, Phnom Penh avait lancé une contre-offensive militaire, accentuant l’engrenage. La situation avait dégénéré, poussant les deux pays à renforcer massivement leur présence armée dans les zones frontalières disputées.
Le 7 juin, la Thaïlande avait fermé tous ses postes-frontières, une mesure suivie de représailles cambodgiennes. La pression internationale s’est accentuée, aboutissant à la médiation de la Malaisie. Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé l’accord de cessez-le-feu à Kuala Lumpur, le qualifiant de "nécessaire pour éviter une guerre ouverte".
Mais la trêve reste fragile. L’armée thaïlandaise a accusé le Cambodge d’avoir violé le cessez-le-feu à Phu Makua, après des tirs échangés selon le porte-parole Ritcha Suksuwanon. Des accusations que le général Maly Socheata, porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, a fermement démenties, affirmant que Phnom Penh respecte strictement les instructions de non-agression.
Dans un contexte géopolitique tendu, les États-Unis ont proposé leur médiation. Le Premier ministre cambodgien Hun Manet, après une conversation téléphonique avec Donald Trump, a affirmé que Washington était prêt à surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu et à soutenir la paix dans cette région stratégique de l’Asie du Sud-Est.
Thailand–Cambodia Border Clashes Leave 14 Dead, Fragile Ceasefire Under U.S. Watch
Tensions remain high between Thailand and Cambodia despite a ceasefire that came into effect at midnight on July 29 (GMT+7). At least fourteen Thai soldiers were reported killed in recent border clashes, prompting military honors from the Royal Thai Army.
Fighting broke out on July 24 in Cambodia’s Otdar Mean Cheay province following a counter-offensive by Cambodian forces. The situation had escalated since May 28, when Thai troops opened fire on a Cambodian military outpost in the disputed zone of Techo Morokot.
The military build-up on both sides led to the closure of all border crossings by Thailand on June 7, followed by retaliatory measures from Cambodia.
The Malaysian Prime Minister Anwar Ibrahim brokered a ceasefire, but it remains shaky. The Thai military accused Cambodia of breaching the truce in Phu Makua, though Cambodian authorities denied the claim.
Meanwhile, Prime Minister Hun Manet revealed that U.S. President Donald Trump had agreed to help monitor the ceasefire, reinforcing international concern over regional security.
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Mouahna Divine
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